jeudi 20 août 2015

Retro Review : Batman - Enfer Blanc (Comics USA)

Dans la grande famille des Batman-ophiles, les gens ont du mal à se mettre d'accord entre eux quand il s'agit de désigner la meilleure histoire du Dark Knight. Certains vous parleront de The Killing Joke, d'autres de Year One. Quelques uns loueront les épisodes de Grant Morrison alors que d'autres ne jureront que par la trilogie Le Long Halloween - Amère Victoire - Silence de Jeph Loeb. Et puis il y a les autres... ceux qui vous prendront par la main et vous entraineront dans les recoins de leur collection pour sortir d'une étagère poussiéreuse les 4 volumes de Enfer Blanc.


Bien que cette dernière catégorie de gens soit composée de gens bizarres et pas franchement portés sur le ménage (mes étagères sont toujours propres et nickels), ils n'ont pas tout à fait tort. Injustement mis à l'écart depuis de trop nombreuses années par des éditeurs qui n'ont pas encore eu le bon goût de nous la ressortir, Enfer Blanc ne constitue peut être pas LA meilleure saga de l'homme chauve-souris mais reste un indispensable, ne serait-ce que pour son originalité.


Dès les premières pages, nous assistons à une scène à laquelle nous n'étions que trop peu habitués : Batman, pieds et poings liés, aux mains de ses ennemis dans les égouts de Gotham. Un flash-back nous révélera que notre héros s'est retrouvé dans cette facheuse posture alors que la ville connait une vague de meurtres sanglants au sein de la pègre et que tous les sans-abris disparaissent des rues de la cité.


Meurtres commis à l'instigation du Diacre Blackfire par une armée de laissés pour compte qu'il a rassemblé dans les souterrains de la ville. Personnage charismatique plus vieux que la ville elle-même, ce sinistre évangeliste va user des ses méthodes dignes des sectes les plus vicieuses pour briser l'esprit du caped crusader et l'enrôler dans sa croisade contre le mal et la corruption... et aussi pour prendre le contrôle de Gotham. Et il y parvient le bougre !



C'est là que le scénario de Jim Starlin nous laisse sur les fesses. Jamais nous n'avions vu un Batman aussi désespérément vulnérable. Marionnette inoffensive  entre les mains de Blackfire, le héros ne parviendra à briser son conditionnement qu'en assistant au meurtre d'un innocent au cours duquel il ne fera pas le moindre geste pour sauver la victime.


Pourtant, même libéré de l'emprise de son adversaire, Batman reste fragile et pour la première fois au cours de toutes mes lectures, j'étais plus rassuré pour notre héros lorsque Robin (version Jason Todd) était à ses côtés. Traumatisé par son expérience, le justicier reste pétrifié par la peur lorsque les hordes de Blackfire s'emparent de Gotham, assassinant les responsables politiques, s'attaquant aux hommes du Commissaire Gordon et divisant l'opinion publique qui s'interroge sur l'efficacité des méthodes de l'homme d'église.
 
Et autant que Robin se fait plaisir pour une fois...
Fissurant l'habituel monolithisme de l'homme chauve-souris, Enfer Blanc bénéficie des dessins de Berni Wrightson qui pose son art sur des scènes d'hallucinations à la limite du psychédélisme morbide et dépeint des scènes de guérilla urbaine traversées par une Batmobile - Monster Truck.


Est ce pour l'image d'un Batman anéanti qu'il renvoie ? Pour la mise en avant d'un vilain aussi charismatique et mystérieux (il prétend être plus vieux que Gotham et rien dans l'histoire ne nous révèle si cela est vrai ou pas) que sous exploité dans la mythologie Gothamite (à peine deux apparitions depuis) ? Toujours est-il qu'il serait grand temps que nos amis de Urban se décide à nous ressortir cette pépite pour la faire connaitre au plus grand nombre... ou à nous expliquer pourquoi nous en sommes privés ?

