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lundi 7 septembre 2015

VO-Day : Deadpool vs. Thanos #1 (Marvel Comics)

Champion des concepts improbables et des rencontres inopinées, Deadpool le mercenaire provocateur revient pour une nouvelle mini-série en quatre épisodes qui le met face à face avec son rival de toujours dans le coeur de la Mort : Thanos le Titan fou. En effet, si les deux personnages évoluent dans des sphères complètement différentes du Marvel Universe, ils ont un point commun : tous les deux ont le coeur qui bat la chamade pour la plastique de rêve de l'incarnation physique de la Grande Faucheuse... enfin "plastique de rêve" si vous aimez les filles qui ont la peau sur les os, voir pas de peau du tout... juste des os.
 
Elle arrive pourtant à être plus sexy que cette fille-là...
Située chronologiquement avant le relauch Marvel Now - ce qui me fait déjà aimer le projet tant la nouvelle série semble avoir perdu son grain de folie caractéristique - l'aventure débute au beau milieu du combat qui oppose Wade Wilson à Thanos... Combat au cours duquel les facultés d'auto-guérison de Wade seront mises à rude épreuve, vu qu'il finit écrabouillé sur le sol du vaisseau du Titan. Une intro in medias res comme on dit qui ne va pas tarder à laisser la place à un flashback nous expliquant comme les deux personnages en sont venus à se mettre sur la tronche.


Alors qu'il vient d'assassiner le Docteur Fatalis pour prouver aux Avengers que ça n'était pas si compliqué que ça, Deadpool se retrouve projeté dans l'océan par sa victime miraculeusement revenue à la vie. A l'agonie, notre héros se verra à nouveau refuser la glaciale étreinte de sa dulcinée La Mort et cette dernière, prisonnière de... quelqu'un ou quelque chose, le suppliera même de venir la délivrer car, en son absence, plus personne dans l'univers ne peut trouver le repos éternel (ce qui rappelle carrément l'intrigue de Revival ou de Torchwood : Miracle Day).


L'identité de celui qui s'est ainsi amusé à séquestrer sa belle et tendre ne fait aucun doute pour Deadpool : il ne peut s'agir que de Black Talon... le sorcier vaudou... qui porte un... costume de poulet ?! Heureusement ce dernier mettra le mercenaire sur la voie d'un suspect bien plus plausible : Thanos qui, par jalousie, avait déjà lancé sur Wade un sort de nécromancie l'empêchant de mourir.


C'est là que l'action recommence, mais que les choses se gâtent. Réalisant que La Mort a demandé l'aide de Deadpool et non la sienne, le super-vilain nihiliste décide de ravaler sa fierté, de remettre son rival sur pieds et - dans une dernière page qui fait piaffer d'impatience - de s'allier à ce dernier pour débusquer ceux qui ont fait du mal à leur petite chérie.


Ça fait du bien ! Un exemple : quand Black Talon dit à Deadpool qu'il a peu de chance contre Thanos, ce dernier lui répond qu'il vend plus de comics que Superman... Un come-back de la "Deapool-attitude" bienvenu alors que la série régulière sombre de plus en plus dans un conformisme bien trop éloigné des heures de gloire de la série, Marvel semble vouloir renouer avec les sagas qui ont enthousiasmé les fans (et quelque part, il serait judicieux de penser que le trailer du film Deadpool n'est pas étranger à ce retour en arrière). On ne peut pas lire Deadpool vs Thanos sans penser à Deadpool Corps ou à Deadpool Team-up.
 
Bon ok, c'est Liefeld aux dessins... mais c'est bien quand même...
Les planches d'Elmo Bondoc (dessinateur sur la nouvelle série Ms Marvel) sont agréables et l'oeil et le scénario de Tim Seeley (celui de Revival... tiens tiens... comme par hasard) nous laisse imaginer une saga cosmique fun et décomplexée au cours de laquelle nos deux protagonistes mettront le cosmos sens dessus dessous. De plus, l'apparition éclair des Gardiens de la Galaxie dans ce premier numéro laisse à penser que plus d'un personnage cosmique de chez Marvel se joindront à la fête.


