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dimanche 17 juillet 2016

Comics Theory - A Superman Left Lonely

Nouvelle émission et nouvelle question dans Comics Theory !

Pourquoi le plus puissant des super-héros DC est autant critiqué ?

Un début de réponse... et la naissance d'un acteur et d'un réalisateur.
 

dimanche 25 octobre 2015

Comics Theory - Lenin on a Prayer

Nouvel épisode de Comics Theory !

Explorons ensemble la représentation de la Russie Communiste et de ses citoyens dans les comics des années 60 à nos jours.

Une émission qui sent bon la vodka et le ticket de rationnement.

 

mercredi 17 juin 2015

VO-Day : Starlight (Image)

Le Millarworld... Un univers pas si éloigné du nôtre, et pourtant... L'excellence semble toujours y être de mise tant les succès de l'auteur écossais semblent être nombreux : Superior, Kick-Ass, Jupiter's Legacy, SuperCrooks... autant d'étoiles au firmament d'un des auteurs les plus incontournables des années 2000. Les étoiles c'est d'ailleurs vers elles que nous nous tournons aujourd'hui avec un hommage vibrant à la SF rétro avec Starlight - The Return of Duke McQueen.


Car c'est bel et bien d'hommage dont il est question ici tant l'atmosphère, l'histoire et les personnages de cette série semblent être un décalque quasi à l'identique des aventures de Flash Gordon. Sauf que Millar préfère nous raconter ce qui se passe APRES que l'histoire soit finie.
 
Après une infructueuse tentative de mettre ma tête à la place de celle de Mark Wahlberg,
j'ai décidé que je lui ressemblais assez pour que vous imaginiez que c'est moi. Fuck Photoshop
Ancien pilote d'essai tombé en disgrâce à cause de ses histoires de princesse extra-terrestre, Duke McQueen vient d'enterrer son épouse quand un vaisseau spatial vient se poser dans son jardin. A son bord, un jeune garçon vient quérir l'aide du héros qui a tiré la planète Tantalus des griffes du terrible Lord Typhon. En effet, ce monde lointain est tombé sous le joug des terribles envahisseurs Broteans qui ont exécuté la Princesse Attala. La résistance a besoin d'un symbole auquel se rallier, quitte à ce que ce soit un soixantenaire bedonnant avec des problèmes de cœur et du cholestérol.


Passer du statut de héros à celui d'illuminé dont les histoires lui ont même ses enfants à dos à celui de légende sur un monde qu'il ne reconnait plus, ne sera pas de la tarte pour Duke... Surtout si des espions, des créatures aquatiques, une police fasciste, des gardes impériaux et un empereur définitivement evil et armé d'un gant lui permettant de tordre ses ennemis tel un chiropracteur sous crack viennent lui mettre des bâtons dans les roues.


Les habitués de Fun en Bulle le savent... Moi et les trips nostalgiques, c'est une grande histoire d'amour. Starlight explore tout un pan de la SF qui est bien trop souvent laissé de côté de nos jours : le Space-Opera... voir ce que j'appelle la Space Fantasy. Dans une scène très intelligente, on voit Duke se souvenir de ses aventures de jeunesse sur Tantalus lorsqu'il affrontait des robots ou des plantes carnivores tout en chevauchant des dragons. Une série de cases accompagnées uniquement d'un unique titre, comme si on était face à une série de romans des années 60 : Duke McQueen et le Roi Robot... Duke McQueen et le Péril Sous la Mer...



Vu qu'on parle de mise en scène, un autre passage a retenu mon attention : l'enterrement de la femme de Duke. Dans une ambiance très solennel de deuil, Millar ponctue la cérémonie de cases flashbacks illustrant la relation à la fois belle, simple et touchante qui liait notre héros et sa moitié jusqu'à un fatidique "Je sens une boule sous mon bras" à vous glacer le sang...


Bien sur la mise en scène ne serait rien sans le dessin. Ces derniers sont assez atypiques avec des personnages au visage très anguleux. Je ne connaissais pas vraiment le croate Goran Parlov, mais si je devais faire une supposition, je dirais que ce monsieur a du regarder les mêmes dessins animés que moi étant enfant. Ses généraux extra-terrestres ont l'air de Stratéguerres en plus méchant et ses gardes impériaux ont un aspect qui vous sera également familier. A se demander si le prénom de Duke McQueen a été choisi au hasard où s'il n'est pas réminiscent d'un autre Duke... Freed (le nom en VO d'Actarus pour les incultes).
 
