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lundi 7 mai 2018

Double Top 5 : Free Comic Book Day 2018

Je vous entends déjà grogner : "Double Top 5 ? C'est un Top 10 en fait ! Remboursez !". Peut-être que vous avez raison. Peut-être que j'avais juste la flemme de créer une nouvelle rubrique... Peut-être aussi que le FCBD est pour moi le Jour de la Générosité et qu'au nom de cette valeur, j'ai décidé de doubler le Top 5. Peut-aussi qu'il y avait tellement de bons titres dans ma pêche de ce FCBD qu'il me fallait plus de place pour en parler... et que j'ai autre chose à faire que vous expliquer le pourquoi du comment dans une introduction qui commence réellement à être trop longue.
Enchaînons donc dans la joie et la bonne humeur sur mes 10 lectures préférées à la fin de ce Free Comic Book Day 2018. Sur un total de 22 trouvailles, il a fallu faire un choix.



#10 - Amazing Spider-Man (VO - Marvel Comics)


Qu'est ce que c'est les histoires ? Spidey qui se fightent avec des vilains de seconde zone alors que Peter cherche un nouvel appartement avec Randy Robertson.

Pourquoi on aime ? J'ai adoré le run de Dan Slott qui a propulsé l'ami Parker dans une spirale de réussite. Cependant, il me tardait que la série revienne à son status quo de départ - sous la houlette de Bick Spencer - avec un Peter fauché qui galère à assumer les deux aspects de sa vie. En plus, on a un aperçu d'un nouveau rôle pour Le Caïd et j'avoue que ça m'intrigue beaucoup.

Une note ? Curiosité / 20

#9  Doctor Who (VO - Titan Comics)


Qu'est ce que c'est les histoires ? Trois petites histoires mettant en scène pas moins de 4 Docteurs (le 10ème, le 12ème, le 11ème et le 7ème) et qui nous teasent certains événements à venir.

Pourquoi on aime ? Parce que Doctor Who... Titan Comics a réussi à donner un ton clair à chaque série et à chaque Docteur, alors voir débarquer le 7ème Docteur et Ace ne peut que faire saliver le Whovian que je suis.

Une note ? Courte apparition du 13ème Docteur / 20

#8 - Magnus (VF - Paperback)


Qu'est ce que les histoires ? Dans le futur, une psy pour robots doit infiltrer le Cloud pour trouver une machine assassine.

Pourquoi on aime ? Parce que dans le futur, une psy pour robots doit infiltrer le Cloud pour trouver une machine assassine ! Vous suivez un peu ?

Une note ? Blade Runner / 20

#7 - 2000 A.D (VO)


Qu'est ce que c'est les histoires ? 4 histoires et un mini-jeu par la fine fleur du légendaire magazine britannique.

Pourquoi on aime ? Parce que l'aventure du Cadet Dredd (un jeune Judge Dredd qui fait encore ses classes) est très drôle. Parce que Strontium Dogs (des chasseurs de primes mercenaires du futur) est super cool. Parce que Future Shock est à se tordre de rire... tout en étant pas très rassuré.

Une note ? Fluide Glacial peut aller se rhabiller / 20 

#6 : Maxwell's Demons (VO - Vault)



Qu'est ce que c'est les histoires ? Maxwell un petit garçon génial s'échappe de la maison familiale et des reproches de son père pour parcourir le cosmos aux côtés de ses fidèles jouets.

Pourquoi on aime ? On retombe en enfance mais avec un côté sombre et triste.

Une note ? C'est pas la peine d'en rajouter / 20

#5 : Avengers / Captain America (VO - Marvel Comics) 



Qu'est ce que c'est les histoires ? Black Panther rencontre Odin qui lui raconte l'histoire des Avengers de la Préhistoire et lui annonce qu'une nouvelle menace va pointer le bout de son nez. De son côté, Captain America fait face aux conséquences de Secret Empire sur le monde alors qu'une nouvelle menace se profile à l'horizon.

Pourquoi on aime ? Parce que comme pour Amazing Spider-Man, la preview éveille ma curiosité.