Wait and see donc...

jeudi 13 août 2015

VO-Day : Vampirella Army of Darkness #1 - #2 (Dynamite)

Je suis en manque... en manque de Ash !!! Comme tout adolescent des 90's qui se respecte, j'ai adoré la trilogie Evil Dead et son héros emblématique : Ash Williams incarné par un Bruce Campbell pour lequel la seule expression qui me vienne à l'esprit reste "dégueuler de charisme". Drôle à l'extrême, bourré d'actions, un monument d'acting digne d'un oscar... ces films restent un essentiel dans ma culture cinématographique.
 
Charisme...
Pourtant, force est de constater que même si les aventures du vendeur de Prix Bas (où les prix sont bas) sont l'objet d'un culte même de ce côté ci de l'Atlantique, personne n'a jamais daigné nous publier la ligne de comics relatant ces dites aventures. Hormis le crossover Marvel Zombies vs. Army of Darkness dans lequel Ash vivait les premiers jours d'une infestation zombie frappant Spider-Man et ses amis, nous n'avons pas eu grand chose de "groovy" pour caler notre addiction.
 
Et c'était bon... magret la présence d'Howard The Duck
Dommage, mille fois dommage tant les comics Army of Darkness publiés par Dynamite ont su garder vivant l'esprit des films de Sam Raimi. De plus, Ash en a profité pour côtoyer nombre de guests hauts en couleur : Dracula, Darkman, le docteur Herbert West de Re-animator, Freddy Kruger, Jason ou encore Xena la Guerrière...
 
Des fois que vous ne me croiriez pas...
C'est d'ailleurs à l'un de ces "crossovers" que cet article - qui a déjà bien trop digressé - va s'intéresser. La rencontre entre l'élu au boomstick et la pin-up de la planète Drakulon : la plantureuse Vampirella.


L'intrigue est en fait un épisode qu'on pourrait qualifier de "filler" prenant place pendant les événements du troisième film. Ash vient de récupérer le Necronomicon Ex Mortis et attend l'attaque de son double maléfique et de l'armée des ténèbres à l'abri dans le château d'Arthur. Malheureusement, ses incantations approximatives ont ouvert un vortex sans qu'il s'en rende compte.


Vortex duquel a surgi une Vampirella possédée par l'un des esprits maléfiques libérés par le livre des morts. Dès lors, on arrive à la phase "They meet and they fight" typique de tous les crossovers dans laquelle les deux héros s'affrontent jusqu'à ce que Ash parvienne à libérer la succube en maillot de bain de sa démoniaque emprise.


Décidée à aider Ash à repousser l'assaut des forces de Evil Ash pour pouvoir regagner son époque, Vampirella doit d'abord prouver à Arthur et sa cour qu'elle n'est pas une sorcière... et Ash est désigné d'office pour être son avocat dans un procès moyennageux.

Le plus réussi dans Vampirella Army of Darkness ne sont pas les dessins (même si le travail de Jeff Morales reste de bonne facture) ni le scénario de Mark Rahner qui se déroule selon les travers habituels de la rencontre super-héroïque... Si ce comics ne devait avoir qu'une seule qualité, ça serait son état d'esprit. En complète harmonie avec le matériau d'origine, les deux premiers épisodes (et à priori ceux qui vont suivre) constituent une véritable addition à l'univers de la franchise au lieu d'être un simple produit racoleur.


Ash J. Williams reste ce braillard à grande gueule, un Monsieur Je-Sais-Tout qui ne sait pas grand chose dans le fond. Il est cool, condescendant, moqueur et manie toujours la tronçonneuse et le fusil de chasse avec dextérité.


Sur ces bonnes paroles, je vous laisse. J'ai bâti un autel sur lequel j'ai déposé un livre relié de chair humaine et écrit en lettres de sang. Au creux de ses pages se trouve la formule qui nous assurera de la diffusion de la série Ash vs The Evil Dead à la télévision française.


