mercredi 29 janvier 2014

Review : Black Beetle - Sans Issue (Urban Comics)

Si je vous dis "des espions nazis munis de jet-pack tentent de s'emparer d'un artefact aussi mystérieux que puissant avant d'être stoppé par un justicier capé répondant au nom de Black Beetle", qu'est ce que vous me répondez ?
 
Petit indice sur la tournure que va prendre cette review
 
- Rémy ? On n'a pas vraiment envie que tu nous parles de la dernière comédie musicale de Kamel Ouali.
Ou alors
- Rémy ? Tu serais pas en train de nous préparer encore un article dans lequel tu vas hurler sur tous les toits ton amour de la littérature dite "pulp" ?
Vous ne vous y êtes pas trompés !
 
 
 
Nazi-Copter contre le Scarabée Noir sera donc la nouvelle création de l'emblématique chorégraphe que beaucoup d'entre vous ont connu dans le gymnase de la Star Academy... Comme le scénario et le casting reste secrets pour l'instant, nous ne pouvons que supposer que ce futur chef d'œuvre de l'Entertainment chanté et dansé sera inspiré du comics Black Beetle de Francesco Francavilla. Soucieux de faire notre métier de journaliste jusqu'au bout, l'équipe de Fun en Bulle a donc décidé de faire la review de ce comics-hommage à la culture pulp... et ça tombe bien parce que j'adore tout ce qui est pulp !
 
Nazi-Copter... On dirait une chanson de Sébastien Patoche
 
Monsieur Francavilla ? Je tiens à vous remercier. Ce premier tome de Black Beetle compulse en une centaine de pages un nombre de références absolument hallucinant sans jamais atteindre l'écœurement. Bien qu'on ne sache rien de ses origines ni de ses motivations on trouve des ressemblances entre le héros et des personnages tels que Le Shadow, Doc Savage ou Judex... mais pas que ! Francavilla étant Italien, je ne peux m'empêcher de voir une filiation entre son protagoniste principal et Diabolik, le maître voleur. Un revolver dans chaque main, la cape flottant dans les ruelles malfamées de Colt City, Black Beetle pourchasse le mal sous toutes ses formes : sectes fascistes, mafieux de tous bords, vilains costumés de façon plus que criarde.
 
Ne dis plus rien sur mon costume maudit Black Beetle !
 
Je pourrais vous dire encore longtemps tout le temps que je pense de l'univers et de l'intrigue de Sans Issue, mais cela m'obligerait à laisser de côté la partie graphique. Les pages de ce volume sont comme des portées musicales jouant sur les sons, les ambiances et la couleur.
 
Et je déconne pas quand je parle de portée musicale
 
Certaines pages confinent d'ailleurs à la limite du pop-art et c'est on ne peut plus justifié au vu de l'univers du comics. Ce qui est fort, c'est d'avoir l'impression de lire quelque chose qui a effectivement été publié dans les années 60 ou 70... Mais en mieux. Le côté "trip nostalgique" jaillit d'un angle de vue, d'un costume, du look patibulaire d'un gangster dans une allée derrière un cabaret, du temple où notre héros se ressource...
 
Just Watch... that's Art
 
En conclusion, on attend impatiemment qu'Urban Comics nous sorte un deuxième tome tant celui-ci nous laisse avec une envie de croquer à nouveau du scarabée.
 
Prions, prions le Dieu Scarabée
 

vendredi 24 janvier 2014

VO-Day : Marvel Zombies (Marvel Comics)

Il y a des coïncidences qui ne doivent pas en être, qui ne doivent pas en être... C'est impossible ! La sortie simultanée de Empire of the Dead et de Night of the Living Deadpool chez Marvel nous le prouve à nouveau. En effet, les deux séries revisitent avec des approches aussi différentes que rafraichissante le chef d'œuvre que La Nuit des Morts-Vivants fut et reste encore au moins dans mon cœur de fanboy accro au classiques de l'horreur. Décider duquel de ces deux comics j'allais traiter fut un dilemme sans nom.  Après moult tergiversations avec moi-même, j'ai donc décidé de couper la poire en deux en traitant ces deux sorties simultanément... mais vraiment simultanément...
 
