dimanche 24 février 2013
jeudi 21 février 2013
VO-Day : La où on va on a pas besoin de routes !
Résumons un peu le podium de mes super-héros préférés :
- 1 : Batman parce que Batman c'est le charisme !
- 2 : Spider-Man parce qu'il est la cool attitude !
- 3 : Nova : parce qu'il a du charisme et de la cool attitude !
Alors, la disparition de Richard Rider - le Nova historique - à la fin de The Thanos Imperative et de la meilleure série série qui lui avait consacré jusqu'ici m'avait laissé dans l'abattement le plus total. L'apparition d'un nouveau Nova relooké à l'occasion de Avengers Vs X-Men n'avait pas suffi à me sortir de ma torpeur et c'est avec circonspection que j'ouvrais le premier numéro de cette nouvelle série (la cinquième consacrée au héros quand même...).
A qui dois-je présenter mes excuses ? Ce relaunch est merveilleux ! Les dessins d'Ed MacGuiness sont magnifiques et l'histoire me donne l'impression de voir un bon vieux film de SF des 80's. Jugez plutôt :
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| Un truc dans ce genre-là (si vous connaissez ce film, vous avez tout mon respect) |
Sam Alexander est un ado à la cool vivant dans un coin paumé de l'Arizona (un état d'Amérique dans lequel Harry zona... Big Up à MC Solaar). Son père, qui a une facheuse tendance à aimer un peu trop la bouteille est le concierge de son école. Sam doit donc gérer son travail scolaire ET les absences répétés de son père au travail en accomplissant lui-même les tâches de ce dernier (et quand je dis "tâches" vous comprenez à quoi je fais allusion).
Ca ne serait pas encore la catastrophe si son daron ne passait pas son temps à lui raconter des histoires excentriques dans lesquelles il était membre du Nova Corps dans la division des Supernovas (ou Black Novas). De plus en plus excédé par la "nullité" de son papounet, Sam ne se doute pas une seconde que la vérité va bientôt le rattrapper.
Je disais un peu plus haut que le comics m'avait laissé un goût de "film de SF à la sauce 80's" et c'est carrement ça ! Je pense que c'est quelque part une note d'intention de la part de Jeph Loeb (l'auteur). Les références à des classiques comme Star Wars ou Retour vers le Futur (celle là je ne vous la gache pas) renforcent cette théorie.
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| Oh my flarking god !C'est pas un X-Wing ? Non... c'est un.... Bon ok, c'est un X-Wing ! |
Si la liste des qualités de ce numéro 1 s'arrêtait là ça serait déjà pas mal, mais Jeph Loeb nous offre en plus tout ce qui fait le charme d'un nouveau héros (parce que malgré l'héritage du premier Nova c'est de ça qu'il s'agit... une espèce d'Ultimate Nova en fait). On a droit au jeune homme qui va réaliser son destin, la présentation de la mère et la soeur du héros (Pas de la grand-mère ? Bah, elle est où Mamie Nova ? Ok, je sors...), une possible amourette adolescente et même le petit voyou des couloirs du lycée. Tous les ingrédients sont là et la sauce prend plutôt bien.
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| Flash Thompson : toutes les petites brutes à deux neurones te disent "Merci" |
En résumé, un excellent relaunch et je n'ai plus qu'à coller un convecteur temporel dans ma voiture pour aller de ce pas me lire le numéro deux !
dimanche 17 février 2013
Review : Le Jour du Seigneur
Alleluïa mes frères !
A l'heure où l'émissaire de notre Seigneur abandonne ses ouailles et que le Vatican reste en émoi et bouillonne de savoir qui sera notre prochain souverain pontif, Fun en Bulle tenait à vous présenter son propre candidat à l'élection de futur Pape.