Klaatu... Verata... ... .... ...

jeudi 20 novembre 2014

Retro-Review : Les Etranges X-Men et les Jeunes Titans (LUG)

Au milieu des guerres intestines entre les deux gros plus éditeurs de comics du marché, une trêve s'installa à la fin des années 70 et au début des années 80. Vestiges du Flower Power ou des prises de LSD des 60's ? Nul ne le sait, mais DC et Marvel décidèrent de suivre un slogan qu'on aurait pu appeler "Faisons des crossovers, pas la guerre". C'est ainsi que naquirent des albums comme les deux Superman Vs. Spider-Man, l'excellent Batman Vs. Hulk ou encore l'album dont nous allons parler aujourd'hui : Les Etranges X-Men et les Jeunes Titans.
 
 
En 1982, Uncanny X-Men et The New Teen Titans étaient deux séries dont la popularité ne cessait de croître et il était alors logique de profiter de ce boost pour aller chercher quelques dollars supplémentaires dans la poche du jeune kid qui demandait chaque mois sa dose de mutants, d'adolescents à super-pouvoirs et de conflit on ne peut plus cosmique. Le projet arriva chez Marvel entre les mains expertes de Chris Claremont pour le scénario et Walt Simonson au dessin.
 
Serval affronte Terminator... et oui, les traducteurs ne chômaient pas à l'époque
 
La particularité des crossovers de cette époque (qui s'arrêtèrent d'ailleurs après les 4 titres cités plus haut parce que... ben, parce que la guerre a repris quoi...) était de ne donner aucune justification dimensionnelle aux rencontres entre les personnages. Comme si les personnages DC et Marvel avaient toujours partagé le même univers, mais qu'ils ne se fréquentaient pas. C'est donc ainsi avec une simplicité effarante que notre histoire se met en branle.
 
"Salut, on passait dans le coin"
 
L'ignoble Darkseid cherche à percer les secrets de "La Source", une... source d'énergie que nul n'a jamais pu atteindre car elle est protégée par un mur infranchissable composé des corps statufiés de tous ceux qui ont chercher à le franchir (et c'est un des concepts made in DC que j'apprécie le plus). A la recherche de ce qui lui permettra de franchir, l'horrible tyran d'Apokolips décide d'utiliser les résidus de la force Phénix associés aux souvenirs des X-Men pour ramener le Phénix Noir d'entre les morts.
 
 
Pendant ce temps, dans un univers qui est tout à fait le même, Raven - membre des Teen Titans fait un cauchemar à base d'oiseau de feu qui ravage toute la création. Plutôt perturbée par cette vision de fin du monde, elle en parlera à sa co-équipière Starfire. Cette dernière étant une extra-terrestre, elle a entendu parler de la légende de Phénix et décide de mener son équipe dans un affrontement contre les derniers associés connus de la déesse folle : les X-Men.
 
 
Comme vous pouvez vous en douter, les deux groupes décident de faire cause commune contre le Phénix Noir et un Darkseid qui, pour le coup a embauché Deathstroke le Terminator. Petit spoiler : le récit est l'occasion de voir Cyclope investi pour la première fois par la Force Phénix dans un affrontement souterrain juste en dessous d'un concert géant à Central Park.
Petite anecdocte : en 1982, c'était Simon & Garfunkel qui chantaient à Central Park
 
Bien qu'appréciable et plutôt bien dessiné, le récit n'est malheureusement pas exempt de défauts... Faire vivre autant de personnages en seulement 64 pages en laisse forcément plusieurs sur le tapis. Ainsi, Kid Flash, Wonder Girl, Diablo, Colossus et même Robin (le leader des Titans quand même) ne font guère plus que de la figuration.
 
 
Le scénario est également assez confus. Je parlais du dessein de Darkseid de s'emparer des pouvoirs de La Source, mais ce plan semble disparaître au milieu du récit pour être remplacé par un "Je vais faire de la Terre une nouvelle Apokolips" avant de revenir à sa... source dans les toutes dernières pages du récit. De même, la présence de Métron n'était pas indispensable... loin de là.
 
ET puis... ben le mur de La Source quoi...
 
Toutefois, n'allez pas dire ce que je n'ai pas dit. L'histoire est plaisante et pourvue d'instants humoristiques appréciables. Le moment le plus drôle ? Le baiser fougueux de Starfire à Colossus qui permet à la princesse de Tamaran d'apprendre le russe... avec Diablo qui se pointe derrière en disant "Sprechen Sie Deutsch ?".
 