Dans un souci de simultanéité, je ne vous dirais pas de quel comics je sors mes images
 
A tout seigneur, tout honneur et commençons donc avec Empire of the Dead scénarisé Par George Romero himself, excusez du peu. Papy George (ou je l'appelle comme ça vu qu'il a bercé mon enfance) nous offre une suite plus ou moins directe à ses chefs d'œuvre cinématographiques en incluant cette histoire dans la timeline officielle de ces premiers films. En effet... nous apprenons au détour d'une page - et à l'occasion d'une révélation que certains n'hésiteront pas à qualifier de révisionniste - que l'un des protagonistes principaux n'est autre que...
 
Le poids des morts, le choc des bastos !
 
 
... Deadpool le mercenaire dissert qui se réveille dans un restau abandonné à la suite d'une indigestion de nourriture tex-mex. Lors de son coma, le monde a été envahi par des hordes de morts-vivants affamés qui ont déjà boulotté tous les autres super-héros. Suite à un flash-back coloré et hilarant, notre anti-héros n'aura pas d'autre choix que de...
 
Une case très drôle tirée de...
 
... Monter des spectacles rappelant les jeux du cirque où les zombies les plus "vivaces" s'affrontent pour le plaisir des nantis. Variation sur le thème de la lutte des classes et sur la mémoire latente des morts-vivants qui s'avèrent ne plus être la pire menace venus d'outre-tombe. Mais laissons-là l'aspect narratif et concentrons sur les graphisme.
 
Concentré... concentré...
 
On va aussi arrêter la retransmission simultanée, parce que là, j'ai des trucs sympas à dire.
 
Aussi sympa qu'un shooting de zombies tout azimut !
 
Night of the Living Deadpool s'inscrit parfaitement dans son approche "pastiche" en proposant des pages en noir et blanc où seul notre ami le mutant canadien apparait en couleur. De son côté, Empire of the Dead adopte une approche bien plus 80's dans le dessin. Les planches d'Alex Maleev ont en effet ce petit côté vieillot et désuet rappelant justement l'esthétique de film tels que Zombies ou Le Jour des Morts-Vivants.
 
Vous savez ? Ces films avec des zombies qui ont des looks trop kitch et des magasins Singer
 
A l'époque où The Walking Dead commence à lasser son public tant à la télévision qu'en comics et où des grosses marrades comme World War Z ou Warm Bodies viennent périodiquement essayer de réinventer le mythe du zombie dans l'imaginaire, je vous avouerais que je commençais à sérieusement me demander si on ne frôlait pas l'overdose. Un grand merci à messieurs Romero et Bunn pour m'avoir prouver que je suis loin d'être infaillible.
 
Tu m'as trahi cerveau de malheur !


mardi 14 janvier 2014

Review : Batman - Des Ombres dans la Nuit

Cela faisait un moment qu'on avait plus parlé de Batman sur le blog. Non pas que son actualité n'était pas chargé, mais nous attendions vraiment une sortie intéressante. Et c'est presque chose faite avec Des Ombres dans la Nuit... presque...
 
 
 
Réunissant le tandem Jeph Loeb - Tim Sale au scénario et au dessin (comme sur Un Long Halloween et Amère Victoire), l'album se divise en deux parties pour le moins... inégales...
 
Au moins aussi inégales que le rapport de force dans cette scène
 
La partie consacrée à l'homme chauve-souris rassemble trois récits tirés de Legends of the Dark Knight Halloween Special intitulés Peurs, Folie et Fantômes. Bien qu'anecdotiques, ces histoires permettent de mettre Batman face à l'Epouvantail, au Chapelier Fou, au Pingouin mais aussi et surtout fâce à ses propres angoisses et son passé. Il aura également droit à un remake Gothamite d'Un Conte de Noel de Charles Dickens à base de Joker et de Poison Ivy.
 
