dimanche 24 février 2013

Agent L7 : Bons Baisers de Tchernobyl


- Un martini, demanda la blondasse. A la cuillère, pas au shaker.

- Une vodka… et t’éloigne pas trop ! Ses petites sœurs vont suivre.

            C’était pas sous prétexte que j’étais en mission que j’allais me mettre à boire comme une tantouze. Déjà que le D.E.A.D m’avait fait mettre un smoking. En plus, la mission était officiellement finie depuis que ce type de la mafia russe avait touché le fond de la Volga. Les Al Capone ruskoffs pigeraient vite fait le message : on ne vend pas d’armes aux ennemis des Etats-Unis sauf si on est un membre éminent du gouvernement américain. La grognasse était arrivée au bar de mon hôtel y’avait pas cinq minutes et elle me sortait déjà le grand jeu. Une fille qu’a autant envie d’être invitée dans votre piaule a toujours une étiquette « Propriété du KGB, merci de passer en machine avant de nous la rendre » cousue quelque part dans son string. Faites moi confiance.

 

            James Bond me fait marrer. Vous vous êtes jamais demandé pourquoi les James Bond girls revenaient jamais d’un film sur l’autre ? Si ça s’trouve l’espion chéri de sa très gracieuse majesté est un serial killer. Une malformation de naissance, un organe plus petit que la moyenne (il s’appelle pas 007 pour rien) suffisent à rendre un homme fou et à dézinguer toutes les nanas qu’il fout dans son lit. Moi de ce côté-là, j’ai aucun problème ! Si elles reviennent pas d’une mission sur l’autre c’est parce que je garde les têtes.

            J’étais en train de fourrer les draps, les oreillers et les membres restants dans un grand sac poubelle lorsque le téléphone se mit à sonner.

- Allo ?

- Bonjour monsieur, ici la réception, nous vous transférons un appel.

- OK… Et oubliez pas de m’envoyer une femme de ménage.

- Très bien monsieur.

La voix de la petite standardiste s’évanouit pour laisser la place à Ivana Bridge. Ma boss. Y’a qu’elle et Killdare, le grand patron du D.E.A.D pour me filer les chocottes à tous les coups.

- Comment s’est passée la mission ? demanda Bridge.

- Le communiste doit se faire ronger par la poiscaille à l’heure qu’il est. Je reprends l’avion dès demain.

- Je n’en doutais pas… Par contre, tu ne repars pas de suite. Le KGB nous a contactés et il voudrait profiter que tu es dans le secteur pour que tu les aides dans une mission délicate.

- Le… le KGB ?

- Oui, le KGB crétin ! Ils auraient déjà du prendre contact avec toi. L’officier avec qui j’ai parlé m’as dit qu’elle le ferait en personne.

- …Elle est blonde, non ?

- Ne me dis pas qu’elle l’a fait.

- …Je crois que si

- Tu es incorrigible Sept. Rends toi au bureau du KGB dans l’immeuble en face de la tombe de Lénine et plus de gaffes. N’oublie pas que Killdare a failli en finir avec toi après le fiasco du camp scout.

Elle raccrocha. Le camp scout… 28 morts… J’avais plus de bûches pour le feu et une folle envie de barbecue.


 

            Dans les films d’espionnage, les agents secrets ont toujours des phrases débiles à sortir avant de se reconnaître. Ça donne des conversations hautement intelligentes du genre « Le fond de l’air est frais ce matin. » « Oui mais l’espadon nage à reculons. ». Faut pas croire à ces foutaises. Quand je suis arrivé au guichet des bureaux du KGB, le mec qu’était là m’a dit :

- C’est vous le tueur du D.E.A.D ?

Point barre, y’a pas à épiloguer.