Là, ça saute aux yeux, non ?
Habitué à publier les ouvrages de Mark Millar dans leur ligne Fusion, on a plus qu'à espérer que Panini Comics nous sortira ce petit bijou atypique et rafraichissant avant la sortie d'un hypothétique film dont la 20th Century Fox possède déjà les droits. En attendant, haut les cœurs et Death to Ming !!!!

 

mercredi 8 avril 2015

Review : Superior (Panini Comics)

On a dit beaucoup de choses sur les Ecossais : ils ne portent rien sous leurs kilts, ils sont pingres, roux et entretiennent des relations douteuses avec les moutons. On raconte aussi que leur chef ferait sept pieds de haut et que, s'il était parmi nous, ses yeux lanceraient une pluie d'éclairs et des boules de feu seraient projetés de son cul.

Mark Millar en plein brainstorming

Bien qu'incapable de foudroyer et carboniser ses ennemis, Mark Millar reste quand même un fier représentant du peuple des Highlands et de son esprit combattif. Tel William Wallace à Stirling, l'auteur a toujours su monter à l'assaut du lectorat pour lui livrer sa dose de combats et d'hémoglobine comme le prouve sa bibliographie : la trilogie Kick-Ass, Supercrooks, The Secret Service ou encore Old Man Logan a toujours "lancé le tronc" assez loin en termes de bastons bien senties, de sang et d'amputations non chirurgicales.
Mark Millar dans une séance de brainstorming II

Imaginez maintenant notre mangeur de panse de mouton farcie (promis, c'est ma dernière remarque à caractère péjoratif) nous livrant sa version du premier de tous les super-héros : Superman. Quand on a lu ce que le quidam a fait de la mythologie de Batman dans Nemesis, on ne peut avoir que le whisky à la bouche. Pour des raisons de droit bien évidentes, le dernier fils de Krypton resta hors de portée de Millar qui pondit Superior, ressorti ce jour chez Panini et, à contrario de tout ce que nous aurions pu attendre, Millar nous livre ici un conte de fées avec des capes et des super-pouvoirs.

Superior, c'est l'histoire de Simon Pooni, un adolescent de 12 ans atteint de sclérose en plaques. Privé des joies les plus banales de l'existence, malmené par de petites frappes, prisonnier d'un corps qui se paralyse un peu plus chaque jour, il rêve en allant au cinéma suivre les aventures de Superior, un super-héros tout puissant et immortel.

Puis apparait Ormon, un singe venu de l'espace qui explique à Simon qu'il a été élu parmi toute la population de la Terre et qu'il a droit à un voeu unique. Le garçon se transforme aussitôt en son héros favori et Ormon disparait en disant qu'il reviendra une semaine plus tard pour "tout expliquer". On sent à peine venir le coup fourré.

En vérité, Millar ne déclare pas son amour à l'Hommer d'Acier de Metropolis, mais plutôt à ce qui fut un moment déterminant dans sa vie : l'année 1978 quand il vit Christopher Reeve s'envoler devant la caméra de Richard Donner. Bien que reprenant les éléments principaux du mythe de Superman (les origines, la romance avec une journaliste intrépide ou les super-vilains plus grands que nature), on sent que c'est le long métrage qui a le plus inspiré l'auteur ici (ce n'est pas un hasard si Simon est atteint d'une maladie qui le paralyse). Le long métrage ou LES longs métrages d'ailleurs. L'intrigue se réfère de manière directe ou indirecte à d'autres monuments du cinéma des 80's. Le clin d'oeil le plus flagrant est celui à Big, ne serait-ce que de par cette histoire d'enfant se retrouvant dans un corps d'adulte.


L'un des autres thèmes abordés dans le volume est l'impact des héros sur l'inconscient collectif. En prenant vie, Superior devient le seul super-héros d'un monde très semblable au nôtre, et quel super-héros ? Invulnérable, doté d'une force herculéenne, d'une vitesse incroyable, il change le monde en une semaine. Au delà de ses exploits, il apporte l'espoir aux opprimés et faire naître la grandeur dans le coeur de tout à chacun. J'en veux pour preuve, cette scène où l'acteur qui jouait Superior au cinéma se dresse face à un super vilain pour protéger New York. Inspiré par son personnage venu à la vie, cet homme qui n'a rien d'exceptionnel n'hésite plus à mettre sa vie en jeu pour aider son prochain.
Alors que normalement, il faut chanter pour aider les gens, c'est bien connu