 
 
Graphiquement, les dessins sont beaux, même si je les trouve plus... brouillons que ce à quoi Tim Sale m'avait habitué. Décidemment... Était-ce là la fin de mes beaux espoirs pour une review pleine de louanges, de passion et de femmes sublimes se dandinant dans des cases étriquées ?
 
Patience les Sidekicks... Patience...
 
Et bien non ! Urban a eu l'excellente idée de contrebalancer une première partie pas forcement exaltante avec une petite perle. un joyau rare... J'ai nommé Catwoman - A Rome (When in Rome... en V.O et franchement ça claque comme un fouet).
 
"Tu serais pas en train de me voler la vedette de cette review par hasard ?"
 
Récit parallèle aux premiers épisodes d'Amère Victoire, When in Rome... nous narre les aventures de Selina Kyle décidant de trouver des réponses à l'énigme de ses origines. Accompagnée du Sphinx (forcement pour une énigme), elle se rend donc en Italie et se heurte à la loi du silence, à la Mafia ainsi qu'à quelques super-vilains franchement débarqués des Etats-Unis. L'affaire se complique et la petite amie de Batman sera obligée de se battre pour que cette quête du passé ne compromette pas son avenir.
 
Quelqu'un a dit "catfight" ?
 
Soyons clairs, le récit est tout bonnement magistral ! Le changement de décor permet une plongée dans une Italie de carte postale où règne une pègre plus sombre et respectueuse des règles que la foule bariolée des truands de Gotham City. C'est bien simple, certaines scènes et le destin de quelques personnages ne seront pas sans vous rappeler les moments les plus poignants du Parrain.
 
Un peu dans ce genre là !
 
Et le dessin... Mamma Mia ! On retrouve un grand Tim Sale. Je ne ferais qu'évoquer ses magnifiques couvertures inspirées par les oeuvres de René Gruau pour vous parler de ce qui fait toute la force graphique de cette mini-série : les courbes de Catwoman.
 
Et avant de vous remettre des fesses plein la vue, jetons un œil à ces couvertures somptueuses
 
Sensuelle, athlétique, charmeuse et fichtrement sexy, la femme-chat vous fera assurément tourner la tête. D'ailleurs, après lecture minutieuse, on en vient à se demander si les moments où elle enfile son costume de justicière pour botter des fesses autres que les siennes ne comptent pas parmi les plus ennuyeux de l'histoire.
 
Je retire ce que je viens de dire...
 
Alanguie sur un yatch en pleine Méditerranée, enveloppée dans une serviette à la sortie d'une piscine d'un grand hôtel ou encore détendue dans une baignoire, Selina sait jouer de ses charmes pour attendrir les truands les plus retorses et les lecteurs d'hentaï les plus blasés (dont je ne fais pas partie).
 
Moi vouloir être chat... euh nan... Moi vouloir être string
 
En résumé, Batman ne m'en voudra pas de clamer haut et fort que le principal attrait de cette sortie reste, à mon sens, la parution d'un récit sexy et envoutant dédiée à sa plus belle ennemie.

mercredi 8 janvier 2014

Top 5 : Les pires erreurs de casting dans les adaptations de comics

"Ben Affleck est parfait pour jouer Bruce Wayne parce que personne ne croira jamais qu'il est Batman"... Voilà le genre de phrases qu'on entend depuis l'annonce que le beau Ben allait interpréter l'homme chauve-souris dans le Batman - Superman de Zack Snyder. Il est vrai que sa magnifique incarnation de Gilbert Montagné... Daredevil, on est en droit de douter des capacités du bonhomme à se mettre dans la peau de l'un des super-héros les plus mythiques de l'histoire des comics.
 
Mais Ben pétait la classe dans Phantoms !
 
Mais l'histoire des adaptations de comics est truffée d'erreurs de casting et Ben Affleck est bien loin d'être le pire camouflet que les fans ont eu à subir. Souvenez-vous :
 
- Chris Evans dans le rôle de Jake Jensen (Losers)
- Chris Evans dans le rôle de Curtis (Le Transperceneige)
- Chris Evans dans le rôle de la Torche (Les Quatre Fantastiques)
- Chris Evans dans le rôle de Lucas Lee (Scott Pilgrim vs The World)
- Chris Evans dans le rôle de Captain America (Captain America & The Avengers)
 
 
C'est bon ? Vous avez souri ? Laissons place à la mesquinerie maintenant.
 