 
Petite conclusion... En regardant mon album Lug de 1985, j'ai eu le cœur serré en apercevant son prix de... 25 francs.
Et comme disait Amandine du 38 "Ca fait 333 francs CFA"


samedi 11 octobre 2014

En rouge et vert / Arrow Vs. The Flash

Une bonne série, c'est pas si facile à faire. Si les films de super-héros sont devenus de plus en plus ambitieux allant jusqu'à se faire rencontrer des dizaines de personnages et à créer un univers partagé, leurs petits frères télévisuels se lancent à leur tour dans la continuité télévisuelle. Annoncé depuis la 2ème saison de Arrow, The Flash - le spin-off consacré à l'Eclaire Ecarlate - débarque avec son pilote alors que sa série mère se lance dans sa troisième saison.
 
 
Qui de l'éclair ou de la flèche frappera sa cible en plein cœur ? Pour vous répondre, j'ai décidé de lancer une compétition entre les deux shows. Comme tout le monde le sait, une bonne série a énormément de points communs avec un bon shoot them up... Quoi ?... Non ? J'invente cette règle de manière complètement aléatoire... Vous croyez ? ... Tout ça pour pouvoir décerner des points Arrow Flash ? Vous me prenez pour qui ? ... Bon... Ok...
 
Par le pouvoir du placement de produit
 
Round #1 : L'histoire
 
Comme tout le monde le sait, un bon shoot a toujours une histoire intelligemment écrite... Bon ok, j'arrête...
 
Un season premiere, c'est l'occasion de prendre une nouvelle direction, de tester des choses qui n'ont pas encore faite. Oliver Queen démarre donc cette saison en se jetant dans les bras de Felicity (enfin...), heureux d'être devenu un héros reconnu. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si un nouveau Comte Vertigo (parce que visiblement on n'avait pas le droit d'utiliser l'Epouvantail à cause de Gotham) et une menace aussi mystérieuse que mortelle plane sur Starling City, l'archer vert et ses amis.
En plus, ils avaient déjà piqué d'autres idées à Batman (ici un plan du film de Tim Burton)
 
Du côté de Central City, un serie premiere est un exercice bien plus délicat car il faut savoir donner envie. De plus, l'exercice est d'autant plus délicat que les concurrents pullulent cette année. Force est de constater que Barry Allen s'en tire avec les honneurs ici... ou presque. J'ai apprécié l'ambiance et le développement du personnage jusqu'à ce que je me rende compte que j'étais en train de revoir le début d'un Spider-Man, plateau de nourriture tombant au ralenti compris dans le package.
 
1 point Arrow Flash décerné à : Arrow
 
Round #2 : la réalisation
 
Ce round ira assez vite. En effet, Arrow ne nous propose pas grand chose de nouveau en ce qui concerne la mise en scène. En même temps, on ne change pas une formule qui gagne et les exploits d'un archer sont plus simples à montrer que ceux d'un bolide humain. D'ailleurs ces scènes ont beau être soignés, la bonne surprise reste ce moment où Barry examine une scène de crime en mode très "Sherlock".
On dirait trop qu'il regarde le logo de la chaine
 
1 point Arrow Flash décerné à : The Flash
 
Round #3 : l'atout charme
 
Désolé mais ni l'Iris-West-black-pour-montrer-qu'on-est-une-série-ouverte ni la geekette-qui-a-un-faux-air-de-Felicia-Day n'ont su supplanter les lunettes, l'air coincé mais surtout le charme discret et intense à la fois de ma chouchoute Felicity Smoak.
 
