mercredi 24 juillet 2013

Raging Bulles : Wolverine - Le Combat de l'Inutile

Vous n'avez pas l'impression que la grande mode des blockbusters estivaux est derrière nous ? Il m'a suffi de m'aventurer dans mon cinéma en ce 24 juillet pour me rendre compte que rien de ce que je voyais à l'affiche n'avait bénéficié de la publicité que des films comme Independance Day, Men in Black ou Matrix premier du nom ont reçus en leur temps. Cette introduction n'a rien à voir avec le reste de cet article, mais je pense qu'il était de mon devoir de vous le signaler.
 
 
Wolverine - Le Combat de l'Immortel est donc arrivé dans nos salles obscures et climatisées avec la lourde mission de faire oublier aux fans le ratage complet que fut Wolverine - Origins. Alors, avouons-le de suite : le film n'est pas une franche réussite, même s'il surpasse (et de loin) son prédécesseur. C'est donc une critique mi-figue mi-raisin que vous vous apprêtez à lire (sauf si vous n'avez pas envie d'être spolié, au quel cas, je me demande ce que vous faites encore sur cette page).
 
Après l'échec de Origins, la Fox a mis au point des sièges de ciné qui vous empêchent de fuir pendant le film
 
L'action se déroule un temps indéterminé après X-Men - Le Combat Final. Logan est encore hanté par la mort de Jean Grey (qui lui rend visite chaque soir dans ses rêves pour lui dire qu'il mérite de mourir... Famke Janssen est venue cachetonner en nuisette) et vit en reclus dans la forêt. C'était sans compter l'arrivée de Yukio (sur toutes les japonaises qu'ils ont casté, les producteurs en ont choisi une moche), fille adoptive du patriarche du clan Yashida, qui invite notre mutant canadien à venir rendre ses derniers hommages à Yashida à qui il avait sauvé la vie en 1945.
 
Tu sais Logan, Jean Grey a été le rôle de ma vie... Laissez moi faire des caméos, pitié...
 
Arrivé à Tokyo, Yashida propose à Wolverine de le rendre mortel en prenant son facteur guérisseur. La scène fait trop genre "Fais moi confiance... Ca doit être difficile d'être immortel, je vais prendre ce fardeau à ta place... en plus ça me guérira du cancer qui me ronge." Comme Wolverine n'est pas plus con qu'un autre, il refuse bien évidemment ce marché et serait bien rentré chez lui, s'il n'avait pas croisé le chemin de la seule jolie fille du film : Mariko Yashida, la petite fille "Je n'ai pas de prénom" Yashida.
 
Yashida a quelque chose derrière la tête et je ne parle pas de son lit d'hôpital high-tech
 
Le reste du film nous montre comment Wolverine va protéger Mariko d'à peu près tout ce que le Japon compte de mecs tatoués, de samouraïs et de ninjas alors qu'il a perdu son pouvoir de guérison (communément appelé son "immortalité" pendant tout le film).
 
De l'immortalité ? Des sabres ? Z'avez pas l'impression d'avoir repompé quelque chose ?
 
La deuxième partie est assez peu développé me direz-vous. Vous avez tout à fait raison, mais c'est parce que le film en lui-même n'est pas développé ! On nous balance pendant deux heures des clichés et des personnages fictifs. "Fictifs" dans le sens qu'ils n'apportent rien à l'histoire qui du coup se casse la gueule dès qu'on prend le temps d'y réfléchir.
 