Très manichéen, le récit reste cependant bourré d'émotion et d'action. Cette dernière est d'ailleurs magnifiée par les dessins de Leinil Yu dont j'ai déjà parlé du travail ici, mais se répéter n'est pas très grave. Avec son style inimitable, tout en "traits fuyants" et en muscles saillants, l'artiste parvient à donner vie à ce conte pour grands enfants.
Jeu ! Comptez le nombre de "muscles saillants" sur cette image

En 1978, Richard Donner et Christopher Reeve nous faisaient croire qu'un "homme pouvait voler". En 2012, Mark Millar et Leinil Yu nous montrent qu'un seul "homme peut changer le monde".


mercredi 16 juillet 2014

Summertime Bulles 2014 - Panini Comics

Bulles, Bulles, Bulles
I'm looking for a good time
Bulles, Bulles, Bulles
Get ready for my love
 
Parlons de "good time" justement. Que faire autour de la piscine entre midi et deux heures vu qu'on a pas le droit de se baigner à cause des risques d'hydrocution ? En ami des vacances que nous sommes, l'équipe de Fun en Bulle continue à vous proposer des lectures pour les heures où le soleil tape trop fort et se penche cette fois-ci sur ce que Panini Comics nous a réservés.
 
Vous avez vu cette énorme paire de ballons... à l'arrière plan ?
 
Pas besoin d'être Bison Futé pour prévoir des journées rouge et noir dans les librairies en début juillet. En effet, c'est à une véritable avalanche de Deadpool que nous avons eu affaire. Le mercenaire cinglé arrive dans trois albums incontournables pour les fans du personnage.
 
- Tout d'abord, on retrouve la suite de la série Deadpool de Joe Kelly dans un deuxième Marvel Select baptisé Bonnes Evolutions. L'occasion pour Wade Wilson de remonter le temps et de mettre le bazar dans la vie de Spider-Man et de ses amis dans une aventure typée 60's à souhait.
 
- Il revient à la charge accompagné de la tête zombifiée d'un double dimensionnel dans le Monster Mercenaire Provocateur qui contient l'intégralité de la série Deadpool : Merc with a Mouth de 2009. Notre héros y côtoie zombies, hommes des cavernes, dinosaures et autres scientifiques aussi affriolantes que Sabrina sur plus de 300 pages qui servent de prologue à l'album qui va suivre.
 
- Deadpool - Le Club des Cinq raconte en effet les aventures dimensionnelles du super-héros/mercenaire/anti-héros qui doit rassembler une équipe composée de ses propres alter-egos dans le but de sauver toute la création. L'album est en fait une réédition du tome 0 de la série Deadpool Corps que beaucoup de fans ne parvenaient plus à trouver en librairie et dont il serait idiot de se passer tant la qualité est au rendez-vous.
 
 
Cet été sera aussi l'occasion de retourner chercher la fraicheur des salles obscures et de dévorer des yeux le space-opéra jouissif que s'annonce être Guardians of the Galaxy. A l'occasion de la sortie du film, Panini nous propose - en plus d'un Deluxe relatant les aventures de l'équipe qui a inspiré le film - une plongée dans le passé avec une intégrale regroupant les apparitions de la première équipe à avoir porté ce nom : un groupe de colons extra-terrestres du futur luttant contre un empire galactique qui a asservi l'humanité. Des épisodes old school comme on les aime situés entre 1969 et 1977.
 
Restons dans les étoiles avec Annihiliation qui fait son come-back dans la gamme Marvel Select. L'event datant de 2006 avait eu le mérite de relancer plusieurs personnages (Nova, Quasar, Drax ou encore Star-Lord) ainsi que l'univers cosmique de Marvel. Lorsque des hordes de créatures patibulaires commencent à envahir le cosmos, les vieilles rivalités et disputes s'effacent pour affronter un ennemi que rien ne semble pouvoir arrêter. Un petit défaut ? Dans l'espace personne ne peut vous entendre crier de joie.
 
 
C'est également cet été que nous ferons nos adieux à Dave Lizewski alias Kick-Ass dans le deuxième et dernier tome de Kick-Ass 3. L'apprenti héros a bien grandi depuis ses premiers exploits et on s'attend à ce que Mark Millar tire un rideau tâché de sang sur son histoire. Entre les mafieux, les flics pourris, les gangs et Hit Girl enfermée dans une prison de haute-sécurité, on ne pas s'attendre à autre chose de toutes façons.
 