Si Oswald Leopold II avait su qu'on pouvait démissionner de la fonction de Pape, je serais bien tenté de penser qu'il l'aurait fait vite fait bien fait. Buveur, fumeur et pineur déchainé, il est certainement le pire religieux que la Terre ait porté. Et voilà que le Jugement Dernier déboule pendant son règne et que Dieu ne trouvant pas une seule âme pure à sauver, abandonne notre monde aux Légions Infernales. Humains et démons de tous poils sont obligés de cohabiter mais la paix est fragile.
Dieu n'étant pas un mauvais bougre, il finit quand même par laisser une dernière chance aux Humains. Oswald se voit doté d'une force herculéenne et avec l'aide de Jésus (puis du Père Noel) va botter de l'arrière-train démoniaque.
Première collaboration entre Robert Kirkman et Tony Moore (le duo à qui on doit The Walking Dead quand même), Battle Pope reste malheureusement méconnu dans nos contrées : un pavé réunit l'ensemble de la série aux Editions Stara (vous non plus vous n'en aviez jamais entendu parler ?). Drôle, irréverencieux et joliment iconoclaste, ce petit délire indé brasse un nombre assez incroyables de références et de parodies de la culture pop et du comics.
Bruce Lee apprend les arts martiaux aux papes depuis des années (Chuck Norris faisant de même avec le Père Noel). La Vierge Marie est une nympho frustrée de pas être mariée avec le père de son enfant (Dieu au cas où vous n'auriez pas compris). Certaines planches de Pape et Jésus en patrouille sur les toits renvoie aussi directement à Batman et Robin.
Bref, un "oldies but goodies" (la série date de 2000) comme je les aime. Si Stara (non mais sérieux qui sont ces mecs ?) décidait d'en faire une réimpression dans le noir et blanc d'origine ou dans la version colorisée que Dark Horse a publiée en 2005, je suis sur qu'elle trouverait preneur.
Oh mon Dieu, une fumée blanche ! C'est le Pape-Signal ! Vite Jésus à la Papamobile !
dimanche 10 février 2013
Review : Mass Effect - Invasion
Un vrai gentleman ne parle jamais de ses conquêtes... Pourtant, s'il est bien une chose que j'ai réussi dans ma vie amoureuse, c'est de collectionner les femmes à bord du Normandy. Non, je ne suis ni un séducteur, ni un coureur de jupons... mais mon Shepard s'est envoyé en l'air avec à peu près toutes les espèces vivantes de la galaxie. Aucune femme (ni aucun homme d'ailleurs), Asari, Quarienne ou Humaine qui n'ait su résister à mon physique avantageux. Enfin si... il y en avait bien une... mon fantasme galactique permanent, pirate de l'espace, reine de la station Oméga : Aria T'Loak !
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| Non, ce n'est pas à elle que je pensais |
Coup de bol, c'est à Aria qu'est dédiée la mini-série Mass Effect : Invasion que Dark Horse a publiée en 2011 et que Delcourt vient de sortir chez nous.
Précédant les évenements de Mass Effect 3 et de son dernier DLC (la sortie du DLC ne doit d'ailleurs pas être étrangère à cette sortie), l'histoire nous raconte comment la dangereuse biotique Asari (toutes les asaris sont-elles biotiques d'ailleurs ? On savait déjà qu'elles étaient toutes bisexuelles) est aux prises avec l'organisation Cerberus qui mettraient bien les mains sur sa jolie station orbitale pleine de criminels, trafiquants et contrebandiers de toutes sortes. Le combat peut commencer, mais les chiens de garde de la race humaine ont un atout dans leur jeu : la technologie des Récolteurs...
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| Des squatteurs vous empêche de voler une station orbitale Contactez l'Homme-Trouble ! |
Je vous mentirais si je vous disais que ça ne m'a pas fait plaisir de retrouver l'univers Mass Effect. J'avais un peu peur que la fin de la trilogie de BioWare ne marque la fin de mes escapades dans l'espace concilien à l'aide des relais cosmodésiques. Vous n'avez pas tout compris à cette phrase ? Normal...
