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jeudi 8 mars 2018

Comics Theory - Parallel Ways (Worlds Apart)

On se retrouve pour un nouveau voyage au pays des comics et de la science.
 
Les monde parallèles ? Qu'est ce que c'est ? Comment ça marche ? Qu'est ce que la Science en dit ?
 

vendredi 8 décembre 2017

Review : Batman / Judge Dredd

L'un est la nuit, l'autre est la loi... Le chevalier noir veille sur les rues de Gotham en inspirant la peur, alors que le premier Juge de Mega City One traverse les canyons de sa cité en dispensant une justice sommaire. Que se passe-t-il quand le plus grand détective du monde rencontre le flic le plus hardcore du futur ?



C'est la question à laquelle répond cet album sorti chez Urban Comics en ce début du mois de décembre. Rassemblant les 4 récits narrant les différentes rencontres entre les deux héros (ainsi que Lobo / Judge Dredd : Psycho Bikers Vs. Mutants From Hell dont je ne parlerai pas ici car - bien que fun à lire - il nous éloigne du propos) ils sont également l'occasion de la rencontre d'une pléthore d'artistes pour un défilé de violence en toute beauté.
 
Mais on aime Lobo quand même...
Tout commence avec Judgement on Gotham et l'arrivée de Judge Death à Gotham via une ceinture de téléportation interdimensionnelle. Bien qu'ayant réussi à se débarrasser du Juge psychopathe, Batman se verra à son tour transporté vers Mega-City One où seule la Juge télépathe Anderson lui permettra d'échapper à l'incarcération à laquelle Dredd le destinait. De retour dans sa ville - et pourchassé par Dredd - il devra faire face au retour de Death, à son alliance avec l’Épouvantail et à Mean Machine Angel (que les fans ... que ceux qui ont vu le premier film Judge Dredd connaissent) lui aussi arrivé dans l'univers DC.


Dans Vendetta in Gotham c'est au tour du Juge casqué de venir rendre visite à l'Homme Chauve-Souris pour régler ses comptes et ceux du Ventriloque et de Scarface. Puis, Le Sphinx et le mystérieux Seigneur Xero joueront au chat et à la souris avec nos deux héros dans The Ultimate Riddle. Divers histoires et rencontres tenues par un fil conducteur ténu : un médium a prédit que Batman sauverait Mega-City One de la destruction.



Et quelle autre forme pouvait prendre cette destruction si ce n'est celle du Joker ? Dans Die Laughing, ayant lui aussi mis la main sur une ceinture interdimensionnelle, le Clown Prince du Crime libère Judge Death et ses complices les Juges Noirs - Mortis, Fire et Fear - en échange d'une immortalité qu'il obtiendra en devenant le cinquième membre de cette équipe convaincue que puisque "tous les crimes sont commis par des vivants", la vie elle-même est un crime... passible de la peine de mort.



Tout d'abord un grand merci à Urban d'avoir republiée ses histoires tombées dans les limbes depuis des dizaines d'années. Pur produit des années 90 et de la vague des auteurs britanniques issus de 2000 A.D dans le comics américain, le scénario est confié aux bons soins de John - le papa de Dredd - Wagner et Alan - créateur du Ventriloque, de Zsasz et d'Anarky - Grant. Il leur incombe d'opposer deux personnages qu'on aurait pu croire étrangement proches. Sur une base classique de crossover allant du quiproquo suivi de la bagarre entre héros avant de s'unir contre l'ennemi, les deux auteurs créent l'antagonisme des deux protagonistes sur l'implacable credo de Dredd : Il est la loi...



Face à lui, Batman ressemble presque à un boy-scout tentant de suivre la ligne de conduite qu'il s'est forgé. Il n'est qu'un élément du système là où Dredd EST le système. Il représente un certain idéalisme que tout le monde - sauf le Juge Anderson - semble avoir oublié dans le monde de Mega-City One... Et plus important que tout : Batman ne tue pas alors que Dredd et Juge, Jury et Bourreau...