 
Cela conclut notre tour d'horizon des comics Panini de cet été. On se retrouve dans quelques jours pour des albums en vrac et en attendant :
 
 
On se mouille la nuque avant de plonger !

vendredi 27 décembre 2013

En mode Super-Castor : Wolverine - les années pré-X-Men

Conseil de lecture : Lisez les passages en italique avec l'accent québécois pour un soupçon de couleur locale.
 
La mutation est quelque chose d'époustouflant. Prenez cet article par exemple. A son commencement, il devait être un V.O-Day sur Origin II #1, la suite de Origin I la mini-série qui levait enfin le voile sur les mystérieuses... origines de Wolverine. Hélas, ce premier numéro ressemblant plus à un documentaire animalier sous forme de bande dessinée, il n'y avait pas grand chose à dire. C'est là que le changement s'est opéré et qu'une simple review est devenu l'occasion pour le Super-Castor de vous raconter l'histoire du plus emblématique des X-Men.
 
 
 
Pour rester clair et concis, cet article va uniquement traiter de la vie de Wolverine avant son entrée chez les X-Men. Croyez-moi, rien que cette tâche n'est pas des plus faciles tant les scénaristes qui se sont succédés sur les aventures de notre Canadien préféré (et le premier qui me parle d'Anthony Kavanagh va se prendre une dérouillée que même sa bergère ne le reconnaitra plus) ont brouillé les pistes à base d'implants mémoriels, de lavage de cerveau et de télépathes malveillants. Il est aussi important de savoir que cet article a de la valeur aujourd'hui, mais qu'il est plus que probable que ce que je vous y raconte n'aura plus la moindre valeur dans 6 mois... 10 ans.
 
 
 
Commençons par le commencement. La série Origin nous révélait l'enfance de Logan. James Howlett est né à la fin du 19ème siècle dans une famille aisée. Enfant à la santé fragile, ses seuls amis sont Rose - sa gouvernante - et Cabot Logan - le fils du jardinier - . Dans un retournement de situation digne d'un téléfilm érotique de la TNT, ce même jardinier finira par assassiner le père de James et révéler à ce dernier qu'il est son véritable père parce que Mrs Howlett est quand même bien chaude du poêle à bois. C'est lors de ces événements dramatiques que James va :
- découvrir que des griffes en os peuvent lui sortir des mains
- tuer son père biologique dans un accès de rage
- mutiler son demi-frère (Cabot donc)
- s'enfuir de la maison en compagnie de Rose
 
 
 
Nos deux fugueurs vont alors vivre dans une colonie minière jusqu'à ce que cabot les retrouve et que Rose meurent accidentellement sous les griffes de celui qui désormais se fait appeler uniquement Logan. Traumatisé par la mort de sa première rouquine, il fuit dans la forêt pour vivre avec les loups tel un Kevin Costner avant l'heure. C'est là que démarre Origin II et il est encore trop tôt pour savoir ce que ces années ont réservé à notre Robert Charlebois griffu.
 
et velu... très velu
 
C'est là que l'histoire devient aussi sombre et tordue qu'un grizzly dans un cours de yoga. La continuité officielle veut que ça soit durant ses années que Logan ne rejoigne la tribu indienne Blackfoot et épouse Silver Fox, une ravissante indienne, qui finira assassinée par Dents-de-Sabre sans que je sache pourquoi.
 
Petit, il n'avait pas aimé Pocahontas si ça se trouve...
 
Le reste des informations est quelque peu fragmentée. Logan a survécu à la première guerre mondiale, à un voyage au Japon au cours duquel il concevra son fils Daken. Puis retour dans les tranchées à l'occasion de la seconde guerre mondiale avant de rejoindre la Team-X. Cette équipe comprenant également Maverick, Wraith et... Dents de Sabre est une unité paramilitaire se chargeant des missions les plus pénibles et dangereuses que le gouvernement canadien a sous la main. Et oui... Dents de sabre faisait partie de l'équipe mais la mémoire du Garou mutant ayant déjà été effacée, il n'essaiera jamais d'ouvrir la panse de son collègue en deux pour le meurtre de sa femme.
 