Quand Batman devient un kéké de la route !
 

jeudi 13 août 2015

VO-Day : Vampirella Army of Darkness #1 - #2 (Dynamite)

Je suis en manque... en manque de Ash !!! Comme tout adolescent des 90's qui se respecte, j'ai adoré la trilogie Evil Dead et son héros emblématique : Ash Williams incarné par un Bruce Campbell pour lequel la seule expression qui me vienne à l'esprit reste "dégueuler de charisme". Drôle à l'extrême, bourré d'actions, un monument d'acting digne d'un oscar... ces films restent un essentiel dans ma culture cinématographique.
 
Charisme...
Pourtant, force est de constater que même si les aventures du vendeur de Prix Bas (où les prix sont bas) sont l'objet d'un culte même de ce côté ci de l'Atlantique, personne n'a jamais daigné nous publier la ligne de comics relatant ces dites aventures. Hormis le crossover Marvel Zombies vs. Army of Darkness dans lequel Ash vivait les premiers jours d'une infestation zombie frappant Spider-Man et ses amis, nous n'avons pas eu grand chose de "groovy" pour caler notre addiction.
 
Et c'était bon... magret la présence d'Howard The Duck
Dommage, mille fois dommage tant les comics Army of Darkness publiés par Dynamite ont su garder vivant l'esprit des films de Sam Raimi. De plus, Ash en a profité pour côtoyer nombre de guests hauts en couleur : Dracula, Darkman, le docteur Herbert West de Re-animator, Freddy Kruger, Jason ou encore Xena la Guerrière...
 
Des fois que vous ne me croiriez pas...
C'est d'ailleurs à l'un de ces "crossovers" que cet article - qui a déjà bien trop digressé - va s'intéresser. La rencontre entre l'élu au boomstick et la pin-up de la planète Drakulon : la plantureuse Vampirella.


L'intrigue est en fait un épisode qu'on pourrait qualifier de "filler" prenant place pendant les événements du troisième film. Ash vient de récupérer le Necronomicon Ex Mortis et attend l'attaque de son double maléfique et de l'armée des ténèbres à l'abri dans le château d'Arthur. Malheureusement, ses incantations approximatives ont ouvert un vortex sans qu'il s'en rende compte.


Vortex duquel a surgi une Vampirella possédée par l'un des esprits maléfiques libérés par le livre des morts. Dès lors, on arrive à la phase "They meet and they fight" typique de tous les crossovers dans laquelle les deux héros s'affrontent jusqu'à ce que Ash parvienne à libérer la succube en maillot de bain de sa démoniaque emprise.


Décidée à aider Ash à repousser l'assaut des forces de Evil Ash pour pouvoir regagner son époque, Vampirella doit d'abord prouver à Arthur et sa cour qu'elle n'est pas une sorcière... et Ash est désigné d'office pour être son avocat dans un procès moyennageux.

Le plus réussi dans Vampirella Army of Darkness ne sont pas les dessins (même si le travail de Jeff Morales reste de bonne facture) ni le scénario de Mark Rahner qui se déroule selon les travers habituels de la rencontre super-héroïque... Si ce comics ne devait avoir qu'une seule qualité, ça serait son état d'esprit. En complète harmonie avec le matériau d'origine, les deux premiers épisodes (et à priori ceux qui vont suivre) constituent une véritable addition à l'univers de la franchise au lieu d'être un simple produit racoleur.


Ash J. Williams reste ce braillard à grande gueule, un Monsieur Je-Sais-Tout qui ne sait pas grand chose dans le fond. Il est cool, condescendant, moqueur et manie toujours la tronçonneuse et le fusil de chasse avec dextérité.


Sur ces bonnes paroles, je vous laisse. J'ai bâti un autel sur lequel j'ai déposé un livre relié de chair humaine et écrit en lettres de sang. Au creux de ses pages se trouve la formule qui nous assurera de la diffusion de la série Ash vs The Evil Dead à la télévision française.


Klaatu... Verata... ... .... ...

dimanche 9 août 2015

Top 5 : les supers pouvoirs qui seraient utiles dans la vraie vie

Il est des débats qui reviennent régulièrement dans le monde des fans de comics. Qui est le plus fort entre Hulk et Superman ? Quel Robin préférez-vous ? Si Thor pose son marteau dans un ascenseur et que celui-ci monte d'un étage, cela signifie-t-il que l'ascenseur est "digne" ? Ces questions ont déchiré les amateurs comme les connaisseurs et ont été à l'origine d'amitiés bafouées, de familles divisées et d'innombrables disputes plus ou moins véhémentes.
 