Une grande histoire nécessite de belles images pour la conter... C'est le cas ici... à part peut être avec le travail de Cam Kennedy sur Vendetta in Gotham que je trouve un peu en dessous du reste. Mais quel "reste" ! Simon Bisley ouvre une marche conclue par Glenn Fabry... Le résultat est du coup magnifique avec cette touche post punk qu'on ne trouve que chez les auteurs qui ont vécu au Royaume-Uni sous Margaret Thatcher. Tout en faciès tordus et mégalopoles malsaines, les planches illustrent parfaitement bien la folie à laquelle les deux héros se confrontent.


Complétistes de l'univers Batman... Fanatiques de l'ironie mordante et de la critique sociale qu'incarne Judge Dredd... Vous savez ce qu'il vous reste à faire ! Quant aux autres ? Vous pouvez faire la même chose !

mercredi 29 novembre 2017

Et Vlog La Galère - Justice League

Il est là... LE film censé être le point culminant du DCU...
 
Qu'est ce que ça donne ? Et bien un sympathique fan film complètement boiteux.... 
 

mardi 10 octobre 2017

VO-Day : Batman - White Knight #1 (DC Comics)

Toutes les histoires sur Batman ont-elles déjà été racontées ? C'est une question légitime quand on prend en compte la longévité du personnage et le nombre impressionnant de scénaristes à avoir oeuvré à son destin. De la mini-série elseworld au run épique de plusieurs années, il faut bien avouer que l'univers de l'Homme Chauve-Souris a été décortiqué sous toutes les coutures. Si, en plus de ça, on ajoute sa nemesis Le Joker dans l'équation... la question se repose avec encore plus de vigueur : comment nous proposer de l'inédit ?



Batman - White Knight s'ouvre à l'asile d'Arkham... comme des centaines d'épisodes avant lui. Un homme nommé Napier est venu voir l'un des résidents et trouve un Batman enchaîné à qui il vient demander son aide. Le simple nom de Napier aura fait réagir les plus cinéphiles (encore que... faut-il être cinéphile pour danser avec le diable au clair de Lune ?) d'entre vous. Nous sommes bel et bien en présence du Joker. Un Joker débarrassé de son maquillage, qui conduit la Batmobile et accueilli avec respect par les gardiens.


Flashback ! Un an plus tôt, Batman et le prince clown du crime se livrent à un de leurs grands classiques : une course-poursuite effrénée dans les rues de Gotham. Cette dernière s'achève dans une usine de traitement de médicaments retirés de la vente dans laquelle un Chevalier Noir encore plus sombre et renfermé que d'ordinaire passe son ennemi à tabac avant de lui fourrer un poignée de pilules dans la gorge sous l'oeil inactif de Nightwing, Batgirl, Gordon, une foule de représentants des forces de l'ordre et l'objectif d'une caméra.



Vilipendé pour sa violence excessive, Batman se verra devenir la cible de la vindicte populaire qui prendra la défense du psychopathe souriant. Le commissaire Gordon est aussi dans la ligne de mire de l'administration et des médias qui critique son manque d'action face à une agression caractérisée. Alors que la situation semble déjà bien sombre, une nouvelle surgit : les pilules ingérées par le Joker semble avoir guéri le Joker de sa folie !



Faisant montre d'un intellect hors-normes, il étudie alors jour et nuit dans un seul but : faire tomber ceux qui l'ont relégué au rang de simple fou à enfermer. Conscient de la dette qu'il a envers Gotham pour ses crimes, il décide d'en devenir le Chevalier Blanc et de faire payer Batman et le GCPD pour leurs crimes. Nouvelle manipulation d'un esprit malade qui feint la santé ou véritable rédemption ? Seule la suite, nous le dira.


Fascinante réinterprétation de la lutte intemporelle entre Batman et le Joker, White Knight arrive à faire du neuf avec des concepts vieux de plusieurs années. Plusieurs fois, les rôles ont été inversés entre les deux adversaires à la faveur de réalités parallèles et autres événements cosmiques. Cependant - et bien que la série reste un elseworld et rien que le fait d'avoir donné une identité civile au Joker met la série hors de la continuité canonique - cela n'avait encore jamais été fait de la sorte. Les rôles ne sont PAS inversés ! Batman fait ce qu'il a toujours fait... peut-être de façon plus expéditive que par le passé, mais cela est justifié par l'histoire. Seule change la façon dont les actions du Caped Crusader sont perçues par le public et par le Joker.