J’ai été reçu comme si j’étais le messie. C’est à ça que j’ai compris que mes nouveaux amis avaient de gros soucis. Quand ils m’ont briefé, j’ai pas été déçu. Tchernobyl est un canular ! Une diversion qu’on avait sorti à l’époque pour pas dire aux gens que la centrale nucléaire qu’avait eu des fuites se trouvait en réalité dans les égouts de Saint-Pétersbourg. Les Russes ont alors profité d’avoir une zone interdite au public pour mettre en place un petit centre d’entraînement pour espions comme celui dont je suis sorti. Malins comme pas deux, les petits génies du KGB ont chié dans la colle pour tout ce qui était de la sécurité. Ce qui devait arriver arriva… Les mecs étaient tombés sur une caisse de vodka frelatée et l’alcool à hautes doses réagissait mal avec les drogues dont on les bourrait. Le camp était aujourd’hui aux mains des agents qui s’y entrainaient. Je me souviens de ma première cuite. J’avais participé à une expérience sur les effets de l’alcool sur les mécanismes psychologiques de base comme le remords, les regrets, la rage… A priori, je suis totalement insensible.


 

Le KGB m’avait refilé un de leurs gars pour me servir de guide. Petrov. Le genre de gars  silencieux avec une lueur de psychotique dans le regard. Il me plaisait bien. On s’est retrouvés dans la forêt à crapahuter pendant deux heures avant d’atteindre le camp. Les cocos avaient bien arrangé le truc. Toute la végétation avait été couverte d’un isotope radioactif pour que la communauté scientifique, et les touristes, croient qu’une centrale nucléaire avait vraiment explosé là. Les poules à deux têtes et les enfants à trois bras qu’on a montré aux télés du monde avaient reçu un pont d’or pour quitter les cirques et les autres foires aux monstres où ils bossaient et venir se pavaner sous les yeux d’un monde horrifié et voyeur.



 

Petrov m’amena directement au camp. Des lambeaux de chair et de tissu pendaient des fils barbelés des clôtures. Des bouteilles vides et des têtes décapitées grimaçantes jonchaient le sol. La neige avait une teinte rosée et sentait l’alcool fort. Je vis même deux corps calcinés sur lesquels on reconnaissait encore les uniformes des gardes de l’installation. J’aimais leur style. Efficace, sanglant, une œuvre d’art. Y’avait encore un côté « brouillon » mais tout ça était très prometteur.

Le principe du camp d’entraînement, c’est que les mecs qui viennent là sont comme qui dirait en formation. J’avais affaire à une bande d’amateurs qui savaient se servir d’un couteau ou d’un flingue, mais qui n’avaient aucune discipline. Et vu leur état, ils allaient forcément commettre des bourdes. Après avoir transformé les gardes en kebab, ma petite troupe de tueurs shootés s’était connement endormie dans le réfectoire. Au milieu des vêtements couverts de sang, des membres charcutés et des flaques d’urine et de vomi je les vis. Le plus vieux d’entre eux devait avoir quatorze ans… Bande d’enflures ! Les Rouges avaient copié le programme du D.E.A.D qui avait fait de moi ce que j’étais.

- Alors tovaritch, on les bute comment ? murmura Petrov.

- C’est des gosses…

- Nyet ! Ce sont des tueurs, des malades, des chiens enragés…

            Il a pas eu le temps de finir sa phrase. Avoir le canon d’un flingue enfoncé dans la bouche, y’a pas plus efficace pour vous couper le sifflet. Deux dents tombèrent dans la neige sans un bruit.

- JE suis un tueur…

De ma main libre, je lui saisis le bras qui tenait son arme. Je connais 53 façons de désarmer un mec dont 20 lui permettent de garder l’usage de son bras. J’optais pour la plus douloureuse.



- JE suis un malade…

            Je retirais mon flingue du fond de sa gorge, faisant sauter une autre dent au passage. Je lui brisais le nez d’un coup de crosse et appliquait le canon couvert de bave sur son œil.

- Et t’as jamais vu un chien plus enragé que moi… tovaritch !