- #5 : Julian McMahon / Victor Von Fatalis
Le choix du génial Christian Troy pour jouer le despote latvérien... PDG de Fatalis Industries est symptomatique d'une maladie qui frappe souvent le cinéma américain. Cette affliction se nomme la "Mettons des acteurs de séries qui marchent dans les films". De plus, quand cette maladie se double d'une crise de "Ne lui mettons pas son masque sinon les gens ne vont pas le reconnaître", on passe de l'un des vilains les plus charismatiques de la BD au méchant démon amoureux de Charmed.
 
Maintenant, replie 4 de tes petits doigts métalliques et passons à la suite
 
 
- #4 : Famke Janssen / Jean Grey
J'ai lu tous les épisodes des X-Men... Tous ! A quelle moment la jeune mutante rouquine est-elle devenue une quadra en couple avec un type de dix ans son cadet ? Ca devait dans la saga "Days of Vergeture Past", non ?
 
Gros travail pour les maquilleuses... mais là, c'était la pause...
 
- #3 : Jennifer Garner / Elektra
Encore un cas d'acteur de série populaire qu'on se sent obligé de mettre à l'affiche d'un film... J'ai dit "acteur" ? Oui, je sais. Mais entre nous... Aviez vous imaginé que la tueuse à gages grecque la plus sexy du monde puisse devenir une Texane nourrie au yaourt et au barbecue ? Elle prend des hormones de croissance est-allemandes ou quoi ?
 
Nous ne mentionnerons pas l'autre acteur présent dans cette photo
 
- #2 : Nicolas Cage / Ghost Rider
Celui-là est un peu malhonnête, En fait, j'adore voir Nicolas Cage surjouer. Ce regard de fou quand le Rider s'empare de lui. Son rire de maniaque alors que dix secondes auparavant, il jurait ses grands dieux que la transformation le faisait souffrir. Ses implants capillaires qu'il essaie de faire passer pour ses vrais cheveux... Son besoin d'ajouter de l'humour dans une histoire QUI NE PRETE PAS A LA COMEDIE... Non... en fait, celui-ci est complètement honnête.
 
 
 
- #1 : Ryan Reynolds / Deadpool
Fallait pas toucher à Deadpool mec ! T'aurais dû lire le script de Wolverine : Origins, lire des comics, les comparer, dire "NON" et rentrer chez toi auprès de Scarlett. Et pourtant, tu étais si bon dans American Party...
 
Si t'avais eu autant de couilles que ton chien, tu aurais refusé...
 
Et vous les sidekicks ? Vous mettriez qui dans votre Top 5 ?

vendredi 27 décembre 2013

En mode Super-Castor : Wolverine - les années pré-X-Men

Conseil de lecture : Lisez les passages en italique avec l'accent québécois pour un soupçon de couleur locale.
 
La mutation est quelque chose d'époustouflant. Prenez cet article par exemple. A son commencement, il devait être un V.O-Day sur Origin II #1, la suite de Origin I la mini-série qui levait enfin le voile sur les mystérieuses... origines de Wolverine. Hélas, ce premier numéro ressemblant plus à un documentaire animalier sous forme de bande dessinée, il n'y avait pas grand chose à dire. C'est là que le changement s'est opéré et qu'une simple review est devenu l'occasion pour le Super-Castor de vous raconter l'histoire du plus emblématique des X-Men.
 
 
 
Pour rester clair et concis, cet article va uniquement traiter de la vie de Wolverine avant son entrée chez les X-Men. Croyez-moi, rien que cette tâche n'est pas des plus faciles tant les scénaristes qui se sont succédés sur les aventures de notre Canadien préféré (et le premier qui me parle d'Anthony Kavanagh va se prendre une dérouillée que même sa bergère ne le reconnaitra plus) ont brouillé les pistes à base d'implants mémoriels, de lavage de cerveau et de télépathes malveillants. Il est aussi important de savoir que cet article a de la valeur aujourd'hui, mais qu'il est plus que probable que ce que je vous y raconte n'aura plus la moindre valeur dans 6 mois... 10 ans.
 