Les dialogues font d'ailleurs la part belle à cette "non-originalité" de l'idée initiale. Les élucubrations du Joker sur la relation quasi-sexuelle qu'il entretient avec Batman sont le reflet d'une pléthore de théories sur les liens entre eux. La page où le Joker se réveille après le passage à tabac dans une chambre où chaque centimètre carré est occupé par l'image de la chauve-souris ne vient que renforcer une obsession dont on sait qu'elle existe (en plus d'offrir un lot conséquent de références). Tous ces poncifs sont repris, avalés et digérés par le scénario de Sean Murphy qui nous les réarrangent ensuite à sa façon pour livrer quelque chose qui, je l'espère, saura rester aussi intelligent et novateur dans la suite de la série.



Ses planches  nous livrent un Gotham où même l'ombre semble sale. Comme s'il y avait quelque chose de malsain dans les ténèbres autrefois réconfortantes car elles abritaient le héros de la ville. Batman devient une figure toujours aussi charismatique, mais quelque chose dans sa posture, dans les ombres de son visage évoque en nous le démon qu'il n'était censé représenter que pour les criminels.



Véritablement intéressant à lire pour tous les fans du Chevalier Noir trop engoncés dans la routine de ses affrontements manichéens, Batman - White Knight est un comics qui appelle à la théorie. Dès ma deuxième lecture, j'ai relevé des lignes de dialogue, des choses qui permettent de supposer où Sean Murphy veut nous emmener dans cette variation originale et inspirée. A suivre pour confirmer les doutes, certes... mais dans l'espoir d'une belle surprise.
 

dimanche 24 septembre 2017

Don't Fear The Reader #6

Un nouveau Don't Fear The Reader... inversé pour cause de "je ne comprends rien à YouTube" et de flemme de réuploader.
Trois chroniques en flash donc avec :

- Deadpool - Agent X chez Panini Comics
- Batman : New Gotham - Evolution chez Urban Comics
- American Monster Tome 1 chez Snorgleux Comics

D'ailleurs un grand merci à ces derniers de m'avoir envoyé de quoi faire les reviews de leurs albums. Cela en valait vraiment la peine.

mercredi 23 août 2017

Ma PAL en PLS #3

Update de mes lectures kiosques qui sont pratiquement à jour. Je vous parle en vrac de :
- X-Men Hors Série 1 : Deapool - C'est trop tôt ?
- Marvel Universe 1 : Le Retour de Thanos
- Récit Complet Batman 1 : Batgirl & les Birds of Prey
- Récit Complet Justice League 2 : Green Lanterns
 

mardi 16 mai 2017

Retro Review : Squadron Supreme (Marvel)

Les comics de super-héros n'ont bien appris une chose : il faut se battre pour la Justice. J'utiliserai donc cet article pour réparer un tort causé à toute la communauté comicsophile : la non-republication des 12 épisodes du Squadron Supreme de Mark Gruenwald après une première parution dans Spidey à l'époque de mon enfance.
 
11 francs les gens ! 11 francs !

Pourquoi est-ce là une injustice ? Parce que, comme la quatrième de couverture l'annonce, avant Watchmen, avant Kingdom Come et avant Marvels, il y a eu Squadron Supreme. Je parle ici d'une oeuvre tellement personnelle pour Gruenwald qu'après sa mort en 1996, ses cendres ont été mélangées à l'encre d'impression des premiers TPB collectant l'intégralité de la série.


Ce n'est malheureusement pas de l'un de ses volumes morbidement collector que je vais vous parler aujourd'hui (ou heureusement... en fait. Oui, oui... heureusement) mais le contenu reste le même. Car si Squadron Supreme est comparé à autant de chefs d'oeuvre du comics, ce n'est pas pour rien. Loin de là...


L'histoire commence après la bataille mais juste avant la guerre sur Terre 712. L'Escadron Supreme constate les dommages que leur lavage de cerveaux des mains de l'Over-Mind a lâché sur leur Terre (dans une saga des Defenders). Les nations sont aux abois, la famine et le chaos règnent sur la population. Conscients que l'heure de jouer aux héros est passée depuis longtemps, l'assemblage des plus grands héros de la Terre décident de remédier à la situation d'une manière totalement inédite : régler tous les problèmes du monde eux-mêmes.


