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lundi 7 mai 2018

Double Top 5 : Free Comic Book Day 2018

Je vous entends déjà grogner : "Double Top 5 ? C'est un Top 10 en fait ! Remboursez !". Peut-être que vous avez raison. Peut-être que j'avais juste la flemme de créer une nouvelle rubrique... Peut-être aussi que le FCBD est pour moi le Jour de la Générosité et qu'au nom de cette valeur, j'ai décidé de doubler le Top 5. Peut-aussi qu'il y avait tellement de bons titres dans ma pêche de ce FCBD qu'il me fallait plus de place pour en parler... et que j'ai autre chose à faire que vous expliquer le pourquoi du comment dans une introduction qui commence réellement à être trop longue.
Enchaînons donc dans la joie et la bonne humeur sur mes 10 lectures préférées à la fin de ce Free Comic Book Day 2018. Sur un total de 22 trouvailles, il a fallu faire un choix.



#10 - Amazing Spider-Man (VO - Marvel Comics)


Qu'est ce que c'est les histoires ? Spidey qui se fightent avec des vilains de seconde zone alors que Peter cherche un nouvel appartement avec Randy Robertson.

Pourquoi on aime ? J'ai adoré le run de Dan Slott qui a propulsé l'ami Parker dans une spirale de réussite. Cependant, il me tardait que la série revienne à son status quo de départ - sous la houlette de Bick Spencer - avec un Peter fauché qui galère à assumer les deux aspects de sa vie. En plus, on a un aperçu d'un nouveau rôle pour Le Caïd et j'avoue que ça m'intrigue beaucoup.

Une note ? Curiosité / 20

#9  Doctor Who (VO - Titan Comics)


Qu'est ce que c'est les histoires ? Trois petites histoires mettant en scène pas moins de 4 Docteurs (le 10ème, le 12ème, le 11ème et le 7ème) et qui nous teasent certains événements à venir.

Pourquoi on aime ? Parce que Doctor Who... Titan Comics a réussi à donner un ton clair à chaque série et à chaque Docteur, alors voir débarquer le 7ème Docteur et Ace ne peut que faire saliver le Whovian que je suis.

Une note ? Courte apparition du 13ème Docteur / 20

#8 - Magnus (VF - Paperback)


Qu'est ce que les histoires ? Dans le futur, une psy pour robots doit infiltrer le Cloud pour trouver une machine assassine.

Pourquoi on aime ? Parce que dans le futur, une psy pour robots doit infiltrer le Cloud pour trouver une machine assassine ! Vous suivez un peu ?

Une note ? Blade Runner / 20

#7 - 2000 A.D (VO)


Qu'est ce que c'est les histoires ? 4 histoires et un mini-jeu par la fine fleur du légendaire magazine britannique.

Pourquoi on aime ? Parce que l'aventure du Cadet Dredd (un jeune Judge Dredd qui fait encore ses classes) est très drôle. Parce que Strontium Dogs (des chasseurs de primes mercenaires du futur) est super cool. Parce que Future Shock est à se tordre de rire... tout en étant pas très rassuré.

Une note ? Fluide Glacial peut aller se rhabiller / 20 

#6 : Maxwell's Demons (VO - Vault)



Qu'est ce que c'est les histoires ? Maxwell un petit garçon génial s'échappe de la maison familiale et des reproches de son père pour parcourir le cosmos aux côtés de ses fidèles jouets.

Pourquoi on aime ? On retombe en enfance mais avec un côté sombre et triste.

Une note ? C'est pas la peine d'en rajouter / 20

#5 : Avengers / Captain America (VO - Marvel Comics) 



Qu'est ce que c'est les histoires ? Black Panther rencontre Odin qui lui raconte l'histoire des Avengers de la Préhistoire et lui annonce qu'une nouvelle menace va pointer le bout de son nez. De son côté, Captain America fait face aux conséquences de Secret Empire sur le monde alors qu'une nouvelle menace se profile à l'horizon.

Pourquoi on aime ? Parce que comme pour Amazing Spider-Man, la preview éveille ma curiosité.