Par contre, j'ouvrirais bien la panse de quelqu'un pour CETTE Team-X
 
Ses facultés mutantes attirent alors l'attention du projet Arme-X qui kidnappe alors Logan pour le soumettre à une série d'expériences dont le résultat final sera le recouvrement de ses os (et donc de ses griffes) par l'alliage indestructible qu'on appelle Adamantium. Les tests et les tortures infligés dans le cadre du projet laisseront bien entendu de lourdes séquelles dans l'esprit de notre Roch Voisine mi-homme mi-bête. Devenu fou, il s'évadera du complexe Arme-X et recommencera à errer dans la forêt.

La rumeur dit aussi que l'Arme X aurait changé les dents de Céline Dion
 
Il aurait pu y rester longtemps, s'il n'avait pas attaqué James Hudson et sa compagne. Hudson, scientifique chargé par le gouvernement canadien de former la première équipe de super-héros made in Feuille d'Erable, recueillera cet homme sauvage à qui il (ré)apprendra la vie en société.

Quand je vous dis qu'il était revenu à l'état sauvage, je déconne pas
 
 
Redevenu civilisé et ayant appris à mettre des vêtements, l'agent Logan va rejoindre le département H et, une fois de plus, s'occuper du linge sale du gouvernement canadien. C'est à cette époque qu'il va traquer Hulk et affronter à ses côtés la pire menace que le Canada n'ait jamais eu à affronter : Justin Bieber... le Wendigo. C'est là sa première apparition officielle dans un comics.
 
Le costume laissait encore à désirer
 
C'est suite à cette apparition remarquée que le Professeur Xavier viendra trouver notre mutant favori pour l'incorporer à sa nouvelle équipe de X-Men. C'est également là que se termine cette histoire du Super Castor qui vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année.

 
 
P.S : Si jamais vous voulez en savoir plus sur Logan/Wolverine, n'hésitez pas à me demander la suite de l'histoire de les commentaires de cet article.


dimanche 25 août 2013

Review : Kick-Ass 2

Séquelle attendue de l'excellent Kick-Ass sorti en 2010 et qui se hisse dans mon top 3 des meilleures adaptations de comics, Kick-Ass 2 a atteint nos salles obscures cette semaine après quelques controverses qui ont plus fait la publicité du film que son malheur.
 
 
- Premièrement, Jim Carrey qui avait refusé de participer à la promotion du film sous prétexte que celui-ci était "trop violent". Comme quoi, on peut accepter un rôle sans lire le script ni l'œuvre dont il est inspiré, et après venir se plaindre en disant qu'on ne savait pas où on mettait les pieds.
 
S'il n'a jamais lu les scripts... tout s'explique...
- Ensuite, il y a eu de nombreuses reviews et  avis négatifs sur les forums et autres sites spécialisés.
 
L'Inspecteur Mindy saura s'occuper de ces haters !
 
Faisons d'abord un point sur l'histoire du film. Dave Lizewski, le lycéen qui revêt le masque de Kick-Ass continue sa croisade contre le crime sous la tutelle de Hit-Girl qui cherche à en faire un vrai super-héros. Malheureusement la ninja la plus meurtrière du lycée est bien vite obligée de raccrocher les nunchakus à la demande de son tuteur légal. Kick-ass là ne tienne, Dave va trouver de nouveaux compagnons de jeu en rejoignant Justice Forever, une équipe de super-héros dirigée par le Colonel Stars and Stripes.
 
Review en chansons 1 : "Quand on arrive en ville"
Et cette alliance aura  rapidement du pain sur la planche avec le retour de Chris D'Amico, qui abandonne son identité de Red Mist pour devenir Le MotherFucker, premier super-vilain de l'Histoire. Soutenu par la fortune familiale dont il a hérité, il recrute une armée de tueurs qu'ils affublent de costumes pour s'emparer de New-York, voir du monde.
 
Review en chansons 2 : "En rouge et noir"
Alors, au risque de vous choquer, j'ai personnellement adoré Kick-Ass 2. Certes, la violence du premier opus réalisé par Matthew Vaughn a été édulcorée (même si certains passages restent quand même bien sanglant et fun) dans cette suite confié aux soins de Jeff Wadlow. De plus tous les passages qui m'avaient marqué dans Kick-Ass 2 le comics ont ici été sérieusement amoindris et c'est là dessus que beaucoup de fans se sont plaints. En même temps, j'ai envie de dire à ses fans qu'on ne pas montrer de chiens décapités, de viols ou d'enfants abattus froidement au cinéma quand on est producteurs et qu'on veut que son film atteigne le même public que des films comme Avengers, Man of Steel ou Iron Man.
 