Déclarant publiquement à la télévision qu'ils remettront le monde sur les rails, les super-héros utilisent les grands moyens pour créer une utopie. Confiscation de toutes les armes à feu, création d'inventions pour guérir les maladies et même la mort, mais surtout un modificateur de comportements censé réformer les criminels en effaçant tous leurs mauvais penchants.


Il n'en faudra pas plus pour des dissensions apparaissent dans l'équipe. Nighthawk quittera le groupe avant même que le projet ne soit mis en route, Amphibian le suivra quelques mois plus tard pour marquer son désaccord avec le lavage de cerveau institutionnalisé.


Car ces surhommes sont avant tout des hommes, dont les passions et les envies influent souvent sur leurs actes, même héroïques, et leur envie de bien faire va souvent se trouver influencée par des fins toutes personnelles. Golden Archer n'hésitera pas une seule seconde à utiliser la machine à modifier le comportement pour gagner l'amour de Lady Lark. Nuke rentrera dans une rage folle lorsque ses parents mourront à cause de son pouvoir sur les radiations et s'en prendra à ses camarades.


Cependant, la grande question qui sous-tend tout le récit est de savoir si la fin justifie les moyens. Les actes de l'Escadron ne sont pas louables du point de vue de Nighthawk qui finit lui-même par se compromettre en s'alliant à des criminels. Tout cet angle "éthique" forcera le lecteur à se poser lui-même la question de savoir qui sont les vilains dans cette histoire, ou même s'il y a des vilains en fait !


Bien qu'à la base le Squadron Supreme - et leur doppelgängers maléfiques le Squadron Sinister - ne sert qu'à parodier la Ligue de Justice (Hyperion est Superman, Power Princess Wonder Woman, Nighthawk Batman et ainsi de suite), Gruenwald utilise ses personnages pour livrer une oeuvre dense autant en termes d'actions que de psychologies des personnages. Bien que je trouve que la fin est un peu rushée, elle vous livrera son lot de drames et de revirements.


Sans donner davantage de détails, on peut ajouter au plaisir de la lecture les quelques épisodes dessinés par John Buscema. En résumé, Squadron Supreme est une série véritablement incontournable dans l'histoire des comics de par son côté précurseur. Je vous enjoins donc à vous joindre à moi pour réclamer à Panini Comics, une version française de ce petit bijou.

 

mardi 11 avril 2017

Don't Fear The Reader #4

On vous parle de trois albums sortis en Mars
- Batman The Dark Knight III Tome 3 chez Urban Comics
- Lady Mechanika Tome 3 : La Tablette des Destinées chez Glénat
- Daredevil / Punisher : Le Septième Cercle chez Panini

dimanche 26 février 2017

Don't Fear The Reader #3


De retour en vidéo pour quelques reviews en flash des albums suivants :

- Planetary Volume 2 de Warren Ellis et John Cassday chez Urban Comics
- Batman & les Tortues Ninja - Amère Pizza toujours chez Urban Comics
- Hellboy & B.P.R.D - 1953 de Mike Mignola chez Delcourt Comics

 

jeudi 23 février 2017

Retro Review : Doom Patrol par John Byrne (DC Comics)

Vous savez combien de séries n'ont jamais été publiées en France ?

Allez, dites un chiffre, je m'en fous, je n'ai pas la moindre idée moi-même. 

En tous cas, une chose est sûre. Hormis quelques parutions dépareillées à la fin des années 60, on a rarement vu la Doom Patrol entre les mains d'un lecteur allergique à la langue de Shakespeare. A peine quelques petites apparitions de ci de là aux côtés d'autres héros, mais jamais leurs aventures en solo. 


Alors, lorsque mes pérégrinations m'ont amené dans cette bouquinerie d'Anvers et que j'ai eu la chance de tomber sur le volume 4 de Doom Patrol et que j'ai découvert qu'il était entièrement scénarisé et dessiné par John Byrne (l'un des auteur/dessinateur de l'âge d'or des X-Men), je n'ai pas pu résister.