 
1 point Arrow Flash décerné à : Arrow
 
Round #4 : les références
 

C'est là le seul point où je peux faire un vrai parallèle entre les deux séries du jour et Arrow Flash le jeu. En effet, le shoot à scrolling horizontal contenait de nombreuses références à la série des Gundam et à Macross. Ici, ce sont les clins d'œil à l'univers DC qui sont légions. Ray Palmer (alias Atom) pointe le bout du nez de Brandon Routh (le Superman de Bryan Singer) à Starling City alors que ce ne sont pas moins que Vibe, Killer Frost, Gorilla Grodd, Reverse Flash, Ferris Air et pléthore d'autres personnages ou institutions connues qui font du pied au téléspectateur fan de comics. Cerise sur le gâteau : la présence de John Wesley Shipp (le papa de Dawson, mais surtout le Flash de la série des années 90) dans un rôle récurrent, celui de Henry Allen, le père du héros injustement emprisonné.

Point Arrow Flash décerné à : The Flash
 
Si vous saviez depuis combien de temps je voulais utiliser cette photo
 
Match nul donc entre les deux séries, mais c'est un peu logique. Un crossover devrait obliger les deux héros à unir leurs forces et on ne peut que se demander qui saura menacer en même temps le monde très "réaliste" de Arrow et celui de The Flash et de ces surhommes. En tous cas, on reste devant nos écrans les Sidekicks.
 


samedi 22 février 2014

Versus Fighting : Mars Effect

Un peu plus près des étoiles... Jardin de lumière et d'argent...

 
 
L'espace a toujours fasciné les hommes. Les yeux fixés sur la voute céleste... Qu'est ce que je raconte, moi ? Cet article est un Versus Fighting. Vous voulez de la bagarre, des comparaisons foireuses, un affrontement homérique. Je ne vais pas vous décevoir les Sidekicks !

et pourtant, j'étais venu en paix
 
Nos deux combattants du jour sont sortis sur les étals des librairies à quelques jours d'écart et ont beaucoup en commun.
- Tous deux sont adaptés d'un autre média.
- Tous deux nous envoient dans l'espace.
 
 
Mesdames, Messieurs, Membres du troisième sexe... Sortez les pisto-lasers de l'espace et votre plus belle combinaison bio-ionique de la Voie Lactée... Aujourd'hui, c'est Mass Effect - Homeworlds vs. Mars Attacks - Attack from Space.



Round 1 : L'Histoire

Comme dit dans les reviews précédentes consacrées aux albums Mass Effect, ici l'histoire s'adresse avant tout aux gens qui ont joué aux trois volets du Space-Opéra vidéo ludique de Bioware. Divisé en quatre chapitres, l'album s'intéresse à autant de compagnons de Shepard, à savoir James Vega,  Tali, Garrus et Liara.

Mais le concept commence à prendre l'eau si vous voulez mon avis

Je zappe prestement les aventures de Liara et James, pour m'attarder sur celles de Garrus et de Tali. Le récit de la transformation de l'officier Turien en Archangel, le justicier de la station spatiale Oméga et la préquelle à Mass Effect 1 mettant en scène la Quarienne lors des premiers jours de son pèlerinage viennent tellement des trous dans la trame narrative des jeux vidéo qu'ils auraient mérité d'être davantage développés et on reste un peu sur sa faim.

T'as faim ? Tiens, bouffe ça !

Attack from Space - premier comics Mars Attacks à arriver chez nous - nous raconte des événements antérieurs à l'histoire du film de Tim Burton. Une expédition martienne tourne mal et éveille la colère de Zar, général martien qui se retrouve à la tête d'une force d'invasion. Heureusement, un astronaute, un dresseur de puces et un aztèque se dresseront sur sa route.


Avec un pitch aussi barré, on aurait pu croire que j'accorderais le point à Mars Attacks, c'est pourtant à Mass Effect et surtout au chapitre consacré à Garrus que revient la victoire sur cette manche.

Round 2 : Graphisme

Homeworlds, comme tout album dit "collectif" bénéficie de plusieurs artistes. Hélas, seule l'histoire de Tali présente un véritable graphique avec ses formes qu'on dirait surgies d'un puzzle. Les trois autres chapitres n'ont rien de transcendant et j'oserais même dire que celui consacré à James est carrément moche (c'est quoi cette drôle de couleur pour les yeux ?).



Du côté de nos amis Martiens par contre, le trait de John McCrea donne à l'ensemble de l'album un délicieux côté rétro, ambiance Panique à Florida Beach. Les insectes géants, les scènes gores et autres rayons désintégrateurs sont magnifiques et les héros ont le menton carré et les yeux plissés avec une moue de défi.