Comme toute bonne production ricaine qui se respecte, le film nous sert une succession de clichés sur le Japon qui nous donne à penser que les seules recherches que les scénaristes ont fait sur le Pays du Soleil Levant ont consisté en un repas de sushis et le visionnage de quelques hentaïs en streaming sur le Web. Quelques exemples parmi tant d'autres :
 
Cliché vs Cliché : le choc des générations
- Yukio est devenue une loli-goth toute droit sortie d'Akihabara
- Les personnages passent leur temps à faire de la merde en disant que c'est "honorable"
- Les ninjas font beaucoup trop de pirouettes pour être crédibles ! On serait limite pas plus étonné que ça de voir surgir Michael Dudikoff dans son costume de ninja blanc.
- L'office de tourisme du Japon a aussi du mettre des billes dans le projet. J'en veux pour preuves la scène des trains qui roulent à 500 km/h et celle du Love hôtels. Des moments de pur remplissage estampillés "On a fait nos devoirs".
- Le Silver Samuraï est devenu un Mécha.
- L'impression désagréable que les Japonais n'ont que trois sujets de conversation : l'honneur, les légendes et les superstitions.
 
Quelqu'un a demandé un ninja crédible ?
 
Il ne manquait plus que Godzilla et des cerisiers en fleurs pour compléter le tableau. Pourtant, ceci est un des défauts mineurs du film car nous savons que les américains résument tout les peuples du monde à une poignée de clichés. Alors laissons ces rednecks obèses et armés jusqu'aux dents faire ce qu'ils veulent de la culture mondiale et attardons au problème bien plus épineux : Le scénario.
 
 
Tout est inutile ! Les personnages secondaires et parfois même principaux ne servent à rien ! Harada (alias le Silver Samouraï DANS LE COMICS) n'a aucune motivation. On nous dit qu'il était amoureux de Mariko... Et alors ? Pourquoi ça le pousse à s'allier aux vilains pas beaux ? Personne n'a la moindre motivation cohérente dans ce film. Continuons le spoil :
 
Le plan des méchants menés par Vipère (qui devient une mutante blonde qui, à mon avis, a le nez beaucoup trop long) est le suivant :
 
Sérieux, mattez moi ce nez... S'il eut été plus court, la face du film en eut été changé
 
1- On va faire venir Wolverine au Japon
2- On va lui demander s'il veut donner son pouvoir guérisseur
3- S'il refuse, on l'infecte avec un truc qui annule son pouvoir
4- On kidnappe la fille, comme ça il va venir la récupérer.
5- Il va se battre avec notre samouraï-mécha en adamantium pour qu'on puisse lui couper ses griffes
6- On va lui voler son pouvoir guérisseur
 
J'aime quand un plan se déroule sans accroc
Même si je comprends qu'on puisse vouloir voler le pouvoir de Wolverine, n'existait-il aucun moyen de faire un plan plus simple ? Heureusement, tous les méchants finissent par mourir comme des bouses (aucune mort un tant soit peu classe dans le lot) et Wolverine peut enfin... plaquer Mariko et partir en jet privé on ne sait où...
De toutes façons, cette histoire me génait. Il a au moins 100 ans et elle... elle est japonaise.
 
Finalement, le seul intérêt du film tient dans sa scène de milieu de générique qui nous annonce tout bonnement l'arrivée de X-Men Days of Future Past et !!!!! ATTENTION SPOILER !!!!! nous permet de revoir Ian "Magneto" MacKellen et Patrick "Prof X" Stewart, venus recruter Logan pour affronter une menace face à laquelle tous les mutants - bons comme mauvais - vont devoir s'allier. Une référence à Trask Industries s'étant glissée de manière absolument pas subtile quelques secondes auparavant, on ne peut que deviner que le mutant griffu devrait bientôt tâter de la Sentinelle.
Aucune blague ici, juste une affiche teaser hyper bien faite
 
En conclusion, je n'aurais que deux conseils à vous donner :
1) Si vous voulez voir un bon film réalisé par James Mangold, rabattez vous sur Copland
2) Si vous voulez voir un bon film avec Wolverine, les 2 premiers X-Men n'étaient pas vilains et Days of Future Past s'annonce plutôt sympa aussi.
 
On en reparle bientôt les Sidekicks.


jeudi 18 juillet 2013

Les vacances de Fun en Bulle

Commissariat de Cannes, 11h19
- Commissaire, nous avons interpellé cet animateur de colonie de vacances soupçonné de violences sur mineurs, mais il refuse d'avouer.
- C'est normal, l'été c'est la période des monos qui nient.
 