Alors resituons un peu les personnages. La Doom Patrol n'est pas une équipe de super-héros ordinaires. Réuni par le Professeur Niles Caulder (un génie dans un fauteuil roulant qui a fait son apparition AVANT Charles Xavier), le noyau de l'équipe se compose de Robotman - un ancien pilote de course sauvé de la mort par la transplantation de son cerveau dans un corps mécanique - Elasti-Girl - une ex actrice exposée à des vapeurs volcaniques qui lui ont donné la capacité de changer de taille - et de Negative Man - un pilote d'essai ayant été irradié dans l'espace et qui possède désormais un double négatif doté d'étranges pouvoirs. Peu désireux de devenir des héros, mais souffrant de l'isolement dans lequel les plonge leur situation, Caulder parvient à faire d'eux une équipe oeuvrant pour le bien commun.


Et arrive ce run de John Byrne... Décrié par nombre de fans pour avoir fait fi de la continuité, l'auteur nous offre cependant 18 numéros plein d'aventures, de rebondissements et de situations... bizarres. 

J'avoue que le premier arc (issues #1 et #2, la série fonctionnant majoritairement en intrigues de deux épisodes) m'a laissé un peu perplexe dans la mesure où il faisait suite à une aventure de la JLA et opposait nos héros aux reliquats d'une espèce de vampires extra-dimensionnels. Cependant, une fois ce premier écueil passé, tout le reste de la série est assez plaisant à lire.


Mon moment favori ? Un épisode à la Code Quantum (même Caulder le reconnait) où Robotman et Elasti-Girl remontent le temps et s'incarnent dans leurs corps du passé. Hélas il se voit toujours sur leurs apparences du présent et échangent un baiser qu'un témoin verra comme un homme d'âge mur embrassant une enfant de 14 ans, ce qui enverra notre homme mécanique derrière les barreaux.
 
Oh bravo...

Car à l'heure où les scénaristes de comics s'enlisent dans des events à tiroirs parfois préparés plus d'un an à l'avance, lire ces histoires courtes fait un bien fou. De plus la Doom Patrol affrontant tour à tour des créatures aquatiques Lovecraftiennes, des robots tueurs, des évolutionnistes déjantés, des bébés métahumains se nourrissant de l'énergie des humains ou encore des spectres de sorciers incas, on a que rarement le temps de s'ennuyer.


Si on ajoute à ça l'apparition de Métamorpho et l'arrivée de Nudge, Vortex et Grunt dans l'équipe et de la découverte progressive de leurs origines et secrets, la série se retrouve donc doté d'un fort potentiel en termes de sous intrigues. Le tout est bien évidemment aussi agréable à l'oeil qu'au cerveau tant ça fait plaisir de retrouver les planches d'un des dessinateurs que j'appréciais déjà dans ma tendre enfance.


Bien entendu la série n'est pas exempte de défauts. On pourra lui reprocher d'être assez répétitive, non pas dans ses intrigues, mais dans leur déroulement. Chaque numéro commence en effet in media res, en plein d'une action ou d'un combat dont on ignore les tenants et les aboutissants. Ce n'est qu'une fois cette scène d'exposition passée qu'on aura droit à un flash-back nous révélant ce qui a mis nos héros dans des situations parfois extrêmes. Le procédé est intéressant, mais Byrne en use et en abuse tant et si bien qu'il n'a plus grand chose de surprenant passé quelques épisodes.


De même, la résolution quasi simultanée de toutes les intrigues secondaires sur les nouveaux membres de la Patrol a un gout d'indigestion d'information. Là, je ne peux que supposer que Byrne savait que sa série allait s'arrêter et a décidé de débrouiller tous les sacs de noeuds qu'il avait pris plaisir à nouer. 


 En résumé, une série qui sans être parfaite vous permet de passer un bon moment. De plus, j'ai été ravi d'en apprendre davantage sur ces personnages que j'avais trop souvent vu comme les guests d'autres séries et qui aurait sans doute gagné à être mieux connu sous nos latitudes.

dimanche 29 janvier 2017

Review : Dark Knight - The Last Crusade (Urban Comics)

J'aurais aussi bien pu appeler cet article "Pour 14 euros, t'as plus rien !".