 
 
Commençons par le commencement. La série Origin nous révélait l'enfance de Logan. James Howlett est né à la fin du 19ème siècle dans une famille aisée. Enfant à la santé fragile, ses seuls amis sont Rose - sa gouvernante - et Cabot Logan - le fils du jardinier - . Dans un retournement de situation digne d'un téléfilm érotique de la TNT, ce même jardinier finira par assassiner le père de James et révéler à ce dernier qu'il est son véritable père parce que Mrs Howlett est quand même bien chaude du poêle à bois. C'est lors de ces événements dramatiques que James va :
- découvrir que des griffes en os peuvent lui sortir des mains
- tuer son père biologique dans un accès de rage
- mutiler son demi-frère (Cabot donc)
- s'enfuir de la maison en compagnie de Rose
 
 
 
Nos deux fugueurs vont alors vivre dans une colonie minière jusqu'à ce que cabot les retrouve et que Rose meurent accidentellement sous les griffes de celui qui désormais se fait appeler uniquement Logan. Traumatisé par la mort de sa première rouquine, il fuit dans la forêt pour vivre avec les loups tel un Kevin Costner avant l'heure. C'est là que démarre Origin II et il est encore trop tôt pour savoir ce que ces années ont réservé à notre Robert Charlebois griffu.
 
et velu... très velu
 
C'est là que l'histoire devient aussi sombre et tordue qu'un grizzly dans un cours de yoga. La continuité officielle veut que ça soit durant ses années que Logan ne rejoigne la tribu indienne Blackfoot et épouse Silver Fox, une ravissante indienne, qui finira assassinée par Dents-de-Sabre sans que je sache pourquoi.
 
Petit, il n'avait pas aimé Pocahontas si ça se trouve...
 
Le reste des informations est quelque peu fragmentée. Logan a survécu à la première guerre mondiale, à un voyage au Japon au cours duquel il concevra son fils Daken. Puis retour dans les tranchées à l'occasion de la seconde guerre mondiale avant de rejoindre la Team-X. Cette équipe comprenant également Maverick, Wraith et... Dents de Sabre est une unité paramilitaire se chargeant des missions les plus pénibles et dangereuses que le gouvernement canadien a sous la main. Et oui... Dents de sabre faisait partie de l'équipe mais la mémoire du Garou mutant ayant déjà été effacée, il n'essaiera jamais d'ouvrir la panse de son collègue en deux pour le meurtre de sa femme.
 
Par contre, j'ouvrirais bien la panse de quelqu'un pour CETTE Team-X
 
Ses facultés mutantes attirent alors l'attention du projet Arme-X qui kidnappe alors Logan pour le soumettre à une série d'expériences dont le résultat final sera le recouvrement de ses os (et donc de ses griffes) par l'alliage indestructible qu'on appelle Adamantium. Les tests et les tortures infligés dans le cadre du projet laisseront bien entendu de lourdes séquelles dans l'esprit de notre Roch Voisine mi-homme mi-bête. Devenu fou, il s'évadera du complexe Arme-X et recommencera à errer dans la forêt.

La rumeur dit aussi que l'Arme X aurait changé les dents de Céline Dion
 
Il aurait pu y rester longtemps, s'il n'avait pas attaqué James Hudson et sa compagne. Hudson, scientifique chargé par le gouvernement canadien de former la première équipe de super-héros made in Feuille d'Erable, recueillera cet homme sauvage à qui il (ré)apprendra la vie en société.

Quand je vous dis qu'il était revenu à l'état sauvage, je déconne pas
 
 
Redevenu civilisé et ayant appris à mettre des vêtements, l'agent Logan va rejoindre le département H et, une fois de plus, s'occuper du linge sale du gouvernement canadien. C'est à cette époque qu'il va traquer Hulk et affronter à ses côtés la pire menace que le Canada n'ait jamais eu à affronter : Justin Bieber... le Wendigo. C'est là sa première apparition officielle dans un comics.
 