Quand je dis "disputes véhémentes" vous voyez que ça rigole pas !
Pourtant, la question qui nous intéresse aujourd'hui a su dépasser le cercle fermé des geeks pour se voir posée au moins une fois dans la vie de tout un chacun : Quel super-pouvoir aimeriez-vous posséder ?

N'empêche... j'aimerais trop savoir si ce qui se passe dans ce cas là

Si la plupart des gens vous répondront qu'ils aimeraient voler, devenir invisible ou pouvoir lire dans l'esprit des gens, c'est parce qu'ils n'ont jamais réellement pris la peine de réfléchir à la question. Voler ? On a inventé les avions pour ça et j'ai bien dans l'idée qu'il est plus agréable de voyager dans Boeing que par ses propres moyens ne serait-ce que pour éviter le froid, le manque d'oxygène en haute altitude ou les oiseaux. L'invisibilité ou la télépathie semblent tentants, mais elles mèneraient à n'en point douter à des problèmes de violation de vie privée et de voyeurisme en tous genres.
 
Demandez à Kevin Bacon...
Intéressons-nous aujourd'hui à des pouvoirs qui seraient véritablement utiles dans la vie de tous les jours.

5 - Avoir les cheveux de Medusa


La reine des Inhumains a beau avoir une poigne de fer quand il s'agit de régner sur son peuple, son principal atout reste sa chevelure épaisse et flamboyante. En effet, ses cheveux lui obéissent au doigt et à l'oeil tels des milliers de tentacules.


Application dans la vraie vie : Fini de se battre contre les fourches, les cheveux qui frisent sous la pluie ! Au placard les gels fixateurs et autres fers à lisser ! Même plus besoin de passer devant le miroir chaque matin pour tenter de discipliner cette anarchie capillaire qui siège sur votre tête ! Il suffirait d'ordonner à vos cheveux de se coiffer et ses derniers s’exécuteraient... parce que vous le valez bien.


4 - Connaître le Système d'Azrael


Qui a dit qu'avoir le cerveau tout chamboulé par des suggestions hypnotiques était une mauvaise chose ? Certainement pas Jean-Paul Valley en tous cas ! Destiné à devenir l'ange de la vengeance Azrael - l'assassin attitré de l'ordre de Saint-Dumas - le jeune homme a subi dès avant sa naissance les effets du Système. Lorsqu'il en a besoin, il devient plus fort, plus rapide et ses facultés mentales sont accrues au point de le doter d'une "super intuition" et de lui permettre de mémoriser en un temps record des listes de données complexes. Un exemple ? Alors qu'il était le remplaçant de Batman, Jean-Paul a mémorisé le plan et les horaires du métro de Gotham en une seul nuit...
 
Like a boss !!!
Application dans la vraie vie de tous les jours : Citez-moi un étudiant qui n'aurait pas envie de mémoriser l'intégralité de ses cours en une seule nuit ! Bon... il est aussi possible que vous vous mettiez à tuer des gens... mais on parle de révisions à la vitesse de l'éclair !


3 - Avoir la Voix de Jesse Custer


Vous n'avez jamais eu la terrible et énervante sensation que les gens ne vous écoutent pas quand vous parlez ? Jesse Custer le héros de Preacher ne connait pas ce problème. Possédé par l'esprit d'une créature mi-ange mi-démon, ce pasteur quelque peu rock n'roll a acquis le pouvoir de la Voix !!! A quelques rares exceptions près, quiconque entend ses paroles ne peut que lui obéir...
 
Mais le charisme y est peut être pour quelque chose aussi...
Application dans la vraie vie véritable de tous les jours : Laissons de côté toutes les possibilités dictatoriales que nous offrirait ce pouvoir pour un Top 5 (un Top 5 dans un Top 5 ça s'appelle un Top 5-ception) de ce qu'il nous permettrait de faire :

5 - "Laissez-moi passer" et ça en est fini de faire la queue en caisse des supermarchés quand on a que deux articles.
4 - "Débarrassez la table et faites la vaisselle" Parents ! Vos enfants feront enfin leurs corvées
3 - "Taisez-vous" au cinéma et adieu les gros lourds qui commentent le film
2 -  "Regarde ce film" / "Ecoute ce disque" pour vos amis qui ne comprennent pas qu'ils passent à côté d'un chef d'oeuvre et ferait mieux d'écouter vos conseils.
1 - "Je veux mon steak à point, pas saignant" dans un restaurant parce qu'il faut bien avouer que les cuistots n'ont pas la même conception de la cuisson que le commun des mortels.