Frank Miller et Batman, c'est pour moi une évidence. L'univers du scénariste taciturne géniteur de Sin City ou des sagas les plus sombres et mémorables de Daredevil et le Chevalier Noir de Gotham étaient faits l'un pour l'autre. Cependant, si Year One et The Dark Knight Returns sont pour moi des monuments du Bat-Universe, force est de constater que DK2 et ce que j'ai lu pour l'instant de The Master Race (ouais, j'utilise le titre VO) sont bien en dessous de leur majestueux prédécesseurs.
 
Mais ça c'est l'éternelle lutte des générations
J'ai cependant laissé sa chance à ce one-shot vendu comme la préquelle de The Dark Knight Returns parce qu'il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Quelle erreur je fis !


Parlons tout d'abord du scénario. Une vague de suicides / crimes impliquant de grandes fortunes de Gotham sévit et lance le plus grand détective du monde sur la piste de Poison Ivy, épaulée par Killer Croc. Cela sent le réchauffé ? On a déjà lu ça de la part de scénaristes bien moins prestigieux ? Peut-être, mais... Miller s'en contrefout !


Lui, ce qui l'intéresse c'est de nous montrer un Batman vieillissant devant lutter contre des douleurs chroniques de plus en plus lancinantes tout en essayant de former un Jason Todd - Robin - bien trop impétueux et accro à la violence au goût de son mentor. Son trip, c'est aussi de nous montrer un Joker emprisonné une énième fois à l'asile d'Arkham et qui s'échine à rendre fou ses co-détenus.


Malheureusement, tout cela est mal fait et on touche pour moi à ce qui fait le défaut numéro 1 du récit : il est beaucoup trop court. Les thématiques et les situations ont beau être intéressantes, les 57 pages de l'histoire principale ne parviennent qu'à nous brosser un portrait un peu brouillon des enjeux qu'elles posent. Robin n'a quasiment jamais la parole et Batman lui-même devient une parodie de héros fatigué lors d'une confession sur l'oreiller avec Catwoman.


Même le climax de l'histoire a un goût de pétard mouillé nappé de frustration. Ce qui devait être le point de départ de l'action en est la conclusion ! J'aime qu'on joue avec mes attentes, mais ici, ça ressemble à du sadisme. Miller me met en appétit avec un Joker plus fou que jamais et conclue son histoire dans la foulée...


Fort heureusement, John Romita Jr sauve l'ensemble par des planches où son style si particulier et anguleux s'accorde parfaitement à l'univers du Caped Crusader. Un Robin agressif, un Joker en mode "thin white psycho" et un Killer Croc plus baraque que nature qui dérouille notre héros comme jamais. Toutefois, c'est son Batman à mi-chemin entre la créature longiligne de ses débuts et le justicier imposant et terriblement massif dessiné par Miller qui démontre d'un véritable travail d'évolution sur le trait du personnage.


D'ailleurs, Urban ne s'y est pas trompé en proposant en bonus de l'histoire, l'intégralité des crayonnés du sieur Romita. Oui, vous avez bien lu... On a 57 pages de récits ET 57 pages de la même chose, en noir et blanc et sans les dialogues... Le film muet du livre en somme ?


D'ordinaire, c'est ici que je mettrai la conclusion, mais je pense que pour une fois, ça se passe de commentaire. 

jeudi 11 août 2016

Et Vlog La Galère : Suicide Squad (avec Spoilers)

Les Vlogs s'enchaînent et se ressemblent en ce moment...
 
Suicide Squad donc. Attention aux spoilers et aux excès de mauvaise foi !
 
 

lundi 4 juillet 2016

Don't Fear The Reader #2

C'est déjà notre deuxième numéro de Don't Fear The Reader avec les reviews express de plusieurs albums sortis le mois dernier.
 
Retrouvez donc :

- Batman : Année 100 chez Urban Comics
-  Deadpool : Ectoplasme en Péril chez Panini Comics
- Les différents comics Doctor Who parus chez Akiléos
 
N'oubliez pas que vous pouvez vous abonner à la chaîne entièrement gratuitement et qu'un pouce fait toujours plaisir, peu importe sa couleur.
 
 

mardi 31 mai 2016

Don't Fear The Reader #1

Nouvelle chronique sur notre chaîne YouTube !
 