 
Un brin d'humour ne faisant jamais de mal, j'ai pensé qu'une petite blagounette tendancieuse aiderait à faire passer la pilule de la nouvelle que je suis sur le point de vous asséner.
 
Un brin d'humour t'es sur ?
 
Bien que j'aurais beaucoup aimé le faire, sachez qu'il n'y aura pas de season finale pour la deuxième saison de Fun en Bulle. La technique n'ayant jamais été mon fort (comme vous avez pu vous en rendre compte) je n'ai pas réussi à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la réalisation d'un véritable dernier épisode filmé. L'épisode 15 consacré à Incognito sera donc le dernier de la saison 2.
 
Pas de season finale ? T'as pas l'impression de nous laisser tomber là ?
 
Pas vraiment ! La saison 3 démarrera aux alentours du mois de septembre sur le blog et sur Youtube. D'ailleurs, sachez que tous les abonnés de Fun en Bulle vous pouvoir un rôle déterminant dans le design de ce troisième volume de nos aventures, et ce tout au long de la semaine prochaine. C'est encore l'occasion de vous rappeler que s'abonner à Fun en Bulle sur Facebook ou sur Twitter permet de nous conforter dans l'idée que nous faisons quelque chose de bien, de beau et d'intéressant.
 
Car je reste toujours autant convaincu que Fun en Bulle est une bonne idée. Loin de moi l'idée, l'envie ou l'outrecuidance de dénigrer mes confrères bloggeurs dont j'apprécie le travail, mais je pense en toute modestie que l'approche que j'ai du comics dans les émissions ou les articles tient plus du "ressenti" que du "factuel". La passion prenant le pas sur l'information.
 
Fais gaffe Remy ! A force de se lancer des fleurs....
 
Oui ! Peut être qu'il y a un peu de lançage de fleurs dans ce que je dis ici. Après tout, si je ne croyais pas en moi je ne tiendrais sans doute pas ce blog.
 
D'ailleurs en parlant du blog, celui-ci restera actif pendant les vacances. L'été n'est pas une période propice à la sortie des albums, mais les salles obscures nous promettent déjà un Wolverine - Le Combat de l'Immortel dont rien que le titre ultra-kéké vous assure que je ne saurais retenir mes petits doigts fébriles de vous en parler en long en large et en travers (de porc au barbecue). Néanmoins, on ne peut pas compter sur un véritable planning pour les articles et vous pourrez ceux-ci quand vous pourrez les lire. On est pas en dictature non plus !
 
- Tu sais que tu es dans le prochain film Wolverine ?
- Après ce qu'ils ont fait à Deadpool ? Nooooooooon !
 
Il ne me reste donc plus qu'à vous souhaiter de bonnes vacances, de bonnes lectures, des verres de rosé bien frais en terrasse avec le soleil qui se couche dans le lointain et des filles (ou des mecs) en maillots de bain sexy.
 
Et autant commencer tout de suite ;)
 
 
Have a nice holidays les Sidekicks.

vendredi 12 juillet 2013

Summertime Bulles #3 : Glenat et Delcourt

A quelques heures des célébrations du 14 Juillet, de son lot de feux d'artifices et de concerts de chanteurs ringards, penchons-nous une dernière fois sur les lectures comics de l'été. Après Panini et Urban Comics, c'est au tour de Glénat Comics et des Editions Delcourt de nous montrés ce qu'ils ont en magasin pour vous assurer des heures de détente bien méritées après tout le stress de cette année.

Les Musclés... C'est le 14 Juillet tous les jours avec eux
 
Oui, désolé... Je n'ai plus de blagues à faire sur les vacances...

Attention : le concert pourri et le feu d'artifice peuvent parfois avoir lieu en même temps. Soyez attentifs
 
Commençons donc par la seule sortie marquante chez Glénat Comics (qui continue à privilégier la qualité à la quantité). Fanboys vs. Zombies raconte l'histoire d'une bande de geeks dont la journée au Comic-Con de San Diego va être bouleversée par une invasion de... zombies. C'est drôle, plein de références, les couvertures sont de Humberto Ramos et c'est la bonne surprise de cet été.