            Je sais pas si c’est à cause des cris, mais une fois que j’en avais fini avec Petrov, la marmaille était réveillée et m’observait depuis la porte du réfectoire. Soit la gueule de bois les avait rendu groggy au point de pas me sauter dessus, soit ils avaient compris que j’étais pas un de leur tortionnaire, que eux et moi on sortait du même enfer. Celui qu’avait l’air le plus vieux s’approcha de moi, une machette à la main. C’était lui le chef, le Alfafa  de ces Petites Canailles. Il avait l’expérience du terrain. Il avait tué des hommes sur des champs de bataille, ça se lisait dans son regard… le même que le mien.

- Je suis Noah, dit-il.

- Sept.

- Tu es venu nous tuer ?

- Pas si vous la jouez cool. C’est quoi cet endroit ?

- Ils l’appellent le Terrain de Jeu.

- Sadique comme nom.

- On les a tués, on veut se venger.



            D’un coup, c’était comme si tous les marmots avaient retrouvé l’usage de leurs langues. Certains muaient, d’autres pas encore, tous avaient des larmes dans la voix.

- Ils ont emmené nos parents.

- Toujours derrière nous.

- Y’avaient des tests.

- On voulait jouer.

- Plus jamais ça.

- Toujours des tests.

- Produits chimiques et scalpels ont volé notre enfance, notre innocence.

- Les implants aussi !

- Des tests et encore des tests !

- Se faire des copains.

- Pourquoi nous ? On a rien fait de mal…

- C’était une prison.

- La prison est détruite, conclut Noah. On va retrouver nos parents.

            Un sourire carnassier devait me déformer le visage. Une idée venait de germer, suivie d’une révélation. Je pense pas que le D.E.A.D m’avait envoyé là pour aider les popovs à nettoyer leur merde.

- J’peux vous filer un coup de pouce pour ça.

            Je quittais la Russie deux jours plus tard dans un charter rapatriant les touristes étrangers. Le pays était en guerre civile. J’avais déposé les gamins devant les bureaux du KGB. Un quart d’heure plus tard, le quartier était une zone de guerre. Les heures qui suivirent virent le massacre de tout ce qui portait un uniforme. Des SDF, des anarchistes et des marginaux avaient pris les armes et rejoint les enfants. Le Kremlin était actuellement assiégé et la Place Rouge portaient bien son nom pour une fois. La ville flambait, la panique était générale, les membres du gouvernement et les militaires haut placés étaient retrouvés pendus aux lampadaires. On disait que le président russe avait disparu.



            Elles attendaient quoi les hôtesses pour nous passer un film et nous servir à boire ?



jeudi 21 février 2013

VO-Day : La où on va on a pas besoin de routes !

Résumons un peu le podium de mes super-héros préférés :
 
 
- 1 : Batman parce que Batman c'est le charisme !
 
- 2 : Spider-Man parce qu'il est la cool attitude !
 
- 3 : Nova : parce qu'il a du charisme et de la cool attitude !
 
 
Alors, la disparition de Richard Rider - le Nova historique - à la fin de The Thanos Imperative et de la meilleure série série qui lui avait consacré jusqu'ici m'avait laissé dans l'abattement le plus total. L'apparition d'un nouveau Nova relooké à l'occasion de Avengers Vs X-Men n'avait pas suffi à me sortir de ma torpeur et c'est avec circonspection que j'ouvrais le premier numéro de cette nouvelle série (la cinquième consacrée au héros quand même...).
 
 
 
A qui dois-je présenter mes excuses ? Ce relaunch est merveilleux ! Les dessins d'Ed MacGuiness sont magnifiques et l'histoire me donne l'impression de voir un bon vieux film de SF des 80's. Jugez plutôt :
 
Un truc dans ce genre-là
(si vous connaissez ce film, vous avez tout mon respect)
 
Sam Alexander est un ado à la cool vivant dans un coin paumé de l'Arizona (un état d'Amérique dans lequel Harry zona... Big Up à MC Solaar). Son père, qui a une facheuse tendance à aimer un peu trop la bouteille est le concierge de son école. Sam doit donc gérer son travail scolaire ET les absences répétés de son père au travail en accomplissant lui-même les tâches de ce dernier (et quand je dis "tâches" vous comprenez à quoi je fais allusion).
 