Une note ? Nouvelle(s) Menace(s) / 20

#4 : B.E.K, Elfquest, Babyteeth et Jimmy's Bastards (VF - Snorgleux Comics) 



Qu'est ce que c'est les histoires ? Deux mini histoires dans les univers de Black Eyed Kids et de Elfquest. Egalement deux préviews plus qu'alléchantes avec Jimmy's Bastards - où quand Garth Ennis nous raconte SON James Bond - et Babyteeth où une jeune fille donne naissance à l'Antéchrist.

Une note ? Les Marseillails au FCBD / 20

#3 : Shadow Roads ( VO - Oni Press)



Qu'est ce que c'est les histoires ? Des esprits maléfiques utilisent les carrefours entre notre monde et le leur pour semer le chaos sur Terre. Une équipe de héros se forme pour se mettre en travers de leur chemin.

Pourquoi on aime ? Cullen Bunn et Brian Hurtt récidivent après The Sixth Gun. Le mélange western, Angleterre Victorienne, menace surnaturelle fonctionne à merveille.

Une note ? Penny Dreadful / 20

#2 : L'histoire de l'univers Valiant (VF - Bliss Comics)



Qu'est ce que c'est les histoires ? En l'an 4002, le Guerrier Eternel raconte à Rai et à une Géomancienne l'histoire de l'univers Valiant, de l'Antiquité, à l'apparition des Psiotiques.

Pourquoi on aime ? Parce que plus j'en apprend sur cet univers, plus j'ai envie d'acheter tout ce qui le concerne.

Une note ? Stéphane Bern du Futur / 20

#1 : L'Histoire De Negan (VF - Delcourt Comics)



Qu'est ce que c'est les histoires ? Le tueur de zombies le plus classe de ce côté-ci de l'Apocalypse se remémore qui il était avant le début de l'épidémie et comment il est devenu le leader charismatique des Sauveurs.

Pourquoi on aime ? Parce que c'était bien la peine de nous créer un personnage aussi badass et de ne rien nous dévoiler de ses origines. L'erreur est maintenant réparée.

Une note ? Negan, Amour et Rock n'Roll / 20 

Voilà, c'est tout pour le FCBD de cette année, faire ce Top n'aura pas été facile tant il me coûte de laisser certains titres de côté. Toutefois, n'hésitez pas à me dire ce que vous avez récupéré et ce que vous en avez pensé.

samedi 3 février 2018

Don't Fear The Reader #8

Le premier Don't Fear The Reader de 2018 vous parle de deux fins et un début.
 
Moon Knight - Naissance et Mort chez Panini Comics : L'histoire d'un super-héros habité par un esprit de vengeance égyptien... ou juste un schizophrène qui se prend pour un super héros.
Preacher Livre VI chez Urban Comics : Un pasteur doté du pouvoir d'un dieu cherche le Créateur pour lui demander de rendre des comptes.
Et mon vrai coup de coup de coeur ! Kill or Be Killed chez Delcourt Comics : l'histoire d'un jeune homme dépressif qui passe un pacte avec un démon qui lui a sauvé la vie : pour vivre, il doit assassiner au moins un "sale type" par mois
 

mardi 2 janvier 2018

Top 5 : Lectures 2017

Bonne année à tous les Sidekicks !
 
Ah... ce moment de l'année où au lieu de prendre de bonnes résolutions, je me penche avec nostalgie sur le passé. C'est pour ça que plutôt que de vous parler des projets de la chaîne (il y en a... notamment un nouveau format... Oops, j'en ai déjà trop dit...) je vais vous parler des cinq lectures qui m'ont le plus marqué en 2017.
Certains des albums dont je vais parler ici ont déjà été traités plus en détail dans des articles et d'autres sont sortis avant 2017... mais on parle de choses que j'ai découvertes en 2017, donc déso pas déso...
 