 
Bien que la canicule ne nous guette pas encore, je suis sur que certains d'entre ne diront pas "non" à un peu de fraîcheur. C'est ce que nous propose Delcourt avec la sortie de Winterworld de Chuck Dixon (scénario) et Jorge Zaffino (dessin). Univers post-apocalyptique où la Terre est devenue un immense glacier sur lequel les survivants se démènent tant bien que mal pour rester en vie.

 
Todd MacFarlane n'est pas que le papa de Spawn, il est également à l'origine de Haunt : l'histoire d'un prêtre hanté par le fantôme de son frère agent secret et cette cohabitation donne tout naturellement des supers pouvoirs. Cet été verra la sortie du tome 5 qui marque la fin des aventures de ce rejeton de Spider-Man et Mister Négative. Oui, oui, je parle bien d'une série complète en 5 tomes, c'est suffisament rare pour que vous vous empressiez de rattraper votre retard.

 
Et finissons avec mon coup de coeur de l'été, à savoir Lobster Johnson #1 : Le Prométhée de Fer. Nouvelle spin-off (nouveau spin-off ? C'est masculin ou féminin ce truc ?) Nouvelle série dérivée d'Hellboy (après BPRD et Abe Sapien), Lobster Johnson nous propulse dans les aventures "pulp-esques" du héros d'enfance de l'enfant-démon. Espions nazis, Yétis, Maître du Crime asiatique... tous se dressent face à la pince de Lobster qui cherche à sauver l'invention d'un savant mort avant qu'elle ne tombe entre de mauvaises mains. Si vous aimez le travail et l'univers de Mignola, il est étonnant que vous ne l'ayez pas encore entre les mains.

 
Et voilà, c'est tout pour Summertime Bulles. N'hésitez pas à me dire ce que j'aurais pu oublier ou à nous faire part de VOS lectures de vacances. En attendant, toute l'équipe de Fun en Bulle vous souhaite de ne pas avoir trop de sable coincé dans la raie et vous dit à très bientôt pour de nouvelles aventures les sidekicks.

Vous imaginez si j'avais dit "du sable dans la moule" ?

dimanche 7 juillet 2013

Summertime Bulles #2 : Panini Comics

Les barbecues sont des objets dangereux et imprévisibles ! Rien n'est meilleur qu'une chipolata blottie dans un doux manteau de baguette de pain, posée sur une assiette en carton, à côté d'un petit verre de rosé bien frais. On peut respirer la bonne odeur du charbon de bois et entendre les scènes de ménage chez les voisins qui ont laissé le rosé un peu trop longtemps au soleil. Un vrai paradis sur Terre. Pourtant, il est de mon devoir de vous rappeler que chaque année, les barbecues sont à l'origine de centaines, de milliers de drames, de brulûres, de simili-gastro entérites. Alors quelques petits conseils pour un été en toute sécurité :
 
Mais qu'est ce qu'on attend pour foutre le feu ?
 
1) Comme le rosé et les Gremlins, les viandes à griller ne doivent en aucun cas rester en plein soleil.
2) Un petit bol d'eau à proximité du BBQ pour se mouiller le bout des doigts avant de retourner les brochettes et une idée judicieuse, bien que peu virile.
3) Ne vous mêlez pas des engueulades de vos voisins, ils n'attendent que l'apparition d'une tierce personne pour se réconcilier et vous pourrir votre repas.
 
Grand jeu de l'été : Saurez vous reconnaitre la viande qui n'est pas mangeable sur cette photo ?
 
Maintenant que vous ne risquez plus un voyage aux urgences, vous allez pouvoir profiter des repos estivaux pour lire quelques bons comics et après nous être intéressé aux publications de chez Batman Comics... Urban Comics, faisons un petit tour chez Panini.
 