Une note ? Nouvelle(s) Menace(s) / 20

#4 : B.E.K, Elfquest, Babyteeth et Jimmy's Bastards (VF - Snorgleux Comics) 



Qu'est ce que c'est les histoires ? Deux mini histoires dans les univers de Black Eyed Kids et de Elfquest. Egalement deux préviews plus qu'alléchantes avec Jimmy's Bastards - où quand Garth Ennis nous raconte SON James Bond - et Babyteeth où une jeune fille donne naissance à l'Antéchrist.

Une note ? Les Marseillails au FCBD / 20

#3 : Shadow Roads ( VO - Oni Press)



Qu'est ce que c'est les histoires ? Des esprits maléfiques utilisent les carrefours entre notre monde et le leur pour semer le chaos sur Terre. Une équipe de héros se forme pour se mettre en travers de leur chemin.

Pourquoi on aime ? Cullen Bunn et Brian Hurtt récidivent après The Sixth Gun. Le mélange western, Angleterre Victorienne, menace surnaturelle fonctionne à merveille.

Une note ? Penny Dreadful / 20

#2 : L'histoire de l'univers Valiant (VF - Bliss Comics)



Qu'est ce que c'est les histoires ? En l'an 4002, le Guerrier Eternel raconte à Rai et à une Géomancienne l'histoire de l'univers Valiant, de l'Antiquité, à l'apparition des Psiotiques.

Pourquoi on aime ? Parce que plus j'en apprend sur cet univers, plus j'ai envie d'acheter tout ce qui le concerne.

Une note ? Stéphane Bern du Futur / 20

#1 : L'Histoire De Negan (VF - Delcourt Comics)



Qu'est ce que c'est les histoires ? Le tueur de zombies le plus classe de ce côté-ci de l'Apocalypse se remémore qui il était avant le début de l'épidémie et comment il est devenu le leader charismatique des Sauveurs.

Pourquoi on aime ? Parce que c'était bien la peine de nous créer un personnage aussi badass et de ne rien nous dévoiler de ses origines. L'erreur est maintenant réparée.

Une note ? Negan, Amour et Rock n'Roll / 20 

Voilà, c'est tout pour le FCBD de cette année, faire ce Top n'aura pas été facile tant il me coûte de laisser certains titres de côté. Toutefois, n'hésitez pas à me dire ce que vous avez récupéré et ce que vous en avez pensé.

Et Vlog La Galère - Avengers : Infinity War (avec SPOILERS et THEORIES)

On y est ! Le moment qu'on attendait tou.te.s depuis la scène post générique du premier Avengers. Thanos débarque en force sur nos écrans et nos héros favoris doivent s'allier encore une fois pour l'arrêter.

Review donc de Avengers - Infinity War et théories sur ce qui nous attend l'année prochaine pour sa suite.
 

jeudi 8 mars 2018

Comics Theory - Parallel Ways (Worlds Apart)

On se retrouve pour un nouveau voyage au pays des comics et de la science.
 
Les monde parallèles ? Qu'est ce que c'est ? Comment ça marche ? Qu'est ce que la Science en dit ?
 

mardi 27 février 2018

Et Vlog La Galère - Black Panther

Et bien, Marvel Studios aura réussi à me faire passer deux bons moments cinématographiques consécutifs... On attend plus que Infinity War pour confirmer la passe de trois.
 
On oublie de liker, disliker, s'abonner, commenter, insulter ou complimenter.
 

dimanche 17 décembre 2017

Super Castor : Maximum Security (Marvel)

Comment créer un "bon" event dans les comics ? De nos jours, ça serait une histoire qui remet en question tout ce en quoi nous avons pu croire, une catastrophe aux ramifications cosmiques ou une bonne excuse pour un reboot... Pourtant, il existait un temps où un event pouvait être aussi pétaradant qu'un blockbuster estival sans pour autant changer la politique d'une maison d'édition pendant des mois. Mesdames... Messieurs... Les Sidekicks... On va parler de Maximum Security !


Scénarisée par Kurt Busiek, cette petite mini-série en trois épisodes (et une bonne dizaine de tie-ins mais on y reviendra plus tard) publiée intégralement en janvier 2001, Maximum Security raconte comment le Conseil Galactique et ses représentants de toutes les races intelligentes de l'univers décident qu'ils en ont assez de voir les Terriens interférer avec des affaires qui les dépassent. Cherchant un moyen de renvoyer les primitifs que nous sommes se mêler de leurs oignons, le Conseil se voit approché par la race des Ruul qui proposent une solution pour le moins intéressante.