 
#5 : Animosity (Snorgleux Comics)
 
Déjà traité plus en profondeur dans un article, Animosity fut pour moi le principal point d'intérêt du Free Comic Book Day 2017. Cette aventure post-apo dans un univers où tout le monde devient vegan suite à prise de conscience des animaux est à la fois un récit touchant, rythmé et profondément sociétal. 
L'histoire de Jesse et son chien Sandor en quête du grand frère de la jeune fille ont lieu dans un monde à la fois magique et terrifiant. Un récit qui vous donnera envie de faire un gros câlin à votre animal de compagnie.

#4 : Daredevil (Panini Comics)
 

Peut-être que je n'en parle pas assez, mais Daredevil est l'un de mes super-héros favoris. Je suis cependant bien forcé d'admettre que certains runs ont une fâcheuse tendance à m'horripiler et celui de Charles Soule me semblait faire partie de ceux-là. Nouveau costume, nouveau boulot, apparition du sidekick Blindspot... Le Daredevil post Secret Wars éveillaient chez moi une certaine méfiance.
Cependant, après trois tomes sortis chez Panini, à moi de reconnaitre que j'ai eu tout faux. Le nouveau costume de Tête à Cornes est plutôt cool, le mystère sur ce qui s'est passé dans sa vie professionnelle - bien que secondaire - est prenant et... la relation maître / élève entre Matt et Sam commence vraiment à donner quelque chose d'intrigant. Si on ajoute à ça le style Romita / Rétro / Moderne de Ron Garney, le nouveau Daredevil est une excellente cuvée.

#3 : Trillium (Urban Comics)
 

Bon... celui-ci date d'avant 2017 mais ce n'est que cette année que j'ai pu découvrir ce bijou de Jeff Lemire. Deux explorateurs séparés par des millénaires et par des millions de kilomètres se retrouvent et tombent amoureux autour du dernier espoir de l'Humanité.
Il y a trop de mots pour décrire Trillium mais le plus important pour moi doit être "expérience". Les huit chapitres de cette love story psychédélique et intemporelle sont vraiment quelque chose qui donne à vivre au lecteur une histoire magnifiée par des effets de mise en scène qui donnent le vertige (ceux qui l'ont lu comprendront : par moments, je ne savais plus dans quel sens tourner le livre ou les pages). Un petit chef d'oeuvre !
 

#2 : Croquemitaines (Glénat)


Alors que certains nous rappellent que nous sommes "la nation française" sans que ça me touche, je suis quand même fier de vous annoncer que là on va parler d'une production cocorico !
Croquemitaines c'est l'histoire d'un petit garçon qui découvre que les monstres sous le lit et dans le placard existent bel et bien. Témoin du meurtre de ses parents, il vivra alors une nuit pleine de cauchemars aux côtés du Père-la-Mort (le croquemitaine qui vit dans sa maison) qui tentera de le protéger des créatures de la Nuit. Fortement référencé en termes de mythologies et influencé par les écrits de Gaiman, le scénario de Mathieu Salvia nous entraine dans les coins sombres des ténèbres. L'histoire est mise en images par le talentueux Djet qui donne à la fois charisme et humanité à cette galerie de monstres se nourrissant de nos peurs les plus intimes.
Un seul défaut... La série n'est qu'en deux tomes...

#1 : The Wicked + The Divine (Glénat)
 
 
Plus d'une fois en 2017, j'ai tiré mon chapeau à Glénat pour la qualité de son catalogue. Pourtant, je n'ai découvert The Wicked + The Divine qu'en octobre dernier... 
Tous les quatre vint dix ans, douze divinités s'incarnent dans le corps d'autant de jeunes gens et meurent dans les deux années qui suivent. Ils sont vénérés, ils sont aimés, on doute d'eux alors que d'autres leur accorde un amour et une foi aveugle... Fable pop aux références tentaculaires... Enquête policière à la frontière entre mythologie et show business... Quête initiatique d'une jeune femme qui cherche les réponses à ses questions dans les autres, surtout quand les "autres" sont dans la lumière. Servi par les planches de Jamie McKelvie, le récit de Kieron Gillen est en quelque sorte l'aboutissement des prémices qui m'ont fait vibrer dans Phonogram (paru aussi chez Glénat). C'est beau, c'est coloré, ça fait réfléchir et une diablesse du nom de Lucy se prend pour David Bowie... Ai-je vraiment besoin de continuer ?
 