Bien que cet article va essentiellement traiter des publications "librairies", il est de mon devoir de vous rappeler que Juillet marque les grands débuts de Marvel Now en kiosques et que si vous avez ne serait-ce qu'une once de confiance en moi, vous vous jetterez sur Iron Man qui contient "Nova" et "Les Gardiens de la Galaxie", qui sont à mon sens les meilleures séries du relaunch.
 
Pour Wolverine, c'est et ça restera Marcel Now !
 
Bref, on est pas là pour parler de ça, même si mon premier choix reste étroitement lié au relaunch. Publié en Monster Edition (ce qui veut dire "en gros volume bien cher"), La Mort de Deadpool rassemble les 4 derniers story-arcs de la série du mercenaire dissert avant l'arrivée de sa suite Marvel Now. C'est toujours aussi drôle, alambiquée, fou... Je n'ai jamais caché mon amour pour le personnage (la seule vraie réussite de création de perso depuis... fiouuuuu.... Spider-Man ?).
 
 
Besoin de dépaysement pour cet été ? Vous avez peur que la grisaille subsiste ? Fun en Bulle Airlines vous propose un aller-simple pour la Terre Sauvage. Ses sauvageonnes vêtues de peaux de bêtes, Ses tigres à dents de sabre, ses dinosaures maintenus en vie dans une enclave de jungle au beau milieu du Pôle Sud. Ka-Zar arrive dans La Loi de la Jungle, l'occasion de retrouver un personnage dont le monde se fout... méconnu mais dont ces quelques épisodes réalisés par Mark Waid et Andy Kubert sont forts sympathiques.
 
 
C'est bien connu, "été +  chaleur" font plutôt mauvais ménage avec nos amis les personnes agées. Très certainement victime d'une insolation dans sa maison de retraite, le Destroyer (héros des années 40 et 50) se sait condamné et décide de régler leurs comptes à quelques vilains pas beaux avant d'avaler le bouillon de 11 heure. C'est publié dans la ligne Marvel Max et on a Robert Kirkman au scénario alors on va certainement pas bouder son plaisir.
 
 
S'il y a bien quelqu'un qu'on a pas envie de voir bouder à la rédac, c'est bien Alan Moore. L'écossais est déjà bien capable de nous jeter un sort, mais en plus on a aucune raison de se fâcher avec lui car le type a du talent. Initialement écrit pour le cinéma avec Malcolm McLaren (producteur des Sex Pistols), Fashion Beast avait fini par prendre l'eau avant de devenir un comics. Réécriture moderne de La Belle et la Bête dans le monde de la haute-couture, c'est la bonne surprise de cet été pour moi.
 
 
Et comme nous parlions de cinéma, l'été est aussi la période des block-busters qu'on reluque dans de grandes salles sombres et climatisées. Panini y a pensé et nous ressort en coffret et en éditions solos, les deux premiers chapitres de Kick-Ass. L'occasion de (re)découvrir les aventures de Dave, Hit-Girl, Big Daddy et Red Mist.
 
 
Je n'ai pas traité ici de toutes les sorties de cet été, mais juillet et août verront aussi leur lot de 100% Marvel et d'Intégrales X-Men, Spider-Man et consorts.
 
On se retrouve dans quelques jours pour un dernier Summertime Bulles qui fera le tour des éditeurs restants.
 
Bye Bye les Sidekicks.

jeudi 4 juillet 2013

Summertime Bulles #1 Urban Comics

Vacances j'oublie tout
Plus rien à faire du tout
J'm'envoie en l'air
Ca c'est super
Folie légère
 
L'été n'est peut être pas encore là en ce qui concerne le soleil et tous les cancers de la peau qu'ils provoquent, mais une chose est indéniable : les vacances sont bel et bien parmi nous. Du moins pour ceux d'entre nous qui ont la chance d'être étudiants, écoliers, profs, chômeurs, retraités ou fainéants. Que lire sur la route des vacances alors ? De préférence rien, lire en roulant a la fâcheuse tendance à produire des précipitations de vomi chez la plupart d'entre nous.
 
Mal des transports ou encore un des effets de Before Watchmen ?
 