Un mur (idée très originale... qu'un candidat à l'élection américaine reprendra comme promesse de campagne 15 ans plus tard) d'énergie entourera désormais la Voie Lactée, empêchant les Terriens de se balader dans l'univers. Comme cela ne suffit pas, il est également décidé que notre bonne vieille planète bleue deviendra une prison pour tous les criminels aliens et que Ronan l'Accusateur est nommé maton en chef. Trop occupés à gérer ces nouveaux arrivants plutôt belliqueux, les héros terriens n'auront pas le temps de trouver un problème à leur isolement forcé.


Un bon event... ça ne s'éparpille pas et le meilleur moyen d'y parvenir c'est de ne pas suivre plusieurs protagonistes principaux. Ici, le héros de l'histoire n'est autre que U.S Agent, l'ancien remplaçant de Captain America qui prend de nouvelles fonctions - et un nouveau costume très Dreddien - à la Commission sur les Activités Surhumaines. Propulsé à la tête d'une unité de marshalls subtilement nommés S.T.A.R.S, c'est lui qui découvrira les causes de la multiplication des hors-la-lois cosmiques sur notre bonne vieille terre.


Un bon event... ça ne demande pas de lire 150 tie-ins pour comprendre ce qui s'y passe. Ici, le concept de la mini-série principale se prête merveilleusement au jeu. Les titres qui portaient la bannière Maximum Security se contentaient pour la plupart de narrer la rencontre - musclée - entre un héros et un extraterrestre fraichement débarqué dans sa nouvelle taule. A vrai dire, seuls l'un des prologues est véritablement intéressant à lire (Maximum Security: Dangerous Planet #1) et les seuls événements ayant un lien à l'arc principal sont même dispensables (pour les puristes, on les trouve dans Gambit vol. 3, #23 et Bishop : The Last X-Man #15).



Et pour finir, un bon event, c'est quelque chose qui respectent son univers sans pour autant le réécrire. Kurt Busiek s'évertue à nous faire faire le tour des quantités de races aliens que la Maison des Idées a pu produire et surtout de leur pires représentants : les Frères de Sang, Cap'n Reptyl, le Cadre K... et surtout Ronan l'Accusateur et Ego la Planète Vivante viennent donner du fil à retordre à nos héros. Pourtant... Maximum Security s'achève sans véritablement transformer l'univers Marvel et seuls quelques personnages sont affectés par les événements de cette révolution cosmique.


Grand oublié au milieu des Infinity War et autres Secret War(s), Maximum Security reste un exemple parfait de spectacle respectueux, intelligent et qui ne se prend pas pour LE crossover qui va révolutionner le genre... et après tout, n'est ce pas ce qu'on attend d'un... bon event ?


jeudi 2 novembre 2017

mardi 29 août 2017

Review : Jessica Jones - Tome 1 (Panini Comics)

Toute auréolée de son regain de notoriété suite aux prestations à la fois drôles, désabusées et touchantes de Krysten Ritter dans les séries Jessica Jones et The Defenders, la détective la plus paumée de l'univers Marvel revient dans les jupes de son créateur Brian Michael Bendis pour une nouvelle série. La célébrité est-elle montée au cerveau de notre alcoolique préférée ?



Pas vraiment, à en croire les premières pages de l'album qui nous montre Jessica sortir de prison. Si les raisons de son incarcération nous restent longtemps inconnues, elles n'ont pas manqué de trancher les liens entre Miss Jones et la communauté super-héroïque qui ne semblent pas lui avoir apportée beaucoup d'oranges. Néanmoins, son retour ne passera pas aussi inaperçu que sa détention.



En effet, Misty Knight, Spider-Woman et Luke Cage - le mari de Jessica pour celleux qui l'ignorent - lui tomberont rapidement dessus chacun à leur tour avec une simple question : Où est la fille qu'elle a eu avec Luke ? Refusant de répondre à cette question (somme tout assez légitime), la belle esquivera les interrogatoires tout en essayant de reprendre une vie normale. A cet effet, elle acceptera une enquête de mari devenu "étrange" qui raconte à sa femme qu'il vient d'une autre réalité. Toutefois, si cela ne suffisait pas, elle se retrouve mêlée aux affaires d'une mystérieuse organisation qui veut utiliser tout ce qu'elle sait des héros pour leur nuire. 