2 - Guérir comme Wolverine


Mauvais exemple que celui-ci alors que la saga La Mort de Wolverine vient de paraître en France, mais force est de constater que Logan aurait sans doute passé l'arme à gauche depuis des années (voir des siècles) sans son pouvoir de guérison. Préservant le mutant canadien de toute maladie et refermant ses plaies presque aussi vite qu'elles s'ouvrent, sa faculté à récupérer a beaucoup plus contribué à son rôle de membre pivot des X-Men que ses griffes d'adamantium.

Application dans la vraie vie de la réalité véritable de tous les jours : Ne plus souffrir des rhumes, de la crève ou de la gastro constitue déjà un avantage indéniable dans notre société mais ce qu'on oublie souvent (même certains scénaristes arrivent à l'oublier) c'est que le pouvoir de Logan l'empêche également d'être victime d'une bonne gueule de bois de derrière les fagots !

et de toutes ses conséquences possibles

1 - Avoir les réflexes photographiques de Taskmaster


Vilain de seconde zone Taskmaster (le Maître de Corvée en VF) est surtout connu pour être un mercenaire sans pitié et un formateur de sbires pour toutes les organisations terroristes et ses camarades super-vilains. Cependant, il est doté du "pouvoir" (les avis diffèrent sur le terme) des réflexes photographiques ! Il lui suffit de regarder quelqu'un en train de faire n'importe quoi pour pouvoir reproduire ses actions. Maître des arts martiaux, il est capable de copier les mouvements (et d'utiliser les armes) des plus grands : Captain America, Daredevil, Oeil de Faucon, Swordsman... Dans la mini-série qui lui fut consacré en 2002, on apprendra qu'il a appris à se battre et à manier les armes à feu en regardant les films de Bruce Lee ou John Woo.

Application dans la vraie vie quotidienne de la réalité véritable de tous les jours : si j'avais les réflexes photographiques de Taskmaster, je m'inscrirais à Koh Lanta après avoir revu toutes les saisons précédentes. Je saurais comment réussir les différentes épreuves, tenir sur les poteaux... Je saurai même faire du feu ! Aucune immunité ne m'échapperait et à moi les 100 000 euros. Malheureusement, il semblerait que le vrai Taskmaster ait déjà fait le coup.
En même temps, en gardant son masque en forme de crâne, c'était sur qu'il se ferait griller

Et vous les Sidekicks ? Quel pouvoir de la vraie vie aimeriez-vous posséder et comment vous en serviriez-vous ?

jeudi 6 août 2015

Et Vlog La Galère : Les Quatre Fantastiques (20th Century Fox)

J'aime inventer des expressions et pour le Fantastic Four de Josh Trank, j'avais déjà lu tellement d'avis négatifs avant même d'aller voir le film (alors que j'y suis allé le jour de la sortie, c'est dire si le film se faisait basher) que je vous en invente une ici et tout de go :

Il ne faut pas tirer sur l'ambulance avec l'eau du bain.

Enjoy

 

mardi 21 juillet 2015

Retro Review : Frank Miller's Ronin (Zenda)

L'été, ma vieille mère me disait toujours "Une brocante, c'est comme une boîte de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber"... et après, pour une raison que j'ignore, elle se levait d'un bon en criant "Cours, Remy, cours" avant d'aller pêcher la crevette avec mon ancien sergent du Viet-Nam. Toujours est-il qu'elle avait raison car jamais au grand jamais, je n'aurais pu me douter que mes balades du week-end sur les brocantes de ma région m'amèneraient à mettre la main sur un classique parmi les classiques... Le DVD de Forrest Gump... Ronin de Frank Miller.