Don't Fear The Reader revient sur les sorties que je n'ai pas eu le temps ou l'envie de traiter sur le blog.
 
Pour ce premier numéro, retrouvez mon avis express sur :
 
- Hellboy au Mexique (Delcourt)
- Batman & Robin Eternal Volume 1 (Urban)
- X-Files : Les Nouvelles Affaires Non-Classées (Glénat)
 

mercredi 11 mai 2016

Review : Batman - La Malédiction qui s'abattit sur Gotham (Urban Comics)

200 articles ! Vous êtes en train de lire le 200ème article depuis l'ouverture de ce blog quelque part en 2012. Avec donc une moyenne d'environ un article par semaine, il fallait que je frappe fort pour ce chiffre historique et, hasard du calendrier, Urban Comics s'en charge pour moi en nous offrant un récit inédit de Batman (mon super-héros favori), écrit par Mike Mignola (un de mes auteurs préférés) et s'inspirant de l'univers de Lovecraft (mon écrivain de l'amour). Il ne manquerait plus que l'album soit fourni avec une BO mélangeant David Bowie, Otis Redding et Janis Joplin pour que je sois frappé d'extase.

Batman - La Malédiction qui s'abattit sur Gotham est donc un elseworld - l'équivalent DC des What If de Marvel, c'est à dire des histoires situées dans des univers parallèles et hors de la continuité - qui oppose le justicier de Gotham City à l'un des grands anciens que l'écrivain de Providence aimait à mettre en scène dans ses récits.


Parti à la recherche de l'expédition Cobblepot perdue dans les glaces du Pôle, le riche Bruce Wayne ne découvrira que la mort, la folie et un unique survivant condamné à porter un costume réfrigérant sous peine de putréfaction immédiate. Ramenant le pauvre bougre à Gotham, Bruce et ses trois pupilles ne réaliseront que trop tard qu'ils sont suivis par une Chose, un Mal ancien et terrible contre lequel il n'y a que trop peu d'échappatoires.


Comment n'y a-t-on pensé plus tôt ? Bien sur, les deux univers sont liés depuis longtemps. L'asile d'Arkham tire son nom de la ville d'Arkham dans laquelle nombre de récits de Lovecraft prennent place. Toutefois, bien loin de sentir le mariage forcé, les deux mythologies et leurs personnages s'épousent parfaitement. D'un Oswald Cobblepot rendu fou au point de se prendre pour un pingouin sur la banquise à Oliver Queen, croisé d'une cause perdue attendant en vain son heure de gloire en passant par Ra's Al Ghul, l'arabe qu'un livre a rendu fou et par un Harvey Dent à moitié défiguré par une créature tentaculaire, tout ici semble couler de source. D'ailleurs, l'excellente préface de l'album se chargera de vous révéler tous les clins d’œil et autre parallèles bien mieux que je ne saurais le faire.


Récit à la fois sombre et épique, The Doom that Came to Gotham (son titre en VO) ne bénéficie cependant pas des dessins du Maitre Mignola qui - comme à son habitude - se contente de signer trois couvertures absolument somptueuses. L'intérieur de l'album est laissé aux bons soins de Richard Pace qui fait le job bien que j'ai un peu de mal avec son rendu des yeux des différents protagonistes humains.


A noter que l'histoire principale est accompagnée de Batman : Legends of the Dark Knight #54, une histoire intitulée Sanctuaire qui, elle, est scénarisée ET dessinée par Mignola. Opposant le croisé à la cape à un spectre avide d'une vie nouvelle. On pourrait certes trouver que l'épisode n'apporte pas grand chose à l'Homme Chauve Souris et c'est vrai : remplacer Batman par Hellboy et l'histoire reste globalement la même, mais pourquoi se plaindre ?


In fine, Batman - La Malédiction qui s'abattit sur Gotham est une lecture agréable autant que profonde. Elle offre à Batman et ses acolytes des rôles à la fois proches et à l'opposé de ce qu'ils sont d'habitude, dans un espace à la fois aux antipodes de ce qu'on connait tout en étant étrangement familiers. Et pour tout ceux qui se demandent pourquoi Damian Wayne n'est pas dans La Malédiction...

... il a déjà la sienne