 
Ca ne serait pas encore la catastrophe si son daron ne passait pas son temps à lui raconter des histoires excentriques dans lesquelles il était membre du Nova Corps dans la division des Supernovas (ou Black Novas). De plus en plus excédé par la "nullité" de son papounet, Sam ne se doute pas une seconde que la vérité va bientôt le rattrapper.
 
 
Je disais un peu plus haut que le comics m'avait laissé un goût de "film de SF à la sauce 80's" et c'est carrement ça ! Je pense que c'est quelque part une note d'intention de la part de Jeph Loeb (l'auteur). Les références à des classiques comme Star Wars ou Retour vers le Futur (celle là je ne vous la gache pas) renforcent cette théorie.
 
Oh my flarking god !C'est pas un X-Wing ?
Non... c'est un.... Bon ok, c'est un X-Wing !
Si la liste des qualités de ce numéro 1 s'arrêtait là ça serait déjà pas mal, mais Jeph Loeb nous offre en plus tout ce qui fait le charme d'un nouveau héros (parce que malgré l'héritage du premier Nova c'est de ça qu'il s'agit... une espèce d'Ultimate Nova en fait). On a droit au jeune homme qui va réaliser son destin, la présentation de la mère et la soeur du héros (Pas de la grand-mère ? Bah, elle est où Mamie Nova ? Ok, je sors...), une possible amourette adolescente et même le petit voyou des couloirs du lycée. Tous les ingrédients sont là et la sauce prend plutôt bien.
 
Flash Thompson : toutes les petites brutes à deux neurones te disent "Merci"
 
 
En résumé, un excellent relaunch et je n'ai plus qu'à coller un convecteur temporel dans ma voiture pour aller de ce pas me lire le numéro deux !
 
 


dimanche 17 février 2013

Review : Le Jour du Seigneur

Alleluïa mes frères !
 
 
A l'heure où l'émissaire de notre Seigneur abandonne ses ouailles et que le Vatican reste en émoi et bouillonne de savoir qui sera notre prochain souverain pontif, Fun en Bulle tenait à vous présenter son propre candidat à l'élection de futur Pape.
 
 

Si Oswald Leopold II avait su qu'on pouvait démissionner de la fonction de Pape, je serais bien tenté de penser qu'il l'aurait fait vite fait bien fait. Buveur, fumeur et pineur déchainé, il est certainement le pire religieux que la Terre ait porté. Et voilà que le Jugement Dernier déboule pendant son règne et que Dieu ne trouvant pas une seule âme pure à sauver, abandonne notre monde aux Légions Infernales. Humains et démons de tous poils sont obligés de cohabiter mais la paix est fragile.
Dieu n'étant pas un mauvais bougre, il finit quand même par laisser une dernière chance aux Humains. Oswald se voit doté d'une force herculéenne et avec l'aide de Jésus (puis du Père Noel) va botter de l'arrière-train démoniaque.
 
 
Première collaboration entre Robert Kirkman et Tony Moore (le duo à qui on doit The Walking Dead quand même), Battle Pope reste malheureusement méconnu dans nos contrées : un pavé réunit l'ensemble de la série aux Editions Stara (vous non plus vous n'en aviez jamais entendu parler ?). Drôle, irréverencieux et joliment iconoclaste, ce petit délire indé brasse un nombre assez incroyables de références et de parodies de la culture pop et du comics.
 
 
Bruce Lee apprend les arts martiaux aux papes depuis des années (Chuck Norris faisant de même avec le Père Noel). La Vierge Marie est une nympho frustrée de pas être mariée avec le père de son enfant (Dieu au cas où vous n'auriez pas compris). Certaines planches de Pape et Jésus en patrouille sur les toits renvoie aussi directement à Batman et Robin.
 
 
 
Bref, un "oldies but goodies" (la série date de 2000) comme je les aime. Si Stara (non mais sérieux qui sont ces mecs ?) décidait d'en faire une réimpression dans le noir et blanc d'origine ou dans la version colorisée que Dark Horse a publiée en 2005, je suis sur qu'elle trouverait preneur.
 