Ou avec un pou de défi

Désolé Tali, mais là ça nous fait un point pour Mars Attacks.

Et comme il est hors de question de finir cette review (oui parce qu'en fait, c'était une review aussi... vous l'aviez pas vu venir celle-là !) sur un match nul. J'aimerais accorder un point bonus à Mars Attacks. Je l'appellerai le "point surprise", car n'étant pas fan absolu du film de Tim Burton, j'ai néanmoins été agréablement surpris de voir French Eyes nous le proposait. Bon travail les mecs !


Résultat final : Mars Attacks 2 - Mass Effect 1
 


jeudi 20 décembre 2012

Versus Fighting de Noel

Un Versus Fighting pour Noel ? Je trouve que la saison s'y prête quand on y réfléchit bien. Vous n'êtes pas allé faire du shopping dernièrement ? J'ai vu une grande surface déstocker des tablettes tactiles à un prix défiant toute concurrence et croyez-moi, y'avait une odeur de castagne et de dents crachés sur le sol dans l'air. C'est tout le problème des offres limités.
 
Bref...
 
C'est à un Versus Fighting un peu particulier que je vais vous convier aujourd'hui, car celui-ci a vraiment eu lieu dans un comics. Je ne plierais pas les règles de l'espace, du temps et de la continuité pour opposer deux héros d'univers différents cette fois-ci. Bien au contraire, je vais vous causer de Lobo Paramilitary Christmas Special et de l'affrontement entre le Czarnien fou de l'univers DC et le Père Noel.


Réalisé par le trio Alan Grant (le mec des comics pas celui des dinos), Keith Giffen et Simon Bisley, le mercenaire déjanté et immortel est engagé par le Lapin de Paques qui en a marre d'être toujours derrière le vieux barbu en rouge pour faire une virée mortelle au Pôle Nord. S'en suit un massacre en règle de toute une troupe d'elfes qui savent se défendre à coup de bazookas et autres armes automatiques. Le one-shot se finira sur un duel violent mais étrangement émouvant entre l'alien et Santa Claus. Un pur moment de fun décomplexé.
 
Il faut savoir que ce one-shot a aussi fait parler de lui en 2002 lorsqu'un fanboy du nom de Scott Leberecht a décidé de réaliser un court-métrage  basé sur le comics. Réalisé pour 2 400$, fidèle à l'ambiance de l'oeuvre original, le film se paie le luxe d'avoir Andrew Bryniarski dans le rôle principal. Andrew qui ? Bryniarski bande de nazes. Si mes sidekicks ont les références que je crois, vous sourirez quand je vous dirais que c'était lui qui incarnait Zangief dans la version van dammesque de Street Fighter.


Et comme moi je me fiche que vous ayez été gentil ou sage cette année, voilà votre cadeau avec un peu d'avance : le film en lui-même. Pas de VOST par contre, mais vous êtes suffisamment malins pour apprécier. Enjoy !


Il faut aussi savoir que ce comics a refait parler de lui en 2004 avec la sortie de Lobo/The Authority : le Cahier Spécial Vacances. Assez inégale, la mini-série part d'une idée loufoque et  nous montre comment la petite Jenny Quantum découvre le comics où Lobo trucide le Père Noel et décide de briser la barrière des dimensions Wildstorm / DC pour réclamer vengeance. On passe assez vite sur les implications théologiques du volume (les personnages de comics sont-ils responsables de leurs actes ?.. vous avez 4 heures) pour partir dans de la violence non-stop, mais hélas pas forcement agréable graphiquement.


En conclusion, j'espère vous avoir fait découvrir quelque chose que vous ne connaissiez pas et que vous apprécierez. Si cet article a donné envie à certains sidekicks de lire du Lobo, je vous conseille les démentiels Lobo Vs The Mask et Lobocop : The Bastich of Law Enforcement. Sur ce, il ne reste plus qu'à vous donner rendez-vous après la fin du monde et de l'année pour de nouveaux articles et de nouvelles émissions.
 