Et voilà, c'est tout pour mon Top 2017. Et vous les Sidekicks qu'est ce que vous avez aimé lire ? Qu'est ce qui vous a fait vibrer et vivre au cours des douze derniers mois ? 

Comics Theory - Harder Better Faster... Silver

Bonne année 2018 les Sidekicks !
 
On commence ce nouveau chapitre avec un épisode de Comics Theory qui se sera fait attendre. Il inaugure une série de vidéos de vulgarisation scientifique que l'on pourrait appeler "Apprenons des trucs sur le monde et l'univers avec nos amis les super-héros".

Première théorie : Qui est le plus rapide des super-héros ?
 

dimanche 17 décembre 2017

Super Castor : Maximum Security (Marvel)

Comment créer un "bon" event dans les comics ? De nos jours, ça serait une histoire qui remet en question tout ce en quoi nous avons pu croire, une catastrophe aux ramifications cosmiques ou une bonne excuse pour un reboot... Pourtant, il existait un temps où un event pouvait être aussi pétaradant qu'un blockbuster estival sans pour autant changer la politique d'une maison d'édition pendant des mois. Mesdames... Messieurs... Les Sidekicks... On va parler de Maximum Security !


Scénarisée par Kurt Busiek, cette petite mini-série en trois épisodes (et une bonne dizaine de tie-ins mais on y reviendra plus tard) publiée intégralement en janvier 2001, Maximum Security raconte comment le Conseil Galactique et ses représentants de toutes les races intelligentes de l'univers décident qu'ils en ont assez de voir les Terriens interférer avec des affaires qui les dépassent. Cherchant un moyen de renvoyer les primitifs que nous sommes se mêler de leurs oignons, le Conseil se voit approché par la race des Ruul qui proposent une solution pour le moins intéressante.


Un mur (idée très originale... qu'un candidat à l'élection américaine reprendra comme promesse de campagne 15 ans plus tard) d'énergie entourera désormais la Voie Lactée, empêchant les Terriens de se balader dans l'univers. Comme cela ne suffit pas, il est également décidé que notre bonne vieille planète bleue deviendra une prison pour tous les criminels aliens et que Ronan l'Accusateur est nommé maton en chef. Trop occupés à gérer ces nouveaux arrivants plutôt belliqueux, les héros terriens n'auront pas le temps de trouver un problème à leur isolement forcé.


Un bon event... ça ne s'éparpille pas et le meilleur moyen d'y parvenir c'est de ne pas suivre plusieurs protagonistes principaux. Ici, le héros de l'histoire n'est autre que U.S Agent, l'ancien remplaçant de Captain America qui prend de nouvelles fonctions - et un nouveau costume très Dreddien - à la Commission sur les Activités Surhumaines. Propulsé à la tête d'une unité de marshalls subtilement nommés S.T.A.R.S, c'est lui qui découvrira les causes de la multiplication des hors-la-lois cosmiques sur notre bonne vieille terre.


Un bon event... ça ne demande pas de lire 150 tie-ins pour comprendre ce qui s'y passe. Ici, le concept de la mini-série principale se prête merveilleusement au jeu. Les titres qui portaient la bannière Maximum Security se contentaient pour la plupart de narrer la rencontre - musclée - entre un héros et un extraterrestre fraichement débarqué dans sa nouvelle taule. A vrai dire, seuls l'un des prologues est véritablement intéressant à lire (Maximum Security: Dangerous Planet #1) et les seuls événements ayant un lien à l'arc principal sont même dispensables (pour les puristes, on les trouve dans Gambit vol. 3, #23 et Bishop : The Last X-Man #15).