Et crois-moi ma fille, tu devrais être contente de n'avoir que 30 secondes de présence à l'image
Si on avait collé à 100% au comics, tu pourrais plus t'asseoir sur ce canapé
 
La réalisation est un peu en dessous de celle du premier volet, mais certaines scènes d'action restent funs et décomplexés. Il faut voir Mother Russia dégommer une dizaine de flics ou Hit-Girl sauver la mise à Dave lors d'un combat sur une camionnette lancée à toute vitesse sur l'autoroute (une séquence qui enfonce littéralement le combat sur le train de Wolverine - Le Combat de l'Immortel). L'esthétique comics est également toujours au rendez-vous que ce soit au niveau des costumes ou de l'apparition de "captions" (ces petites cases qui vous disent "Pendant ce temps à Vera Cruz").
 
Doctor Gravity, qui s'y frotte s'y pique (et si ce jeu de mots vous
convient pas vous savez où vous pouvez vous mettre la Gravibatte)
La majeure partie du casting rempile et accueille quelques nouveaux venus qui ne déméritent pas. Malgré ses propos peu élogieux sur le film, Jim Carrey campe un Colonel Stars and Stripes plus que crédible tant il est investi de sa mission quasi divine. Autres nouveaux venus, John Leguizamo (j'adore ce mec) qui joue les gardes du corps à tendance paternel du MotherFucker, Donald Faison (Turk dans Scrubs) dans le rôle du Doctor Gravity ou encore Iain Glen (Joras Mormont dans Game of Thrones) qui fait une apparition en tant que Ralph D'Amico l'oncle badass du MotherFucker qui sera très certainement amené à réapparaitre dans l'annoncé Kick-Ass 3.
Et aussi Dolph Lundgren... ah non, c'est Mother Russia
Mais au delà de sa réalisation, son histoire et son casting, c'est le message de Kick-Ass 2 qui m'a plu. Si vous êtes sur ce site, c'est très certainement que vous aimez les comics et vous savez au fond de vous-même qu'on veut tous être des héros, être quelqu'un. "Le mal domine quand les gens bons ne font rien", "Ce monde n'a pas besoin de super-héros, il a juste besoin de héros" sont autant de citations qui font vibrer l'âme du fanboy héroïque que beaucoup d'entre nous aimerait être.
 
Je ne ferais aucun commentaire sur Chloé Grace Moretz avant deux ans
La première moitié du film peut se diviser en deux histoires. D'un côté Dave et les membres de Justice Forever, personnes ordinaires qui jouent aux super-héros, et Mindy/Hit-Girl, superhéroïne qui veut jouer à l'adolescente "normale" de l'autre. Et c'est là que la réalisation devient bigrement intelligente. Nos super-héros évoluent en ville, dans des environnements aussi crus qu'ils sont réels, alors que l'adolescente se retrouve dans un monde aux couleurs criardes rose bonbons peuplés de pétasses, de boys bands, de cheerleaders où elle n'a décidemment pas sa place. Ce n'est que dans la seconde partie du film, après que le sacrifice d'un vrai héros nous rappelle que faire le mal est toujours plus facile que de faire le bien que chaque personnage va se réveiller de son rêve de gloire ou de normalité pour une confrontation finale entre le Bien et le Mal.
 
Review en chansons 3 : "Les Copains d'Abord"
Alors Kick-Ass 2 est il un chef d'œuvre ? Non, certainement pas, mais son prédécesseur n'en était pas un non plus, n'en déplaisent aux supporters de Matthew Vaughn. Il est néanmoins un bon film, le genre de film dont le fan de comics moyen sortira avec un sourire et se prendra à se demander quel nom il prendrait s'il était lui-même un super-héros.
 
 


dimanche 7 juillet 2013

Summertime Bulles #2 : Panini Comics

Les barbecues sont des objets dangereux et imprévisibles ! Rien n'est meilleur qu'une chipolata blottie dans un doux manteau de baguette de pain, posée sur une assiette en carton, à côté d'un petit verre de rosé bien frais. On peut respirer la bonne odeur du charbon de bois et entendre les scènes de ménage chez les voisins qui ont laissé le rosé un peu trop longtemps au soleil. Un vrai paradis sur Terre. Pourtant, il est de mon devoir de vous rappeler que chaque année, les barbecues sont à l'origine de centaines, de milliers de drames, de brulûres, de simili-gastro entérites. Alors quelques petits conseils pour un été en toute sécurité :
 
Mais qu'est ce qu'on attend pour foutre le feu ?
 