C'est là que le bat blesse. En me mettant à la place de quelqu'un qui n'a pas joué et vécu les différents Mass Effect à 100%, cet album restera nébuleux et sans grand interêt. Du côté des points négatifs mettons aussi la traduction qui n'a pas pris en compte les changements que les jeux avaient apporté à la VO :
- en français, on ne dit pas un Salarien, mais un Galarien
- Les extraterrestres à quatre yeux, on les appelle des Butariens, pas des Batariens, ça n'a rien à voir.
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| Le Krogan : C'est vrai que vous êtes des tétards à la naissance ? Anto : On a dit pas Batarien, pas Batracien espèce d'impuissant ! |
Mais la traduction reste un défaut mineur et puisque cet album est véritablement dédié aux amateurs de la série, je pense qu'ils feront la traduction inverse eux-mêmes. Surtout que les qualités du dessin d'Omar Francia et du scénario de John Jackson Miller compensent largement et nous donnent enfin l'occasion de voir Aria en action. Si la belle était déjà attirante à souhait dans son rôle de marraine mafieuse du rade du bout de la galaxie, sa fureur guerrière nous fait enfin comprendre pourquoi elle est si crainte et redoutée sur la station des gros durs. L'histoire se permet même de nous la montrer sous un angle moins dur que l'image qu'elle renvoie dans les jeux de la série.
A noter que l'album nous propose un très court récit Mass Effect : Conviction mettant en scène James Vega, le marine le plus kéké de l'univers et de nombreux dessins préparatoires des jeuxs et des comics.
En espérant que Delcourt continue à fournir aux fans du Commandant Shepard de nouvelles aventures dessinées, je vous invite à rester à la page.
samedi 2 février 2013
VO-Day : Batman and Robin Annual
Bienvenue dans ce deuxième VO-Day, le rendez-vous des amateurs de comics en VO.
Aujourd'hui, je vais vous parler de l'annual de Batman and Robin, premier annual depuis que la série a été rebootée dans le cadre de New 52.
Qu'est ce qu'un annual ? C'est tout simplement un numéro qui comme son nom l'indique ne parait qu'une fois l'an. Dans le temps, les annuals étaient surtout un moyen de republier des histoires incontournables. Aujourd'hui, ces publications permettent avant tout de proposer des histoires "bonus" et des mini-crossovers réunissant des héros qui sont trop occupés dans leurs séries régulières pour latter le cul des vilains en team-up.
Ici, c'est à une de ces histoires "bonus" que nous avons le droit. Damian Wayne, le fils de Bruce et Robin actuel propose à son père un petit trip à la Carmen SanDiego. Désireux de renouer avec l'héritage familial qu'il a ignoré depuis 10 ans, le rejeton de la chauve-souris offre à son père un pélerinage sur les lieux marquants de l'histoire d'amour entre Thomas et Martha Wayne.
Londres, Barcelone, Athènes... autant de lieux romantiques où nous apprenons que Martha s'adonnait à la peinture, que les parents Wayne se faisaient des bisous devant des statues de dragon et qu'une demande de mariage sur un rocher c'est totalement romantique... Mais où est l'action là dedans ?
C'est mal connaître le fiston Wayne qui a bien décidé de profiter du fait qu'il a envoyé son paternel faire le tour du monde pour devenir un Batman de remplacement. Gordon et les vilains n'ont qu'à bien se tenir. Un nouveau Dark Knight veille sur Gotham... et il a 10 ans et demi.
L'histoire de Peter J.Tomasi est plaisante à lire. Les dessins d'Ardian Syaf rendent justice au Caped Crusader et à sa clique. Cet annual ne restera sans doute pas dans les annales du comics, mais il a le mérite de m'avoir fait découvrir un Damian nettement moins tête à claques et qui, pour la première fois depuis que je le connais, accepte son héritage et montre qu'il aime son papounet. Un revirement intéressant chez ce personnage qui m'était toujours resté pour le moins antipathique.