Et pour finir, un bon event, c'est quelque chose qui respectent son univers sans pour autant le réécrire. Kurt Busiek s'évertue à nous faire faire le tour des quantités de races aliens que la Maison des Idées a pu produire et surtout de leur pires représentants : les Frères de Sang, Cap'n Reptyl, le Cadre K... et surtout Ronan l'Accusateur et Ego la Planète Vivante viennent donner du fil à retordre à nos héros. Pourtant... Maximum Security s'achève sans véritablement transformer l'univers Marvel et seuls quelques personnages sont affectés par les événements de cette révolution cosmique.


Grand oublié au milieu des Infinity War et autres Secret War(s), Maximum Security reste un exemple parfait de spectacle respectueux, intelligent et qui ne se prend pas pour LE crossover qui va révolutionner le genre... et après tout, n'est ce pas ce qu'on attend d'un... bon event ?


jeudi 2 novembre 2017

dimanche 24 septembre 2017

Don't Fear The Reader #6

Un nouveau Don't Fear The Reader... inversé pour cause de "je ne comprends rien à YouTube" et de flemme de réuploader.
Trois chroniques en flash donc avec :

- Deadpool - Agent X chez Panini Comics
- Batman : New Gotham - Evolution chez Urban Comics
- American Monster Tome 1 chez Snorgleux Comics

D'ailleurs un grand merci à ces derniers de m'avoir envoyé de quoi faire les reviews de leurs albums. Cela en valait vraiment la peine.

mardi 29 août 2017

Review : Jessica Jones - Tome 1 (Panini Comics)

Toute auréolée de son regain de notoriété suite aux prestations à la fois drôles, désabusées et touchantes de Krysten Ritter dans les séries Jessica Jones et The Defenders, la détective la plus paumée de l'univers Marvel revient dans les jupes de son créateur Brian Michael Bendis pour une nouvelle série. La célébrité est-elle montée au cerveau de notre alcoolique préférée ?



Pas vraiment, à en croire les premières pages de l'album qui nous montre Jessica sortir de prison. Si les raisons de son incarcération nous restent longtemps inconnues, elles n'ont pas manqué de trancher les liens entre Miss Jones et la communauté super-héroïque qui ne semblent pas lui avoir apportée beaucoup d'oranges. Néanmoins, son retour ne passera pas aussi inaperçu que sa détention.



En effet, Misty Knight, Spider-Woman et Luke Cage - le mari de Jessica pour celleux qui l'ignorent - lui tomberont rapidement dessus chacun à leur tour avec une simple question : Où est la fille qu'elle a eu avec Luke ? Refusant de répondre à cette question (somme tout assez légitime), la belle esquivera les interrogatoires tout en essayant de reprendre une vie normale. A cet effet, elle acceptera une enquête de mari devenu "étrange" qui raconte à sa femme qu'il vient d'une autre réalité. Toutefois, si cela ne suffisait pas, elle se retrouve mêlée aux affaires d'une mystérieuse organisation qui veut utiliser tout ce qu'elle sait des héros pour leur nuire. 

Il aurait été facile de capitaliser sur le succès des séries Netflix pour relancer une série Jessica Jones. Le seule nom de l'anti-héroïne sur une couverture aurait vendu suffisamment de copies pour se permettre d'écrire à peu près n'importe quoi. Heureusement, le retour de Bendis sur la série nous évite l'écueil d'un fan service destiné aux fans de la télécommande plutôt qu'à ceux du papier.

Le scénario n'essaie à aucun moment de vous scotcher à coups de batailles pleines d'effets pyrotechniques. Le mood est définitivement à une approche plus "terre-à-terre" et "psychologique" que la plupart des séries "principales" de la Maison des Idées. D'ailleurs, il est amusant de remarquer que ses enquêtes l'amènent à gérer les conséquences d'events majeurs comme Secret Wars et Civil War II après que les "grands" héros aient joué leur rôle de sauveurs.


Jessica est bien plus humaine - et par certains côtés bien moins puissante - que ses camarades et cela se ressent dans l'histoire. D'ailleurs, les autres "supers" de l'album se posent soit en miroir de cette humanité (Luke Cage qui pète les plombs) ou en demi-dieux prétentieux pour qui les merveilles de ce monde paraissent banales (Captain Marvel et la vie d'agent du S.H.I.E.L.D).