Le costume laissait encore à désirer
 
C'est suite à cette apparition remarquée que le Professeur Xavier viendra trouver notre mutant favori pour l'incorporer à sa nouvelle équipe de X-Men. C'est également là que se termine cette histoire du Super Castor qui vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année.

 
 
P.S : Si jamais vous voulez en savoir plus sur Logan/Wolverine, n'hésitez pas à me demander la suite de l'histoire de les commentaires de cet article.


mercredi 18 décembre 2013

The Walking Dead - Season 2 (Telltale Games)

Il est rare que je parle de jeux vidéos dès leur sortie. J'ai beau appeler les éditeurs en me présentant comme un éminent blogueur, pas un seul développeur ne semble vouloir m'envoyer de versions de leurs jeux. Exit donc les reviews de Batman : Arkham Origins, Lego Marvel Super Heroes ou autre Léa Passion Super-héros... Par contre, vous pouvez compter sur moi pour débourser les 5€ que coûtent le premier épisode de la seconde saison vidéo-ludique de The Walking Dead.

 
Pourquoi ? Parce que le premier m'avait scotché. Au contraire de Survival Instinct (le jeu basé sur la série TV) - FPS bourrin qui n'a cherché qu'à surfer sur le succès des frères Dixon - The Walking Dead de Telltale avait réussi l'exploit d'être une adaptation fidèle à l'univers du comics et de la série bien qu'on ne croise que très peu les héros auxquels nous sommes habitués. Explication !

 
 
De quoi traite Walking Dead ? "De zombiiiiiies" me diront les abrutis qui s'esclaffent sur n'importe quel film d'horreur. "Des rapports humains en temps de crise" me répondront à plus juste titre ceux qui ont un cerveau ou se seront un minimum branlé la nouille sur les films de Romero. Et c'est là que le premier jeu était intelligent ! Sous ces airs de point and click horrifique, The Walking Dead est avant tout un simulateur de rapports humains. A qui faire confiance ? A qui mentir ? Qui soutenir ou qui sacrifier ? Autant de questions qu'on se poserait si la menace zombie devenait réelle du jour au lendemain. Peu de jeux vidéos "adaptés" d'un autre média ont aussi bien réussi à "incarner" leur propos. Le seul exemple qui me vienne reste la suite de The Thing sur PS2 qui arrivait à la perfection à retranscrire le délire paranoïacorrifique du huis-clos de John Carpenter.
 
Ou comment passer son temps à se dire "Qui parmi mon groupe est infecté ?"
 
Et les choix ! Ceux qui auront rejoué la première saison plusieurs fois de suite auront bien vite découvert que les choix, les alliances et les liens que nous forgions dans chaque épisode n'avaient en définitive aucune influence sur le dénouement de l'aventure ou la destinée de la plupart des protagonistes. Pourtant, ils restent indissociables du gameplay. On a peu de temps pour choisir sa réponse dans un dialogue et du coup, on finit par répondre ce qui nous vient le plus naturellement. Ce que NOUS ferions dans la même situation et c'est ce premier choix qui est irréversible parce que lié à notre propre psychologie.

Peu importe mes choix... je te sauverais. Je recommencerais autant de fois qu'il le faudra, mais je te sauverais
 
Parlons un peu de l'histoire maintenant : Nous retrouvons Clementine quelques temps après les événements de la première saison. Elle est accompagnée d'Omid et Christa, les figurants  insipides dont on ne se souvenait déjà plus. D'ailleurs, ne les gardez pas trop en mémoire, tous deux iront leur propre chemin bien vite et vous vous retrouverez seule.

Et dans cette situation, certaines Clémentine n'aurait pas tenu longtemps
 
La gamine à la casquette a pris du caractère et perdu du poids. Seule, abandonnée, affamée, ne sachant pas à qui faire confiance, l'aventure débute pour elle sous de mauvais hospices et autant dire que la suite ne sera pas piquée des hannetons.

Clémentine aurait-elle suivi le régime "Weight Walkers" ?
 