Toutefois, rien ne vous empêche de lire sur la plage, au bord de la piscine, sur un transat... L'ami Remy Futé vous a donc préparé une petite liste des comics à lire cet été, éditeur par éditeur. Et notre première salve d'albums estivaux nous vient tout droit de chez Urban Comics.
 
Je vous rappelle quand même qu'il est possible de faire beaucoup de choses sur la plage
 
Commençons par un petit retour en arrière pour vous rappeler que l'excellente série American Vampire de Scott Snyder et Rafael Albuquerque dispose déjà de trois tomes sortis en juin et que si vous vous dépêchez le tome 1 devrait encore être disponible à 10€. L'opportunité rêvée de se faire une idée sur cette série relatant les tribulations à travers l'Histoire d'une nouvelle race de vampire 100% yankee.
 
 
Juillet sera placé sous le signe de la pêche avec les sorties du deuxième volume des aventures d'Aquaman à la sauce New 52. Le premier album m'avait agréablement surpris (comme beaucoup de monde) et j'ai hâte de savoir quels nouveaux ennemis vont venir s'en prendre au roi d'Atlantis.
 
 
Toujours dans le domaine de la mer, mais en un peu plus frisquet. Nous avons droit à La Splendeur du Pingouin dans la collection DC Némésis. Oswald Cobblepot a toujours été un grand ennemi de Batman malgré l'omniprésence du Joker et il est peut être temps qu'il arrête de faire "banquise".
 
 
Restons à Gotham mais changeons d'univers avec la sortie en août de Batman - Terre Un. C'est uniquement la curiosité qui va me tenter sur cet album parce qu'il faut bien avouer que le concept des univers parallèle made in DC ne m'a jamais emballé.
 
 
Batman encore et toujours (à croire qu'il n'y a que lui dans l'univers DC...) avec Batman La Légende #1 qui nous ressort de bien belles histoires du Caped Crusader en mode "Old School".
 
 
 
Et pour finir, c'est Superman qui s'allie au Dark Knight dans Superman - Batman : L'Etoffe des Héros. Quand le Joker et Lex Luthor "s'échangent" Gotham et Métropolis, seuls l'alliance des "World's Finest" peut les mettre en déroute.
 
 
 
Bien entendu, beaucoup d'autres sorties cet été chez Urban. Citons en vrac :
 
- 100 Bullets - Tomes 10 11 et 12
- Brightest Day  #2
- Batman : Le Chevalier Noir #2
- Ed Brubaker présente Catwoman #4
- Ainsi qu'une flopée de suites (Fables) et de one-shots (Petrograd, Flight of Angels...)
 
On se retrouve dans quelques journées avec d'autres conseils de lecture d'été, mais Made in Marvel cette fois-ci.

dimanche 30 juin 2013

Review : Man of Steel

Nombreuses furent les demandes et les questions concernant notre silence sur "Man of Steel". Contraintes techniques et financières ont en effet retardé de quelques semaines la review. Mais rassurez- vous. Il était grand temps que l'équipe de Fun en Bulle s'intéresse au retour du Dernier Fils de Krypton dans les salles obscures. Et soyons francs et directs : même si le film n'est pas exempt de défauts, je vais vous parler de la meilleure adaptation de Superman au cinéma.
 
En même temps, la concurrence n'était pas spécialement rude...
 
Bien loin des galéjades Marvelo-Disneyiennes, Snyder a su faire de son héros ce qu'il est censé être : une icone charismatique, une figure messianique, un Dieu tombé parmi les hommes. A aucun moment la classe naturelle de Kal El n'est sacrifiée sur l'autel du rire gras ou du gag beaucoup trop lourd.
 
 Bien plus axé sur Superman que sur Clark Kent, l'histoire nous présente un héros à la recherche de qui il est, de ses origines et du sens de sa vie. Récit initiatique ? Oui carrément, mais c'est bien la première fois que je ne trouve pas ça plombant. Henry Cavill incarne un Clark Kent/Superman conscient de ses responsabilités et du rôle qu'il va amener à jouer sur sa planète d'adoption. Il arrive à être à la fois sur de lui et en même temps plein de doutes et de principes. Les flash-backs retraçant la jeunesse du héros et les valeurs que lui inculquent son père adoptif (Kevin Costner que je ne trouve pas génial dans le rôle... Jor El rules!)
 