Il aurait été facile de capitaliser sur le succès des séries Netflix pour relancer une série Jessica Jones. Le seule nom de l'anti-héroïne sur une couverture aurait vendu suffisamment de copies pour se permettre d'écrire à peu près n'importe quoi. Heureusement, le retour de Bendis sur la série nous évite l'écueil d'un fan service destiné aux fans de la télécommande plutôt qu'à ceux du papier.

Le scénario n'essaie à aucun moment de vous scotcher à coups de batailles pleines d'effets pyrotechniques. Le mood est définitivement à une approche plus "terre-à-terre" et "psychologique" que la plupart des séries "principales" de la Maison des Idées. D'ailleurs, il est amusant de remarquer que ses enquêtes l'amènent à gérer les conséquences d'events majeurs comme Secret Wars et Civil War II après que les "grands" héros aient joué leur rôle de sauveurs.


Jessica est bien plus humaine - et par certains côtés bien moins puissante - que ses camarades et cela se ressent dans l'histoire. D'ailleurs, les autres "supers" de l'album se posent soit en miroir de cette humanité (Luke Cage qui pète les plombs) ou en demi-dieux prétentieux pour qui les merveilles de ce monde paraissent banales (Captain Marvel et la vie d'agent du S.H.I.E.L.D).


Niveau graphisme, j'aimerais beaucoup parler des couvertures de David Mack, parce que le mot "artiste" a vraiment été créé pour des gens comme lui, mais ce sont des couvertures et il n'y a rien à dire.


Les planches de Michael Gaydos renvoient à cette idée de "réalité de proximité" avec un style très sombre et détaillé (qui me rappelle le Maleev de Daredevil... déjà par Bendis). Bon point pour lui, il n'a pas essayé de donner à Jessica les traits de Krysten Ritter mais est resté fidèle à son look originel. Par contre... c'est moi ou l'inspecteur Costello ressemble furieusement à Giancarlo Esposito ?


Mais si... Gus dans Breaking Bad !

Surprise agréable en définitive, Jessica Jones prouve qu'on peut profiter de l'engouement du grand public pour les comics suite à leur multiplication. Ces cinq épisodes nous prouvent également que Bendis est encore capable de faire de bonnes choses (mais que voulez-vous, on va l'attendre au détour ?) quand l'humeur lui en prend.

mercredi 23 août 2017

Ma PAL en PLS #3

Update de mes lectures kiosques qui sont pratiquement à jour. Je vous parle en vrac de :
- X-Men Hors Série 1 : Deapool - C'est trop tôt ?
- Marvel Universe 1 : Le Retour de Thanos
- Récit Complet Batman 1 : Batgirl & les Birds of Prey
- Récit Complet Justice League 2 : Green Lanterns
 

samedi 15 juillet 2017

Et Vlog La Galère - Spider-Man : Homecoming

Et Vlog La Galère inaugure son jingle dédié à l'occasion de la review de Spider-Man : Homecoming. Quand la méthode Marvel Studios vient s'incruster chez Sony, quel espoir reste-t-il pour notre ami le Tisseur ?
 

dimanche 25 juin 2017

Retro Review : Star Masters (Marvel France)

Si je devais citer les choses que je préfère dans la vie et qui commencent par les lettres C et O, la première serait de toute évidence les COmics. Cependant, vous l'ignorez peut-être mais la deuxième serait les COngés. Pourquoi ? Parce qu'étant fonctionnaire dans un certain domaine chargé de l'éducation à un niveau national, je dispose de moult semaines pour m'adonner à ma première passion mentionnée plus haut. C'est donc dans un relax à côté duquel j'ai entassé toutes mes lectures en retard et quelques canettes... verres de grenadine que je passe le plus clair de mes après-midi.


Première victime d'un rattrapage qui n'a rien à voir avec celui du BAC : Marvel Top #2 de Juin 1997 contenant l'intégralité de la mini-série Starmasters (oui le traducteur français a ajouté un espace là où la VO s'en privait allégrement) avec une couverture me rappelant les plus belles sagas cosmiques de la Maison des Idées. De plus, l'histoire est l'une des dernières que Mark Gruenwald a pu écrire avant de nous quitter.