Parce qu'autant le dire, l'action et le combat ne sont toujours pas au centre de cette nouvelle saison, mais les séquences de QTE sont bien plus exigeantes de ce à quoi nous étions habitués. Un combat contre un chien et une séance de chirurgie improvisée vous mettront notamment les nerfs à rude épreuve. Un summum de l'immersion.

La scène des toilettes d'aire d'autoroute : un summum de l'immersion je vous dis
 
On attendait beaucoup de cette nouvelle saison qui suivait un jeu que beaucoup de gens (y compris dans la presse spécialisée) considéraient comme l'un des meilleurs jeux de l'année. Il est difficile de se projeter au vu de ce premier épisode sur ce que seront les tenants et les aboutissants de l'intrigue et si elle nous proposera une implication émotionnelle comparable à ce que nous avions vécu, la larme à l'œil, l'année dernière.
 
Enfin, la larme à l'œil, ça dépend pour quel personnage...
 
 


jeudi 12 décembre 2013

VO-Day : Dead Body Road #1 (Image Comics)

Un braquage qui tourne mal, des innocents tombent sous les balles. Parmi eux, Anna, femme-flic. Gage, son mari, décide de se faire justice lui-même et de retrouver les membres du gang qui ont abattu son épouse.
 
 
Voilà pour l'histoire de Dead Body Road de Justin Jordan. Un comics-polar qui fait immédiatement penser à quelques classiques comme le Punisher ou les meilleurs films de Charles Bronson. Mais à cet embryon de scénario vu, revu et re-revu un milliard de fois viennent se greffer un piratage informatique nébuleux, un braqueur en fuite poursuivi par ses complices et un bien étrange tortionnaire qui porte la casquette aussi bien que Le Goon. On a beau être qu'au premier numéro de la série, on voit déjà se tendre une toile de fond bien plus complexe qu'il n'y parait.
 
C'était un piège ! Les meilleurs films de Charles Bronson n'existent pas !
 
Complexe et stylé d'ailleurs. Chaque personnage se campe en quelques secondes et le character-design (je sais pas si ce terme s'adapte aussi au comics, mais au moins il exprime ce que je veux dire) vous permet d'identifier qui est qui en quelques secondes : le flic désabusé qui ne croit plus au système, la brute épaisse qui a du être une star de l'équipe de foot de son lycée avant de tomber dans la drogue, le criminel qui a eu une enfance difficile durant laquelle il torturait des animaux... Bien entendu, rien de tout ça n'est expliqué dans les 22 pages que contiennent le comics mais ils sont tellement grandioses dans leur "stéréotype" qu'on prend plaisir à leur imaginer un background.
 
 
 
J'ai dit grandiose ? C'est sans doute parce que le dessin de Matteo Scalera m'a bien accroché. Tout en crayonné et lignes de fuite (on dirait presque que je m'y connais, mais ne vous y fiez pas) son style me rappelle du Leinil Yu mâtiné de Jock (nan mais sérieux, arrêtez moi je me la pète grave).
 
Vous les voyez les crayonnés et les lignes de fuite ?
 
Les scènes - je pourrais même dire les cases tant ça peut varier d'une seconde à l'autre -  d'action donnent vraiment des impressions de vitesse alors que les scènes de dialogue sont plongées dans l'ombre et la lumière et savent rester très statiques. La violence, omniprésente dans une histoire de ce genre a un petit côté "figé", comme si on voulait que le lecteur passe quelque secondes à encaisser le coc. Un découpage très cinématographique que ne renierez pas Tarantino ou Tony Scott (bah oui vu que je suis parti, autant y aller à fond dans l'auto-satisfaction).
 
Figé dans la mort et la souffrance dont seule la case suivante saura les libérer...
Ouais je vais me la jouer poète aussi...
 
En résumé, Image Comics nous sert ici un produit de bonne facture mais qui risque fort de faire très peu parler de lui jusqu'à ce que quelqu'un se décide à l'adapter au cinéma ou à la télévision. In theaters soon les Sidekicks !
 
Alors, de 1 je suis pas bourré et de 2, j'ai toujours voulu faire ce film...