Ciao les sidekicks !

dimanche 2 septembre 2012

Versus Fighting 2

Je vous ai manqué ? Le temps de remiser mes tongs, ma glacière et mon paréo (c'est léger et ça met mes formes en valeurs)  au placard et nous voici repartis pour une nouvelle session de Fun en Bulle.
 
 En attendant de nouvelles émissions et surtout une nouvelle formule qui devrait vous ravir, reprenons en douceur avec un nouveau duel au sommet dans notre série des "versus fighting". Une fois n'est pas coutume, nous allons coller à l'actualité. La sortie du DVD et du Blue-Ray du gentiment badass The Avengers de Joss Whedon m'a fourni THE IDEA. Qui seront les adversaires de nos "Earth's Mightiest Heroes" ? Et bien, tant qu'à lancer les Avengers dans une lutte acharnée, autant qu'ils affrontent... The Avengers !





Et oui car - pour ceux qui l'ignorent - la sublimissimement ingénieuse et classieuse série que nous avons connu lors de notre jeunesse et/ou notre adolescence sous le titre Chapeaux Melons et Bottes de Cuir, avait pour nom The Avengers en version originale. Soyons clair dès le départ, je ne parlerais pas l'adaptation cnématographique car je n'ai toujours pas compris comment on peut trouver du charme à Uma Thurman et encore moins quand elle incarne Emma Peel, l'objet des fantasmes télévisuels de toute une génération dont le groupe breton Matmatah a fait partie au même titre que votre auguste serviteur.


Pour les incultes, la chanson "Emma" est un hommage à Emma Peel
Bref, vous n'êtes pas là pour lire les histoires de mes premiers émois adolescents (ou alors, peut-être une autre fois). C'EST L'HEURE DU DUEL !

On va avoir des problèmes de Copyright là non ?

Round 1: Puissance de feu
 
Iron Man a une armure, Thor un marteau magique, Cap joue du bouclier comme un champion de Freezbees (putain... quelqu'un sait comment ça s'écrit ?), Oeil de Faucon a un arc et des flèches, Hulk a ... un vache d'élastique à son pantalon et la Veuve Noire peut terrasser un trio de mafieux russes avec une chaise.
De l'autre côté, John Steed a... un parapluie... et Emma Peel a une combi moulante (si si, c'est une arme).

Qu'est ce que tu n'as pas compris dans "dieu de la foudre" crétin ?

Un point pour la team Stark.
 
Round 2: Sex Appeal
 
Pas grand chose à dire ici. Je pense que mes propres préférences ne sont un secret pour personne depuis le début de cet article. Il faut bien avouer que Black Widow est sexy en diable et l'aurait aisément emporter sur Cathy Gale, Tara King ou encore Purdey, mais Emma Peel reste la number one pour moi. Alors, juste pour le plaisir des yeux...




Un point pour la team Steed






Final Round: Charisme
 
Alors peut-être que Tony Stark a la grande classe dans The Avengers, mais il l'a nettement moins dans Iron Man 2. Captain America est raide comme un piquet. Bruce Banner ressemble à un comptable sous stéroïdes, Black Widow est rousse... John Steed et Emma Peel incarne toute la classe et la sophistication britannique. Un mélange de phlegme "so british" associé à une atmosphère emplie de classe. Comparons tout simplement le cri de guerre des deux équipes.
 
- Avengers Assemble ! (d'ordinaire suivi d'une série d'explosions et de démolitions d'immeubles)
 
- Mrs. Peel, we're needed. (d'ordinaire suivi d'une tasse de thé et de quelques scones).
 
C'est ici que les passions vont se déchainer, mais j'accorde mon point charisme à la team Steed.

Savourons une victoire bien méritée


C'est ainsi que j'ai l'extrême honneur de nommer vainqueurs de ce duel la série Chapeau Melon et Bottes de Cuir. Vous êtes bien entendu invités à réagir ici ou sur les réseaux sociaux si vous n'êtes pas d'accord avec l'arbitrage. La prochaine fois, on fera La Ligue des Gentleman Extraordinaires contre Amicalement Vôtre si vous êtes sages.