Tout commence quand une planète inconnue s'éteint et qu'un mystérieux "Nous venons en paix" apparait dans le ciel de notre bonne vieille Terre. D'abord méfiant - il avait peut être vu Dark Angel ?! - Quasar part à la rencontre des extra-terrestres derrière ce message pacifiste et fait la rencontre de la Charte. Cette organisation semblable à une ONU intergalactique semble avoir décidé de faire de la planète bleue son membre le plus récent.
 
Parce que le film Dark Angel s'appelle I come in Peace en VO...
Hélas, après une nuit passée sur la station spatiale de ses Gandhi des étoiles, le protecteur de l'Univers se réveille pour découvrir que tous les diplomates ont été occis et qu'un message - dont il serait l'auteur - fait de lui l'ennemi cosmique numéro 1.


Comme dans tout bon actionner des 90's dans lequel le héros est accusé d'un crime qu'il n'a pas commis, Quasar devra convaincre ses amis de son innocence et fuir ou affronter les forces de l'ordre spatiale lancées à ses trousses. Heureusement, il arrivera rapidement à s'adjoindre la loyauté du Silver Surfer et de Beta Ray Bill qui l'aideront à mettre à révéler au monde l'identité des véritables coupables. C'est ainsi qu'un complot génocidaire sera finalement mis à jour.


Brouillon et confus dans son scénario, Starmasters reste néanmoins un excellent moment de lecture. Certaines sous-intrigues (le Skrull Morphex ou le changement de costume de Beta Ray Bill) restent largement ignorées au point qu'on se dit que l'idée de Gruenwald devait être de faire une série régulière des aventures de son équipe de redresseurs de torts cosmique. Pourtant, ces défauts s'évanouissent devant la candeur et l'originalité de ce qu'était le genre cosmique à l'époque.


Si aujourd'hui des séries commes Guardians of the Galaxy peinent à rendre hommage à l'infinie vastitude des planètes et races aliens dont Marvel a peuplé son univers en employant toujours les 4 ou 5 mêmes menaces, il n'en est rien ici. Chacune des pages de Scot Easton révèle son lot d'humanoïdes aux couleurs bigarrées et aux noms imprononçables : Axi-Tuns, Strontiens, M'Ndaviens...


Même le vide de l'espace s'étend en teintes dorées, pourpres et violettes qui rappelle les plus belles heures des aventures du Silver Surfer ou les différentes sagas de Jim Starlin. Une échappée au sein des étoiles qui donne envie de citer du Apollinaire à tous les scénaristes qui essaient de nous emmener dans ces contrées prétendument désertiques où la main de l'Homme n'a pas encore mis le pied. 

 

mardi 16 mai 2017

Retro Review : Squadron Supreme (Marvel)

Les comics de super-héros n'ont bien appris une chose : il faut se battre pour la Justice. J'utiliserai donc cet article pour réparer un tort causé à toute la communauté comicsophile : la non-republication des 12 épisodes du Squadron Supreme de Mark Gruenwald après une première parution dans Spidey à l'époque de mon enfance.
 
11 francs les gens ! 11 francs !

Pourquoi est-ce là une injustice ? Parce que, comme la quatrième de couverture l'annonce, avant Watchmen, avant Kingdom Come et avant Marvels, il y a eu Squadron Supreme. Je parle ici d'une oeuvre tellement personnelle pour Gruenwald qu'après sa mort en 1996, ses cendres ont été mélangées à l'encre d'impression des premiers TPB collectant l'intégralité de la série.


Ce n'est malheureusement pas de l'un de ses volumes morbidement collector que je vais vous parler aujourd'hui (ou heureusement... en fait. Oui, oui... heureusement) mais le contenu reste le même. Car si Squadron Supreme est comparé à autant de chefs d'oeuvre du comics, ce n'est pas pour rien. Loin de là...


L'histoire commence après la bataille mais juste avant la guerre sur Terre 712. L'Escadron Supreme constate les dommages que leur lavage de cerveaux des mains de l'Over-Mind a lâché sur leur Terre (dans une saga des Defenders). Les nations sont aux abois, la famine et le chaos règnent sur la population. Conscients que l'heure de jouer aux héros est passée depuis longtemps, l'assemblage des plus grands héros de la Terre décident de remédier à la situation d'une manière totalement inédite : régler tous les problèmes du monde eux-mêmes.