Les anglophones peuvent déjà se procurer ce numéro dans toutes les bonnes librairies spécialisées et les monolingues n'auront sans doute pas longtemps à apprendre avant qu'Urban ne nous offre une version traduite que cette histoire gentillette.
Restez à la page !
mercredi 30 janvier 2013
Agent L7 - Episode 1 : Bloody Genesis
Je
ne me souviens même plus de mon nom. De mon vrai nom je veux dire. A
quatre ans, j’ai été enlevé par un organisme gouvernemental
secret (le D.E.A.D – Directorate of Enemies’ Annihiliation and
Destruction). En fait, Angus Killdare, responsable en chef du
D.E.A.D, avait ordonné l’enlèvement de dizaines d’enfants de
par le monde pour en faire des agents secrets surentraînés et
composer par la même occasion une armée de jeunes tueurs et de
machines à détruire qui lui seraient tout dévoués. On m’a
torturé jusqu’à ce que mon corps ne réagisse plus à la douleur.
Mes souvenirs ont été effacés pour être remplacés par des
méthodes pour tuer. Le sang c’est surtout de l’eau, toute ma
mémoire disparut comme lavée. J’oubliais mes parents, mes amis et
tout ce que j’avais aimé. Je ne savais plus qui j’étais. Je ne
répondais plus qu’au nom de L-7.
Une fois les mois de
« conditionnement » passés, je bénéficiais d’une
certaine liberté. En dehors des heures d’entraînement, je pouvais
circuler librement dans les installations de ce que nous appelions
« La Fosse ». Une fois par mois, nous avions même la
permission de faire une virée dans la ville voisine où je m’amusais
à me confectionner des colliers avec des langues et des oreilles de
clochards. Pourquoi aucun « agent » ne se sauvait ?
Il faut dire que les équipes scientifiques du D.E.A.D nous avaient
implanté des micro-bombes à la base du crâne qui se déclenchaient
si on essayait de se faire la belle. On dira ce qu’on voudra, mais
y’a des gens qui savent se faire obéir !
Les semaines passaient, je me
suis mis à aimer cette vie. Qu’aurais-je pu faire d’autre ?
Certains de mes camarades se rebellèrent et devinrent nos cibles
dans les exercices de combats à balles réelles. « Non, non,
Sept, ne tire pas pitié ! » BOUM… C’est pas parce
qu’on a grandi ensemble que j’ai pas envie de voir la couleur de
tes tripes. J’étais l’un des meilleurs, j’excellais.
D’ailleurs je me prêtais volontiers aux diverses expériences
qu’on voulait me faire subir. Je savourais des drogues énergisantes
qu’on me faisait tester. Je passais des heures dans des simulateurs
de combats ou sur des tables d’opérations dans le cadre
d’expériences sur la régénération des tissus. Pour ne rien vous
cacher, quand j’étais seul, j’allais même jusqu’à
m’auto-torturer. Je voulais savoir comment infliger un maximum de
souffrances, pour être prêt quand on me confierait ma première
mission.
Et cela arriva : ma
première mission ! C’est à ce moment que l’histoire
devient flippante au point d’avoir des échantillons de sel dans le
calcif. A cette époque, je me prenais pour Don Johnson de Deux
Flics à Miami. Le
D.E.A.D nous envoyait, moi et Roberts et Earnest, deux autres agents,
dans un hôtel de San Diego pour récupérer un scientifique en
cavale. Il faut avouer que Killdare aimait pas trop les démissions
et qu’on quittait le D.E.A.D dans une caisse en bois ou un sac
plastique.
Pour ma part, j’étais blasé.
Je m’attendais à autre chose pour mon baptême du feu. J’avais
l’impression d’être un chien à qui on avait dit « Rapporte ! »
et je devais le faire sans me poser de questions. J’étais si déçu
que je laissais le sale boulot à Roberts et Earnest pendant que je
me bronzais dans la bagnole. Tout devait se passer comme une fleur.
C’était l’affaire de dix minutes maximum.