Niveau graphisme, j'aimerais beaucoup parler des couvertures de David Mack, parce que le mot "artiste" a vraiment été créé pour des gens comme lui, mais ce sont des couvertures et il n'y a rien à dire.


Les planches de Michael Gaydos renvoient à cette idée de "réalité de proximité" avec un style très sombre et détaillé (qui me rappelle le Maleev de Daredevil... déjà par Bendis). Bon point pour lui, il n'a pas essayé de donner à Jessica les traits de Krysten Ritter mais est resté fidèle à son look originel. Par contre... c'est moi ou l'inspecteur Costello ressemble furieusement à Giancarlo Esposito ?


Mais si... Gus dans Breaking Bad !

Surprise agréable en définitive, Jessica Jones prouve qu'on peut profiter de l'engouement du grand public pour les comics suite à leur multiplication. Ces cinq épisodes nous prouvent également que Bendis est encore capable de faire de bonnes choses (mais que voulez-vous, on va l'attendre au détour ?) quand l'humeur lui en prend.

samedi 26 août 2017

Et Vlog La Galère - The Defenders (Netflix)

Mon avis sur The Defenders la série Netflix qui rassemble les héros urbains des précédentes séries Netflix.
 
Et la meilleure imitation de Luke Cage de ce côté-ci du YouTube Game !
 

mercredi 23 août 2017

Ma PAL en PLS #3

Update de mes lectures kiosques qui sont pratiquement à jour. Je vous parle en vrac de :
- X-Men Hors Série 1 : Deapool - C'est trop tôt ?
- Marvel Universe 1 : Le Retour de Thanos
- Récit Complet Batman 1 : Batgirl & les Birds of Prey
- Récit Complet Justice League 2 : Green Lanterns
 

lundi 31 juillet 2017

Review : Le Procès de l'Incroyable Hulk

Vous me faites rire avec le MCU... Les univers étendus sur les écrans ça ne date pas d'aujourd'hui... La série The Incredible Hulk avait beau ne pas être un modèle de clins d'oeil et de références aux comics, force est de constater que deux des trois téléfilms qui ont suivi l'arrêt du feuilleton en 1981 ont eu le mérite de provoquer la rencontre entre le Géant de Jade et d'autres héros de la Maison des Idées. Si je me réserve Le Retour de l'Incroyable Hulk et son combat entre Thor et Hulk pour une review qui coincidera avec la sortie de Ragnarok, je ne pouvais pas rester une seconde de plus sans vous parler de sa suite sortie en 1989 : Le Procès de l'Incroyable Hulk.



Toujours en cavale à la recherche de la paix et d'un moyen de se guérir, David Banner (oui, oui... David Banner, Bruce n'est que son deuxième prénom dans la série) arrive dans une ville qui ne sera jamais précisément nommée (en tous cas, ce n'est pas New-York). Témoin de l'agression d'une femme dans le métro par deux malfrats qui viennent à peine de braquer une bijouterie, il hésitera à fuir avant de s'interposer et de se prendre une rouste qui le métamorphosera en son alter ego aussi vert que baraqué.



Après avoir sauvé la jeune femme, il s'enfuira mais sera rapidement rattrapé par la police qui lui passera les menottes. En effet, la victime potentielle qu'il a voulu aider témoigne en sa défaveur suite aux menaces des deux criminels protégé par leur patron : le mystérieux caïd du crime Wilson Fisk. Heureusement, David pourra compter sur son avocat lui-même décidé à tirer la ville des griffes de Fisk : l'aveugle Matthew Murdock.



Car oui mille fois oui, Le Procès de l'Incroyable Hulk constitue la première apparition live de Daredevil. D'ailleurs, Ben Affleck et Charlie Cox peuvent se rhabiller car ici le rôle de l'Homme sans Peur incombe à la star de Tonnerre Mécanique : l'acteur / chanteur / ange tombé du ciel Rex Smith. 