Moment de doute... "N'ai-je pas oublié de mettre un slip ?"
 
 
Une autre bonne surprise du film est Lois Lane, alias Amy Adams. Bien moins horripilante et casse-pied que dans ses précédentes incarnations, elle a même un petit atout charme auquel je ne saurais être indifférent.
 
Faut dire qu'il n'y avait pas vraiment de concurrence
 
Du coup la relation qu'elle construit avec Superman... AH OUI, ATTENTION SPOILER. Elle connait la double identité de Clark assez rapidement dans le film... L'avantage d'être une journaliste talentueuse... Du coup la relation qu'elle construit avec Superman disais-je est dénuée de toute l'hypocrisie et des non-dits qu'elle a pu avoir dans d'autres adaptations.  Et accessoirement, elle ne passe plus pour la bécasse qui se laisse berner par une paire de lunettes.
 
Faut bien avouer qu'on avait connu pire niveau relation idiote
 
Reste le grand vilain du film. Pas de Lex Luthor pour une fois (même si les plus fins observateurs n'auront pu s'empêcher de noter une allusion sur son existence dans l'univers du film), mais un général Zod qui - et pour moi c'est l'un des menus défauts du métrage - n'use pas de sa catchphrase "Kneel before Zod". Incarné impeccablement par Michael Shannon, le Kryptonien fou a des motifs clairs et un plan simple. De plus, l'affrontement final entre lui et l'ange-gardien de Métropolis est d'une puissance épique et réalisé avec brio.
 
Remarquez.. on aurait pu difficilement faire plus ringard...
 
Bien entendu et comme annoncé en préambule, le film conserve quelques défauts dans son rythme et dans certains détails (Perry White ne sert à rien, les références à la religion n'amènent rien au propos du film), mais c'est quand même la première fois qu'un film sur l'Homme d'Acier m'aura fait autant plaisir.
 
J'en ai encore les yeux qui brillent
 
Si le film de Zack Snyder est bel et bien le point de départ d'un univers DC partagé au cinéma, il n'y a plus qu'à espérer que les reboots de Batman et Green Lantern ainsi que le futur film de la Justice League sauront être au niveau de cette agréable pépite.

dimanche 23 juin 2013

Super-Castor : L'Ere d'Apocalypse

 
 
- Super-Castor, raconte nous une histoire !
 
 
- Mais bien sur les enfants. Vous ai-je déjà parlé de l'Ere d'Apocalypse ? Non ? Ca tombe plutôt pas mal vu que Panini a sorti le troisième tome de la réédition de cette saga ce mois-ci.
 
 
Crossover englobant toutes les séries mutantes de Marvel fin 95 et début 96 (l'époque où les mutants étaient en tête des ventes), l'Ere d'Apocalypse (Age of Apocalypse en VO) prend sa source dans Legion Quest, un mini-event qui ne concernait que les séries X-Men et Uncanny X-Men mais qui se révéla avoir des conséquences énormes.
 
Le fils de Xavier et de... Desireless ?
 
 
Legion, le fils surpuissant et schizophrène de Charles Xavier sort du coma où il était plongé depuis des années (depuis Muir Island Saga en fait) avec un nouveau pouvoir : il est désormais capable de voyager dans le temps, utilisant des énergies "qu'aucun voyageur temporel n'a réussi à maitriser jusqu'ici" (comme c'est pratique). Persuadé que son papounet tout chauve n'a pas eu le temps de jouer avec lui à "pousse donc ma chaise roulante dans l'escalier" à cause de sa croisade contre les mauvais mutants, l'adolescent perturbé décide de remonter le temps pour effacer le problème à sa source et supprimer le mauvais mutant number one - Magnéto - avant que celui-ci ne devienne une menace. Et quel meilleur moment pour se faire que l'époque où Xavier et Magnéto étaient amis et travaillaient dans un hôpital en Israel.
 