Déclarant publiquement à la télévision qu'ils remettront le monde sur les rails, les super-héros utilisent les grands moyens pour créer une utopie. Confiscation de toutes les armes à feu, création d'inventions pour guérir les maladies et même la mort, mais surtout un modificateur de comportements censé réformer les criminels en effaçant tous leurs mauvais penchants.


Il n'en faudra pas plus pour des dissensions apparaissent dans l'équipe. Nighthawk quittera le groupe avant même que le projet ne soit mis en route, Amphibian le suivra quelques mois plus tard pour marquer son désaccord avec le lavage de cerveau institutionnalisé.


Car ces surhommes sont avant tout des hommes, dont les passions et les envies influent souvent sur leurs actes, même héroïques, et leur envie de bien faire va souvent se trouver influencée par des fins toutes personnelles. Golden Archer n'hésitera pas une seule seconde à utiliser la machine à modifier le comportement pour gagner l'amour de Lady Lark. Nuke rentrera dans une rage folle lorsque ses parents mourront à cause de son pouvoir sur les radiations et s'en prendra à ses camarades.


Cependant, la grande question qui sous-tend tout le récit est de savoir si la fin justifie les moyens. Les actes de l'Escadron ne sont pas louables du point de vue de Nighthawk qui finit lui-même par se compromettre en s'alliant à des criminels. Tout cet angle "éthique" forcera le lecteur à se poser lui-même la question de savoir qui sont les vilains dans cette histoire, ou même s'il y a des vilains en fait !


Bien qu'à la base le Squadron Supreme - et leur doppelgängers maléfiques le Squadron Sinister - ne sert qu'à parodier la Ligue de Justice (Hyperion est Superman, Power Princess Wonder Woman, Nighthawk Batman et ainsi de suite), Gruenwald utilise ses personnages pour livrer une oeuvre dense autant en termes d'actions que de psychologies des personnages. Bien que je trouve que la fin est un peu rushée, elle vous livrera son lot de drames et de revirements.


Sans donner davantage de détails, on peut ajouter au plaisir de la lecture les quelques épisodes dessinés par John Buscema. En résumé, Squadron Supreme est une série véritablement incontournable dans l'histoire des comics de par son côté précurseur. Je vous enjoins donc à vous joindre à moi pour réclamer à Panini Comics, une version française de ce petit bijou.

 

dimanche 14 mai 2017

Ma PAL en PLS #2 - Free Comic Book Day 2017

Histoire de ne pas encore augmenter la hauteur de ma PAL, je me suis fait un peu de binge-reading sur mes acquisitions du Free Comic Book Day 2017.
 
18 mini-reviews en moins de 20 minutes, c'est possible ! Avec :
 

dimanche 23 avril 2017

Comics Theory - Have You Ever Seen The Reign ?

Il aura mis le temps à sortir mais il est là !

Un nouveau Comics Theory qui vous parle de la représentation de la monarchie dans les comics.
 
Enjoy !
 

dimanche 19 mars 2017

Ma PAL en PLS #1

Nouvelle série de vidéos sur la chaîne. Dans "Ma PAL en PLS" je vais vous parler des comics kiosque que j'ai stocké - parfois pendant des mois - avant de penser à enfin les lire.

Pour ce premier numéro, que des sagas complètes avec :
- Justice League Hors-Série #3 et le retour de Green Lantern
- Marvel Universe #6 avec Venom en Agent du Cosmos
- All-New Iron Man & Avengers Hors-Série #1 qui fait la part belle au Chevalier Noir
- All-New X-Men Hors-Série #2 qui met en scène Deadpool et Gambit

N'hésitez pas à me dire ce que vous pensez de ce format.

dimanche 12 février 2017

Review : Moon Knight - Bienvenue en Nouvelle Egypte (Panini Comics)

J'adore le concept de Moon Knight ! Peut-être parce qu'il est une parodie de Batman (avec son Moon-Copter et ses... moonrangs... les trucs en forme de lune qu'il lance), mais surtout parce qu'il y a chez ce personnage une idée aussi évidente qu'originale : la schizophrénie. Un peu d'histoire pour ceux qui ne seraient pas familiers du personnage : Mercenaire expérimenté, Marc Spector se retrouve agonisant en face de Khonshu, dieu égyptien de la Lune, qui lui propose un marché. Il devra devenir l'avatar du dieu sur Terre en échange de la vie. Après avoir accepté, Marc reviendra à la vie civile et pourchassera les criminels sous l'identité de Moon Knight. Pour faciliter sa mission, il assume les identités du millionnaire Steven Grant et du chauffeur de taxi Jake Lockley.