Voulu comme un backdoor pilot destiné à tester la viabilité d'une série - jamais produite - dédiée à Tête à Cornes, le téléfilm fera d'ailleurs la part belle au héros non-voyant qui s'avérera être le véritable attrait du métrage. Tout nous sera dévoilé de ses origines (la mort de son père, l'accident qui lui a donné ses pouvoirs, l'origine de son pseudonyme...) et instaurera les personnages secondaires de son univers. Bye bye Foggy, Karen Page et Ben Urich d'ailleurs qui seront remplacés par Christa Klein (l'associée de Matt), Al Pettiman (leur secrétaire) et le commissaire Tendelli (flic intègre allié du justicier). Toutefois, la présence du malfrat Turk rappellera quelques bons souvenirs aux fans.
 
Il est le seul à jouer l'aveugle sans porter de lunettes noires parce que... soyons frans... il a des yeux à se damner
De plus, même si le costume qu'il porte est bien loin de la version officielle, force est de constater qu'il est très proche de ce que John Romita Jr nous a proposé dans la mini-série Man Without Fear de Frank Miller (sorti 4 ans après le téléfilm) et du premier costume de la version Netflix du personnage. De là à dire que tout est lié, il n'y a qu'un pas...


Pour faire face au charisme solaire d'un Rex Smith qui sublime son jeu d'acteur en dehors des scènes d'action (un peu poussives, mais on ne peut pas tout lui demander non plus), il fallait un vilain d'exception. Bien que John Rhys-Davies - le Gimli du Seigneur des Anneaux et surtout le Professeur Arturo dans Sliders - cabotine à fond dans son rôle de Wilson Fisk, il est intéressant d'avoir fait de lui un maniaque du contrôle qui dirige ses troupes par écrans interposés. En effet, au delà de l'affrontement classique du Bien et du Mal, nous avons aussi une dichotomie entre l'aveugle et celui qui veut tout voir, tout filmer.

Par contre, lui il porte des lunettes noires...

Malheureusement, Le Procès de l'Incroyable Hulk n'est pas exempt de défaut. Au delà d'une réalisation (de Bill - David Banner - Bixby) très plate et des transitions de série télé, les fanas d'action survoltée risquent de bouder leur plaisir. En effet, les deux héros ne se croiseront que lors d'une scène au cours de laquelle le Géant de Jade viendra à la rescousse d'un Daredevil traquenardisé par les hommes du Caïd. Le reste des interactions consistera en un jeu de "Vous devez m'aider" / "Laissez-moi tranquille" entre Matt et David qui saura quand même s'inverser lorsque le justicier aveugle perdra quelques temps la foi en sa mission.


De même, le procès que nous promet le titre ne se déroulera que lors d'une séquence de rêve. David, terrifié à l'idée que le stress provoqué par un interrogatoire pourrait lui provoquer, imagine que le monstre en lui dévaste le palais de Justice. Toutefois, cette scène onirique sera l'occasion du tout premier caméo de Stan Lee en membre silencieux du jury. Quand je vous disais que Marvel Studios n'avait rien inventé...



Curiosité pour les complétistes de l'univers Marvel à l'écran, Le Procès de l'Incroyable Hulk reste cependant une tentative amusante et bien plus honnête que les super-productions actuelles de faire cohabiter les personnages de nos lectures. Le DVD sorti en catimini chez TF1 Vidéo en 2004 contient également quelques bonus sur les origines de Hulk et Daredevil à réserver aux néophytes. Habitués des bacs à soldes, je ne saurais que vous conseiller de vous procurer cette petite pépite pour un poignée de centimes. 


samedi 15 juillet 2017

Et Vlog La Galère - Spider-Man : Homecoming

Et Vlog La Galère inaugure son jingle dédié à l'occasion de la review de Spider-Man : Homecoming. Quand la méthode Marvel Studios vient s'incruster chez Sony, quel espoir reste-t-il pour notre ami le Tisseur ?
 

jeudi 6 juillet 2017

Review : Intégrale Iron Fist 1974-1975

NDLR : Il est possible que cet article vous ouvre les yeux sur le fait que le rachat de Marvel par Disney remonte à plus loin qu'on ne le pensait...