Au bout de quinze minutes, j’ai
balisé. Les gars auraient du être revenus avec le savant. C’est à
ce moment là que j’ai vu un truc tomber du dix-septième étage.
Ce truc, c’était l’agent Roberts. J’étais HEU-REUX. J’ai
mis un caniche dans un micro-ondes une fois, pour voir. La tête de
Roberts a fait le même bruit en rencontrant le bitume.
J’ai alors compris qu’il
allait falloir régler le problème tout seul. Je suis entré dans le
hall de l’hôtel. Un petit groom boutonneux s’approcha de moi :
- Des bagages
monsieur ?
Sur le coup,
j’ai cru qu’il disait « Tueur à gages ». J’ai pas
cherché à comprendre. J’ai sorti mon flingue et j’ai redécoré
le hall avec ses tripes.
En arrivant devant l’ascenseur,
j’ai croisé une nana habillée en noir de la tête au pied. Super
bandante la gonzesse ! C’est là que j’ai pigé. J’aurais
pas dû faire confiance à Roberts et Earnest. C’étaient déjà
pas le genre de mecs qui avaient beaucoup de cervelle, mais là
c’était vraiment le cas d’Earnest. Quelqu’un lui avait logé
une balle en pleine tête. Le petit génie idem : je l’ai
retrouvé dans sa suite, le cervelet étalé sur la moquette.
C’était un coup monté !
Quelqu’un nous avait devancé et il voulait qu’on sache qu’il
nous avait doublé. Le seul indice que j’avais, c’était cette
fille en noir que j’avais vu sortir de l’ascenseur où j’avais
trouvé Earnest. J’aurais tout fait pour en savoir plus. De retour
à la Fosse, j’ai torturé quelques agents de notre équipe de
renseignements. Ils ont beaucoup crié, mais ils ne savaient rien.
J’étais vraiment fier d’eux et j’insistai pour les enterrer
moi-même. Je repris tant bien que mal mes activités jusqu’à ce
qu’on me file une nouvelle mission. Cela arriva deux mois plus
tard. C’est là que l’histoire se corse.
Cette fois-ci, je bossais en
solo. Killdare m’avait filé l’adresse en Louisiane d’un
laboratoire qui fabriquait une nouvelle drogue. Je devais récupérer
la formule et éliminer les témoins. En arrivant sur place, j’ai
été assez surpris de trouver une église. Mais bon, on est jamais à
l’abri des surprises dans ce boulot.
J’ai fait une entrée à la
Rambo (à l’époque, c’était la mode). Après l’histoire de
San Diego, j’aurais pas fait confiance à ma propre mère… même
si je l’ai jamais connue. J’étais venu pour me défouler,
m’éclater… et quelques crânes par le même occasion. Craven
avait omis de me dire que les bonnes sœurs et les petits pères
étaient tous des tueurs. J’étais à peine rentré qu’ils se
sont mis à me tirer dessus.
Je m’en fichais d’ailleurs.
J’avais une drôle d’impression dans la tête. Un souvenir !!!
Il était assez flou, mais je comprenais que j’avais dû avoir des
embrouilles avec ces grenouilles de bénitiers. Alors, j’ai pas
cherché à comprendre. Je me suis vengé. Genre : Qu’est ce
qui est noir et blanc et qui se trémousse ? Réponse : Une
bonne sœur qu’on canarde. Après tout, j’étais en mission, mais
rien m’empêchait de joindre l’utile à l’agréable. Quand le
nuage de poussière s’est enfin dissipé, tout le monde avait
rejoint le Bon Dieu. On dira ce qu’on voudra, mais les films de
Stallone sont une sacrée formation pour ce qui est de flinguer à
tout va. La voie était libre à présent, je me suis mis à chercher
ce pour quoi j’étais venu.
Il y avait un cadavre calciné
près d’une porte secrète cachée derrière le confessionnal.
C’était un évêque. Il avait plus de tête, mais le rosaire était
un indice évident. J’ai pigé qu’on m’avait doublé… encore.