Affublé de, non pas une, mais trois identités secrètes, Marc Spector a lentement mais sûrement glissé dans la folie du dédoublement, voir triplement, voir quadruplement, de personnalité. Hélas, hormis les premiers épisodes du run de Charlie Huston en 2006 (Moon Knight Volume 3), je n'ai jamais vraiment trouvé de série (et de scénariste, même si Warren Ellis a bossé sur le personnage) capable de me donner ce que j'attendais d'un tel postulat de départ.

Avec des moments horribles comme l'époque où il se prenait pour Cap, Wolverine et Spidey

Le souci, c'est que les différents auteurs qui sont passés sur le personnage se sont échinés à nous proposer des histoires de super-héros schizophrène qui arrive à vaincre le vilain et sauver la fille malgré ses soucis mentaux, ses visions et sa folie. Pour moi, il n'avait fait que frôler cette idée de désordre mental sans jamais vraiment l'embrasser à bras le corps. C'est donc sans grande conviction que je me suis procuré cette nouvelle série scénarisée par Jeff Lemire. Et là, merci Khonshu !


Marc Spector se réveille dans un asile psychiatrique sans le moindre souvenir de comment il y est arrivé. Sa thérapeute, le docteur Emmett, lui soutient qu'il est arrivé dès son enfance et qu'il souffre de troubles de la personnalité qui l'ont amené à croire qu'il était le héros dont il voit les exploits sur les écrans de la télévision de la salle commune : Moon Knight. Agressé par les gardes, subissant des séances d’électrochocs régulières, Marc est également visité par la voix et les visions du dieu Khonshu qui lui assure que rien de tout cela n'est réel et qu'il est la victime d'une guerre entre entités omnipotentes qui cherchent à s'introduire dans notre monde.


Emmenant avec lui d'autres patients, qui s'avèrent être les compagnons que le Chevalier de la Lune a connu tout au long de sa carrière, Marc décide donc de s'échapper afin de contrecarrer les plans de l'infâme Seth.


Voilà... Voilà ce que j'attendais. Merci monsieur Lemire. Son scénario nous propose une véritable folie dans la mesure où à aucun moment on ne sait si ce qui arrive se passe ailleurs que dans la tête de Marc. Là où les autres séries opposaient Moon Knight à des menaces réelles et tangibles, ce nouveau volume nous le montre en train de cogner sur des infirmiers et des médecins qu'il est le seul à voir sous des formes démoniaques. Oui, je sais... ses compagnons les voient aussi... mais ses compagnons sont ils réels ? Et s'ils le sont, sont ils dignes de confiance ?


Croyez-moi, j'ai lu l'album deux fois à la suite (comme à chaque fois que je prépare une review, ne pensez pas que je suis fou) et rien ne permet à aucun moment de décider si nous faisons à des événements véritables ou à des fantasmes chimériques issus d'un cerveau malade. Tout est plausible dans un sens comme dans l'autre. Les révélations s'enchaînent nous laissent parfois aussi choqué que notre protagoniste aux mains d'un personnel médical dont on ne sait toujours pas s'il veut véritablement son bien.


Ajoutons à ça, la composition très particulière (bien que répétitive au bout d'un moment) des planches de Greg Smallwood qui joue beaucoup sur le blanc immaculé qui ressort sur les décors grisâtres et qui symbolise la pureté retrouvée du héros et le côté sacré de la mission qui lui est confié. Smallwood s'adjoint aussi plusieurs co-dessinateurs dont mon chouchou Francesco Francavilla et son style très pop 70's pour nous proposer un mix du genre "plusieurs personnalités, plusieurs réalités, plusieurs ambiances" dans un final dantesque de questionnement sur la santé de Moon Knight.


En résumé, un album des plus intéressants. Une série en laquelle je ne croyais pas plus que ça et qui s'avère en définitive être une très bonne surprise. A suivre donc...