Sorti à l'origine chez DC entre 1983 et 1984, le graphic novel qu'est Ronin illustre à la perfection l'amour que Miller éprouve pour le Japon. N'avait-il pas déjà donné naissance à La Main, le clan de ninjas ennemi de Daredevil et dessiné les aventures de Wolverine au Japon ? Fasciné par les arts martiaux et les samouraïs, il aura à coeur de mettre en scène une figure charismatique qui l'intrigue autant qu'elle l'inspire : le samouraï sans maître, le guerrier déchu, le ronin...
 
Ca marche aussi pour l'acteur déchu qui n'a rien fait de bien depuis Casino
Dans le Japon féodal, notre héros anonyme devient le ronin du titre lorsque son sensei - Maître Hozaki - meurt des mains du démon Agat qui est à la recherche de l'Epée de Sang. Cette lame (volée par Hozaki au démon), si elle est imprégnée du sang d'un innocent, est la seule à pouvoir renvoyer ce dernier dans les ténèbres. Cherchant à venger la mort de son maître, Ronin prend la route avec l'Epée de Sang, bien décidé à s'entraîner pour sa confrontation finale avec le démon.


Il le retrouvera bien des années plus tard et triomphera d'Agat en s'embrochant en même temps que son ennemi, procurant ainsi à la lame le sang de l'innocent dont elle avait soif. Agonisant, mais pas idiot, le démon jettera un dernier sort : il enfermera son âme et celle du Ronin dans l'épée afin qu'elles y restent pour l'éternité.


Sauf que l'éternité... et bien ça dure 800 ans visiblement car c'est dans un New-York dystopique que les deux adversaires reprendront leur combat. Incarné dans le corps d'un enfant-tronc... dotés de pouvoirs télékinésiques et de prothèses cybernétiques. Perdu dans un monde qu'il ne peut pas comprendre, poursuivi par la police du futur et par des robots, harcelé par les gangs des ruines de New-York et mis au menu du repas des cannibales peuplant les égouts de la cité, Ronin ne pourra compter que sur lui et sur son sabre. 


Mêlant Chanbara et Cyberpunk, Ronin marque le véritable début de l'intérêt que le comics américain va commencer à porter à son cousin asiatique : le manga. En effet, autant par le style que par l'histoire ou les thématiques, Ronin sent l'hommage aussi bien à Lone Wolf and Cub qu'à Akira.
 
Comme vous devez connaitre Akira, voici Lone Wolf and Cub
Les dessins - de Miller également - nous propulsent alors d'estampes japonaises à d'énormes splash pages (une seule illustration sur une double page) représentant une Grosse Pomme post-apocalyptique ou la cité  bio-technologico-organo-synthétique (?) peuplés de robots méchas filiformes d'Aquarius. Des décors propices aux vices de toutes sortes dans lesquels, l'auteur balance ce qui allait devenir ses clichés habituels : lutte des classes (ou des races avec l'affrontement entre les gangs noir et nazi), personnages ayant peu ou pas de valeurs morales... 
 
Estampe japonaise qu'on a dit...
Une déliquescence de l'âme, en somme, dans laquelle son héros innocent se retrouvera happé sans jamais perdre de vue son objectif. Stoïque, aussi silencieux que mortel, Ronin devient une icône immédiate dans l'antichambre de l'enfer qu'est devenu le monde.

Malgré un twist assez décevant et une fin qui nous laisse... sur notre faim, Ronin mérite à n'en point douter son statut d'oeuvre phare des années 80. Incisif, violent, beau et précurseur tant dans sa narration que dans sa mise en scène, les aventures du Samouraï sans maître de Miller trouveront une place de choix sur les étagères de n'importe quel collectionneur de comics qui a envie d'ajouter une touche d'Histoire (du média) à ses volumes.


vendredi 17 juillet 2015

Et Vlog La Galère - Ant-Man


J'ai enfilé mon joli T-Shirt "The Walken Dead" pour vous parler de Ant-Man, dernier né des Studios Marvel. Pas un mauvais film, mais de gros soucis de consistance dans le scénario.

mercredi 8 juillet 2015

Comics Theory - Quand on a qu'Alan Moore

Nouvelle rediff et non des moindres : Quand on a qu'Alan Moore l'émission la mieux réalisée que j'ai jamais eu la chance de tourner. Enjoy les Sidekicks !