Le passage secret menait à un labo bourré de macchabées. Plus de
drogue. Plus de formule.
C’est à ce moment là que
j’ai entendu un hélico. Je me suis rué dehors pour le voir
décoller. La fille en noir ! Elle était aux commandes. J’ai
vidé mon chargeur sur l’appareil, mais elle s’est tirée quand
même. Craven allait me castrer avec une pince et des tenailles pour
avoir perdu les champignons psychotropes cultivés dans le labo. La
moindre des choses, c’était d’effacer mes traces. J’ai balancé
des grenades à fragmentation dans la sacristie, la nef et dans la
plupart des recoins. Le prêtre grillé a un parfum d’ozone et de
spaghettis brûlés. Un échec reste un échec, mais au moins je me
suis vraiment éclaté.
Killdare était pas très
content de mes résultats. Il faut dire qu’il aime pas ne pas
obtenir ce qu’il veut. Lorsqu’il m’a convoqué dans son bureau,
je tremblais dans mes loques à l’idée de ce qu’il pourrait me
faire.
- Ton taux de
réussite est inacceptable, Sept, a-t-il dit. Deux échecs coup sur
coup… Pourquoi ?
- La fille…
la fille en noir…
J’étais
incapable de dire ou penser autre chose.
- La fille en
noir… J’en ai marre de cette nana. Sept, tu vas la trouver et la
tuer.
J’étais aussi heureux que le
jour où on m’avait permis de garder mon couteau quand je
quittai la Fosse. J’allais trouver la fille en noir. Je voulais lui
trancher l’aorte, l’accrocher à une esse de boucher, la saigner
et l’achever en lui énucléant les yeux au couteau à beurre.
J’avais déjà une idée.
Pendant trois jours, j’ai mis
au point mon plan. J’allais me la faire et elle comprendrait que
qui s’y frotte s’y pique. Il ne me manquait que le fromage
adéquat pour attirer cette souris.
Aux débuts du D.E.A.D, il y
avait un type – Baxter Fly – qui avait disparu des années plus
tôt avec quelques secrets et que tout le monde croyait mort.
Cependant, tout le monde se battait pour trouver la preuve de cette
mort. J’ai fait courir le bruit que je savais où était le corps.
Il y aurait une fuite et la miss en noir se radinerait « par
l’odeur du fromage alléchée ». Bien sûr, c’était pas le
squelette du vrai Baxter que j’avais. C’était celui d’un nain
qui travaillait dans un cirque que j’avais aspergé de peinture
phosphorescente. Elle n’y verrait que du feu… Enfin, peut être
pas, mais ça ferait illusion le temps que je la chope. Je me
planquai avec le squelette dans une cabane au fond des bois. Le piège
était tendu. Il suffisait d’attendre et attendre encore.
Elle m’a fait poireauter trois
jours avant de débarquer comme une fleur. On aurait dit la fille de
Mata Hari et de James Bond. Elle a à peine eu le temps de réaliser
que c’était un faux que je l’avais déjà en joue. Elle s’est
tournée vers moi en levant les mains. Je croyais que je pouvais pas
la louper quand une sorte d’éclair traversa la pièce en venant
vers moi. Cette chienne avait un laser planqué dans sa bague. Ras le
bol de ces gadgets d’espions à la con ! Mon œil a explosé
dans son orbite. Je dois vous dire que depuis le D.E.A.D l’a
remplacé, même si j’ai pas osé demandé d’où venait cet œil.
Il paraît que mon cerveau aurait aussi été atteint.
Personnellement, j’ai rien remarqué.
Enfin bref, avec l’œil qui
fumait et le cerveau qui bouillait, j’ai oublié mon plan et j’ai
tiré, tiré… Des éclairs dansaient devant mon œil valide et je
ne savais plus où elle se trouvait. Quand j’ai été à court de
munitions, elle a saisi le fémur du nain, m’a sauté dessus et a
arraché ce qui restait de mon œil dans son orbite calcinée. Jamais
quelqu’un d’autre que moi ne m’avait fait aussi mal. La plupart
des petites vieilles que j’avais agressées auraient été vertes
de jalousie.