Bien que la série Iron Fist sur Netflix ait été loin de combler les attentes des fans après les deux superbes saisons de Daredevil et une saison de Luke Cage plutôt sympathique (Jessica Jones ? Connais pas...), elle aura eu pour conséquences appréciables d'inciter Panini Comics à ramener le champion de K'un-Lun sur les étagères de nos librairies. Grand bien leur en a pris car à part quelques épisodes parus dans Titans et dans des récits complets chez Aredit, Dany Rand s'est bien longtemps contenté de jouer les guests dans les séries les plus vendeuses de Marvel. Du moins, jusqu'à l'excellent run de Brubaker, mais on en reparlera un autre jour.


C'est donc dans une intégrale regroupant les épisodes consacrés au héros au sein de Marvel Premiere et les deux premiers numéros de sa série régulière que nous avons le plaisir de découvrir les origines du héros dans un mélange de films Disney et de Kung-Fu flick à la sauce 70's. Emmené dans les montagnes de l'Himalaya par son père à la recherche de la mythique K'un Lun, le jeune Danny verra Harold Meachum - l'avide associé de son géniteur - faire une Mufasa à ce dernier.
 
Long live the King

Abandonné avec sa mère par le vilain homme d'affaires, le petit garçon est ensuite recueilli par les moines immortels de la cité mystique. Sa mère - quant à elle - sauvera la vie de sa progéniture en nous rejouant une scène de La Belle et la Bête... mais sans la Bête.
 
Mais sous visage d'ange... C'est sûr que les loups la mangent

Décidé à venger la mort de ses parents adorés, Danny passera les dix années suivantes à s'entraîner afin de devenir une arme vivante et regagner le monde des hommes avec la ferme intention de faire payer sa trahison à Meachum. Cherchant à atteindre la perfection, il ira jusqu'à affronter le dragon Shou-Lao pour acquérir le pouvoir du Poing de Fer.

Il aurait mieux de se trouver... une belle fille à aimer

 Son parcours sera semée d'embûches sous les formes de ninjas, de karatékas divers, de robots tueurs, de sectes d'assassins et de confrontations avec des super-vilains tels que Batroc le Sauteur ou Angar le Cri à une époque où ils étaient encore cools.


 Bien heureusement, il fera aussi la connaissance d'alliés comme le professeur Wing, sa fille Colleen ou la pétulante Misty Knight. Le tout est bien entendu baigné dans une ambiance mystico-arts-martialesque très prisée dans une Amérique qui se délectait des films de Bruce Lee et de la série télévisée Kung-Fu.


Les scénarii sont simples, surtout dans les premiers épisodes qui ne servent principalement qu'à mettre en place le personnage, ses capacités et surtout son histoire. Les flash-backs relatant la jeunesse d'Iron Fist sont d'ailleurs étalés dans plusieurs épisodes ce qui permet de ne pas paraître rébarbatif ou "Origin Story Gonflante". L'alternance, parfois rapide, des scénaristes (l'équipe artistique a été remaniée trois fois... dans les trois premiers numéros) passe comme une lettre kung-fu à la poste du karaté.


Elle est aussi l'occasion de croiser pas mal de grands noms tant au scénario qu'au dessin parmi lesquels : Doug Moench, Roy Thomas, Len Wein, Gil Kane ou encore Larry Hama. Cependant c'est lors de la rencontre de Chris Claremont et John Byrne que Iron Fist prend véritablement son envol. Le duo, rendu mythique par leur collaboration sur l'Âge d'Or de Uncanny X-Men, ne se contente pas de livrer de bonnes histoires, il font clairement rentrer l'homme au Point de Fer dans l'univers Marvel, en lui offrant notamment une rencontre explosive avec Iron Man.


En résumé, je m'étais pourtant promis de ne plus me lancer dans une nouvelle série d'intégrales mais Iron Fist a su me faire mentir. Le volume s'est fini bien trop à mon goût et j'attends impatiemment la suite des aventures de Danny... sur papier.