C'est image contient un spoiler du prochain paragraphe, mais c'est subtil
 
 
Bien entendu, rien ne se passe comme prévu et ce n'est pas le petit contingent de X-Men (Tornade, Bishop, Iceberg et Psylocke) parti dans le passé à sa poursuite qui empêchera Légion de commettre l'irréparable. Sur le point d'achever un Erik Lensherr, Legion tue accidentellement son père qui cherchait à protéger son ami. Il annule de ce fait sa propre naissance et la création des X-Men. D'ailleurs, il disparait instantanément alors que tous les rapports scientifiques prouvent qu'on est censé s'effacer progressivement quand on annule sa propre naissance... Une vague d'énergie remodèle alors la réalité, laissant Bishop (X-Man venu du futur) seul être sur Terre à se souvenir du monde tel qu'il devrait être.
 
Pensiez-vous vraiment qu'on parlerait de voyage de temps sans une référence à Marty McFly ?
 
Et c'est ainsi que les différentes séries mutantes s'arrêtèrent pendant plusieurs mois pour être remplacées par leurs équivalents apocalyptiques. Sans Xavier, c'est Magnéto qui a fondé les X-Men et n'a pas pu empêcher l'ascension au pouvoir d'un Apocalypse bien décidé à prouver que seuls les plus forts méritent de survivre. C'est donc dans une Amérique ravagé par la guerre que les mutants retrouvent un Bishop se souvenant de tout et leur offrant une échappatoire à ce monde damné.
 
 
Bien vite convaincu qu'il a échoué là où son ami décédé aurait réussi, Magnéto envoie ses troupes aux quatre coins du monde et de l'univers pour réunir les éléments qui permettraient de renvoyer Bishop dans le passé pour rétablir la continuité officielle. Pour cela, ils ont besoin d'une mutante médium, d'une enfant téléporteuse, d'un fragment du cristal de M'Kraan.
 
MacGyver peut aller se rhabiller !
 
Chaque série suit donc plus ou moins les acteurs de ce gigantesque plan alors qu'ils se démènent pour effacer l'univers dans lequel ils vivent. Assez dément comme mission. Tout l'intérêt est donc de voir ce que les X-Men seraient devenus sans l'influence de leur mentor. On voit des héros devenir des vilains (Havok, Le Fauve et même Cyclope dans une certaine mesure), des vilains devenir des héros (Dents de Sabre, Le Fléau, Exodus...). Des histoires d'amour naissent (Wolverine/Jean Grey - Magnéto/Malicia...) alors que des personnages non-mutants nous montrent que peu importe la réalité il nous casse les pieds (Tante May, mais est-il besoin de la nommer ?). Et surtout, SURTOUT, des personnages se mangent une méchante crise de charisme dans les gencives.
 
Cyclope porte bien son nom dans AoA
 
Sunfire ou la classe que Johnny Storm n'a jamais eu
 
Les recueils de L'Ere d'Apocalypse sont aussi le moyen de voir tout une bordée de scénaristes et de dessinateurs talentueux à l'œuvre. Citons pêle-mêle Scott Lobdell, Joe Madureira, Warren Ellis, Chris Bachalo, les frères Kubert, j'en passe et des meilleurs.
 
 
 
 
"Dis, comme je suis le seul mec au monde à pouvoir te toucher, ça te dirait pas qu'on... ?"
 
Certaines intrigues sont peut-être moins intéressantes, mais la vue d'ensemble. Le schéma narratif et la conclusion épique de cette saga en font encore à l'heure d'aujourd'hui un must des crossovers mutants, qui n'a jamais été égalé dans son genre (et surtout pas par la série limitée de 2005).
 
En résumé, un achat intéressant si vous connaissez les X-Men et que vous avez envie qu'ils vous surprennent pour une fois.
 
Restez à la page les Sidekicks !