Je m’amusais bien, mais il
était temps d’en finir. Elle essayait de m’étrangler. J’ai
mis un coup de dents dans son bras. Puis un coup de tête dans le
nez. Et un second, pour le fun. Trois coups. Elle s’effondrait à
mes pieds. Tout bien pesé, elle était pas si coriace que ça la
nana. J’étais sur le point de la tuer quand j’ai réalisé qu’il
faudrait p’tet savoir pour qui elle bossait.
Comme elle voulait rien
dire, on est allé voir quelqu’un qui aurait fait déclamer un
mort. Je la traînais par les cheveux jusqu’au bureau de Craven.
C’est à ce moment là que j’ai plus rien compris. Je jetais la
fille en noir aux pieds du bureau de Craven. Elle se releva
péniblement et se mit au garde à vous. Et là, pour la première
fois de ma vie, j’ai entendu Killdare rire.
- Repos Colonel
Bridge, a-t-il dit. Sept, je te présente ton nouvel officier
supérieur : Ivana Bridge. Considère que tu viens de paser une
sorte de test qui avait pour but de voir si tu étais à la hauteur
pour entrer dans son unité.
Ce que je déteste le plus dans
le fait de bosser au D.E.A.D, c’est cette impression persistante et
malsaine de n’être qu’un pantin…
mercredi 16 janvier 2013
VO-Day : Thunderbolts 1-3 (Marvel Now)
Salut les sidekicks !
Comme c'est toujours la galère de trouver un nouveau moyen de faire les émissions, on a décidé de rendre le blog plus actif avec de nouvelles rubriques. VO-Day sera l'occasion de spoiler un peu les comics de Marvel et DC avec quelques mois d'avance. On va profiter du fait que je sois bilingue pour faire une petite review d'un ou plusieurs numéros d'une série chopés en import. J'en vois déjà qui se plaignent, mais je vous promets d'essayer dans la limite du raisonnable et d'éviter les spoils du genre "Mais qui est le nouveau Spidey ?".
| Spoiler : Tobey Maguire n'est pas le nouveau Spider-Man ! |
On démarre donc avec les trois premiers numéros de Thunderbolts, série relancée dans le cadre de la révolution Marvel Now !
- L'Histoire :
Pour ceux qui ne connaîtraient pas, le concept original des Thunderbolts était "des super-vilains se font passer pour des super-héros mais se rendent compte que c'est cool d'être des gentils". L'équipe a été souvent remaniée afin d’accueillir des vilains allant du loser congénital (Boomerang ou Blizzard) au cador de la méchanceté (Venom et Juggernaut).
Ici, on reprend tout à la base. On échange les vilains contre une équipe d'anti-héros : j'ai nommé Deadpool, Elektra, Venom (Flash Thompson) et le Punisher. L'équipe est chapeauté par Rulk alias le Général Ross. En quelques sortes, la boucle est bouclée car il faut savoir que depuis les années 60, le surnom du bon vieux général était "Thunderbolt"... Comme quoi, on a de la suite dans les idées chez Marvel.
Les changements ne s'arrêtent pas là ! Alors que les équipes précédentes de Thunderbolts étaient plus ou moins en quête de rédemption ou d'amnistie pour leurs crimes, cette joyeuse bande de tueurs préfèrent s'occuper des problèmes internationaux, telle une ONG armée jusqu'aux dents. On retrouve donc nos héros en Asie pour soutenir un mouvement révolutionnaire et renverser un vilain dictateur qui a un super-vilain pour garde du corps.
- Qu'est ce qu'on en pense ?
Je ne suis pas particulièrement fan des dessins de Steve Dillon, mais un nouveau dessinateur devrait arriver sous peu. Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'artiste a déjà officier sur des épisodes du Punisher et qu'il sait vous offrir une cervelle répandue sur le sol comme personne.