 
 
 
Oh mon Dieu, une fumée blanche ! C'est le Pape-Signal ! Vite Jésus à la Papamobile !

dimanche 10 février 2013

Review : Mass Effect - Invasion

Un vrai gentleman ne parle jamais de ses conquêtes... Pourtant, s'il est bien une chose que j'ai réussi dans ma vie amoureuse, c'est de collectionner les femmes à bord du Normandy. Non, je ne suis ni un séducteur, ni un coureur de jupons... mais mon Shepard s'est envoyé en l'air avec à peu près toutes les espèces vivantes de la galaxie. Aucune femme (ni aucun homme d'ailleurs), Asari, Quarienne ou Humaine qui n'ait su résister à mon physique avantageux. Enfin si... il y en avait bien une... mon fantasme galactique permanent, pirate de l'espace, reine de la station Oméga : Aria T'Loak !
 
 
Non, ce n'est pas à elle que je pensais
Coup de bol, c'est à Aria qu'est dédiée la mini-série Mass Effect : Invasion que Dark Horse a publiée en 2011 et que Delcourt vient de sortir chez nous.
 
 
 
Précédant les évenements de Mass Effect 3 et de son dernier DLC (la sortie du DLC ne doit d'ailleurs pas être étrangère à cette sortie), l'histoire nous raconte comment la dangereuse biotique Asari (toutes les asaris sont-elles biotiques d'ailleurs ? On savait déjà qu'elles étaient toutes bisexuelles) est aux prises avec l'organisation Cerberus qui mettraient bien les mains sur sa jolie station orbitale pleine de criminels, trafiquants et contrebandiers de toutes sortes. Le combat peut commencer, mais les chiens de garde de la race humaine ont un atout dans leur jeu : la technologie des Récolteurs...
 
Des squatteurs vous empêche de voler une station orbitale
Contactez l'Homme-Trouble !
 
Je vous mentirais si je vous disais que ça ne m'a pas fait plaisir de retrouver l'univers Mass Effect. J'avais un peu peur que la fin de la trilogie de BioWare ne marque la fin de mes escapades dans l'espace concilien à l'aide des relais cosmodésiques. Vous n'avez pas tout compris à cette phrase ? Normal...
 
 
C'est là que le bat blesse. En me mettant à la place de quelqu'un qui n'a pas joué et vécu les différents Mass Effect à 100%, cet album restera nébuleux et sans grand interêt. Du côté des points négatifs mettons aussi la traduction qui n'a pas pris en compte les changements que les jeux avaient apporté à la VO :
- en français, on ne dit pas un Salarien, mais un Galarien
- Les extraterrestres à quatre yeux, on les appelle des Butariens, pas des Batariens, ça n'a rien à voir.
 
Le Krogan : C'est vrai que vous êtes des tétards à la naissance ?
Anto : On a dit pas Batarien, pas Batracien espèce d'impuissant !
Mais la traduction reste un défaut mineur et puisque cet album est véritablement dédié aux amateurs de la série, je pense qu'ils feront la traduction inverse eux-mêmes. Surtout que les qualités du dessin d'Omar Francia et du scénario de John Jackson Miller compensent largement et nous donnent enfin l'occasion de voir Aria en action. Si la belle était déjà attirante à souhait dans son rôle de marraine mafieuse du rade du bout de la galaxie, sa fureur guerrière nous fait enfin comprendre pourquoi elle est si crainte et redoutée sur la station des gros durs. L'histoire se permet même de nous la montrer sous un angle moins dur que l'image qu'elle renvoie dans les jeux de la série.
 
 
A noter que l'album nous propose un très court récit Mass Effect : Conviction mettant en scène James Vega, le marine le plus kéké de l'univers et de nombreux dessins préparatoires des jeuxs et des comics.
 
En espérant que Delcourt continue à fournir aux fans du Commandant Shepard de nouvelles aventures dessinées, je vous invite à rester à la page.
 


samedi 2 février 2013

VO-Day : Batman and Robin Annual

 
Bienvenue dans ce deuxième VO-Day, le rendez-vous des amateurs de comics en VO.
 