1) Comme le rosé et les Gremlins, les viandes à griller ne doivent en aucun cas rester en plein soleil.
2) Un petit bol d'eau à proximité du BBQ pour se mouiller le bout des doigts avant de retourner les brochettes et une idée judicieuse, bien que peu virile.
3) Ne vous mêlez pas des engueulades de vos voisins, ils n'attendent que l'apparition d'une tierce personne pour se réconcilier et vous pourrir votre repas.
 
Grand jeu de l'été : Saurez vous reconnaitre la viande qui n'est pas mangeable sur cette photo ?
 
Maintenant que vous ne risquez plus un voyage aux urgences, vous allez pouvoir profiter des repos estivaux pour lire quelques bons comics et après nous être intéressé aux publications de chez Batman Comics... Urban Comics, faisons un petit tour chez Panini.
 
Bien que cet article va essentiellement traiter des publications "librairies", il est de mon devoir de vous rappeler que Juillet marque les grands débuts de Marvel Now en kiosques et que si vous avez ne serait-ce qu'une once de confiance en moi, vous vous jetterez sur Iron Man qui contient "Nova" et "Les Gardiens de la Galaxie", qui sont à mon sens les meilleures séries du relaunch.
 
Pour Wolverine, c'est et ça restera Marcel Now !
 
Bref, on est pas là pour parler de ça, même si mon premier choix reste étroitement lié au relaunch. Publié en Monster Edition (ce qui veut dire "en gros volume bien cher"), La Mort de Deadpool rassemble les 4 derniers story-arcs de la série du mercenaire dissert avant l'arrivée de sa suite Marvel Now. C'est toujours aussi drôle, alambiquée, fou... Je n'ai jamais caché mon amour pour le personnage (la seule vraie réussite de création de perso depuis... fiouuuuu.... Spider-Man ?).
 
 
Besoin de dépaysement pour cet été ? Vous avez peur que la grisaille subsiste ? Fun en Bulle Airlines vous propose un aller-simple pour la Terre Sauvage. Ses sauvageonnes vêtues de peaux de bêtes, Ses tigres à dents de sabre, ses dinosaures maintenus en vie dans une enclave de jungle au beau milieu du Pôle Sud. Ka-Zar arrive dans La Loi de la Jungle, l'occasion de retrouver un personnage dont le monde se fout... méconnu mais dont ces quelques épisodes réalisés par Mark Waid et Andy Kubert sont forts sympathiques.
 
 
C'est bien connu, "été +  chaleur" font plutôt mauvais ménage avec nos amis les personnes agées. Très certainement victime d'une insolation dans sa maison de retraite, le Destroyer (héros des années 40 et 50) se sait condamné et décide de régler leurs comptes à quelques vilains pas beaux avant d'avaler le bouillon de 11 heure. C'est publié dans la ligne Marvel Max et on a Robert Kirkman au scénario alors on va certainement pas bouder son plaisir.
 
 
S'il y a bien quelqu'un qu'on a pas envie de voir bouder à la rédac, c'est bien Alan Moore. L'écossais est déjà bien capable de nous jeter un sort, mais en plus on a aucune raison de se fâcher avec lui car le type a du talent. Initialement écrit pour le cinéma avec Malcolm McLaren (producteur des Sex Pistols), Fashion Beast avait fini par prendre l'eau avant de devenir un comics. Réécriture moderne de La Belle et la Bête dans le monde de la haute-couture, c'est la bonne surprise de cet été pour moi.
 
 
Et comme nous parlions de cinéma, l'été est aussi la période des block-busters qu'on reluque dans de grandes salles sombres et climatisées. Panini y a pensé et nous ressort en coffret et en éditions solos, les deux premiers chapitres de Kick-Ass. L'occasion de (re)découvrir les aventures de Dave, Hit-Girl, Big Daddy et Red Mist.
 
 
Je n'ai pas traité ici de toutes les sorties de cet été, mais juillet et août verront aussi leur lot de 100% Marvel et d'Intégrales X-Men, Spider-Man et consorts.
 
On se retrouve dans quelques jours pour un dernier Summertime Bulles qui fera le tour des éditeurs restants.
 
Bye Bye les Sidekicks.