Au niveau du scénario, je trouve qu'on va un peu vite. Dans une équipe composée de tueurs à gages, de mercenaires et d'assassins surentraînés il était évident que le problème du "Puis-je leur faire confiance ?" allait forcement faire surface. Le problème c'est qu'il arrive dès l'épisode 2 avec Rulk qui ne donne pas toutes les informations sur son plan, Venom qui réclame ces mêmes infos et le Punisher qui n'aime pas son nouveau costume. Je ne me prétend pas scénariste, mais j'aurais bien voulu les voir agir en équipe un petit peu avant de les voir à couteaux tirés les uns avec les autres. L'ensemble colle cependant à la psychologie des personnages tels qu'ils sont dans leurs séries persos, alors pourquoi pas après tout ?
Qu'est ce qui fait qu'on achète tous les numéros d'un comics après tout ? L'envie de savoir ce qui va se passer. A ce niveau-là Thunderbolts remplit sa mission et Elektra n'aura pas besoin de me menacer d'un de ses saïs pour que j'achète le prochain numéro.
La suite au prochain épisode...
Pour ceux qui ne connaîtraient pas, le concept original des Thunderbolts était "des super-vilains se font passer pour des super-héros mais se rendent compte que c'est cool d'être des gentils". L'équipe a été souvent remaniée afin d’accueillir des vilains allant du loser congénital (Boomerang ou Blizzard) au cador de la méchanceté (Venom et Juggernaut).
Ici, on reprend tout à la base. On échange les vilains contre une équipe d'anti-héros : j'ai nommé Deadpool, Elektra, Venom (Flash Thompson) et le Punisher. L'équipe est chapeauté par Rulk alias le Général Ross. En quelques sortes, la boucle est bouclée car il faut savoir que depuis les années 60, le surnom du bon vieux général était "Thunderbolt"... Comme quoi, on a de la suite dans les idées chez Marvel.
Les changements ne s'arrêtent pas là ! Alors que les équipes précédentes de Thunderbolts étaient plus ou moins en quête de rédemption ou d'amnistie pour leurs crimes, cette joyeuse bande de tueurs préfèrent s'occuper des problèmes internationaux, telle une ONG armée jusqu'aux dents. On retrouve donc nos héros en Asie pour soutenir un mouvement révolutionnaire et renverser un vilain dictateur qui a un super-vilain pour garde du corps.
![]() |
| Steve Dillon dessine Elektra avec la poitrine de ma grand-mère |
- Qu'est ce qu'on en pense ?
Je ne suis pas particulièrement fan des dessins de Steve Dillon, mais un nouveau dessinateur devrait arriver sous peu. Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'artiste a déjà officier sur des épisodes du Punisher et qu'il sait vous offrir une cervelle répandue sur le sol comme personne.
Au niveau du scénario, je trouve qu'on va un peu vite. Dans une équipe composée de tueurs à gages, de mercenaires et d'assassins surentraînés il était évident que le problème du "Puis-je leur faire confiance ?" allait forcement faire surface. Le problème c'est qu'il arrive dès l'épisode 2 avec Rulk qui ne donne pas toutes les informations sur son plan, Venom qui réclame ces mêmes infos et le Punisher qui n'aime pas son nouveau costume. Je ne me prétend pas scénariste, mais j'aurais bien voulu les voir agir en équipe un petit peu avant de les voir à couteaux tirés les uns avec les autres. L'ensemble colle cependant à la psychologie des personnages tels qu'ils sont dans leurs séries persos, alors pourquoi pas après tout ?
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| Première dispute chez les T-Bolts : Qui a utilisé tout le mercurochrome ? |
Qu'est ce qui fait qu'on achète tous les numéros d'un comics après tout ? L'envie de savoir ce qui va se passer. A ce niveau-là Thunderbolts remplit sa mission et Elektra n'aura pas besoin de me menacer d'un de ses saïs pour que j'achète le prochain numéro.
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