 
Aujourd'hui, je vais vous parler de l'annual de Batman and Robin, premier annual depuis que la série a été rebootée dans le cadre de New 52.
 
 
 
 
Qu'est ce qu'un annual ? C'est tout simplement un numéro qui comme son nom l'indique ne parait qu'une fois l'an. Dans le temps, les annuals étaient surtout un moyen de republier des histoires incontournables. Aujourd'hui, ces publications permettent avant tout de proposer des histoires "bonus" et des mini-crossovers réunissant des héros qui sont trop occupés dans leurs séries régulières pour latter le cul des vilains en team-up.
 
 
Ici, c'est à une de ces histoires "bonus" que nous avons le droit. Damian Wayne, le fils de Bruce et Robin actuel propose à son père un petit trip à la Carmen SanDiego. Désireux de renouer avec l'héritage familial qu'il a ignoré depuis 10 ans, le rejeton de la chauve-souris offre à son père un pélerinage sur les lieux marquants de l'histoire d'amour entre Thomas et Martha Wayne.
 
 
 
Londres, Barcelone, Athènes... autant de lieux romantiques où nous apprenons que Martha s'adonnait à la peinture, que les parents Wayne se faisaient des bisous devant des statues de dragon et qu'une demande de mariage sur un rocher c'est totalement romantique... Mais où est l'action là dedans ?
 
 
C'est mal connaître le fiston Wayne qui a bien décidé de profiter du fait qu'il a envoyé son paternel faire le tour du monde pour devenir un Batman de remplacement. Gordon et les vilains n'ont qu'à bien se tenir. Un nouveau Dark Knight veille sur Gotham... et il a 10 ans et demi.
 
 
 
L'histoire de Peter J.Tomasi est plaisante à lire. Les dessins d'Ardian Syaf rendent justice au Caped Crusader et à sa clique. Cet annual ne restera sans doute pas dans les annales du comics, mais il a le mérite de m'avoir fait découvrir un Damian nettement moins tête à claques et qui, pour la première fois depuis que je le connais, accepte son héritage et montre qu'il aime son papounet. Un revirement intéressant chez ce personnage qui m'était toujours resté pour le moins antipathique.
 
Les anglophones peuvent déjà se procurer ce numéro dans toutes les bonnes librairies spécialisées et les monolingues n'auront sans doute pas longtemps à apprendre avant qu'Urban ne nous offre une version traduite que cette histoire gentillette.
 
Restez à la page !
 
 


mercredi 30 janvier 2013

Agent L7 - Episode 1 : Bloody Genesis


                      Je ne me souviens même plus de mon nom. De mon vrai nom je veux dire. A quatre ans, j’ai été enlevé par un organisme gouvernemental secret (le D.E.A.D – Directorate of Enemies’ Annihiliation and Destruction). En fait, Angus Killdare, responsable en chef du D.E.A.D, avait ordonné l’enlèvement de dizaines d’enfants de par le monde pour en faire des agents secrets surentraînés et composer par la même occasion une armée de jeunes tueurs et de machines à détruire qui lui seraient tout dévoués. On m’a torturé jusqu’à ce que mon corps ne réagisse plus à la douleur. Mes souvenirs ont été effacés pour être remplacés par des méthodes pour tuer. Le sang c’est surtout de l’eau, toute ma mémoire disparut comme lavée. J’oubliais mes parents, mes amis et tout ce que j’avais aimé. Je ne savais plus qui j’étais. Je ne répondais plus qu’au nom de L-7.
 
 

               Une fois les mois de « conditionnement » passés, je bénéficiais d’une certaine liberté. En dehors des heures d’entraînement, je pouvais circuler librement dans les installations de ce que nous appelions « La Fosse ». Une fois par mois, nous avions même la permission de faire une virée dans la ville voisine où je m’amusais à me confectionner des colliers avec des langues et des oreilles de clochards. Pourquoi aucun « agent » ne se sauvait ? Il faut dire que les équipes scientifiques du D.E.A.D nous avaient implanté des micro-bombes à la base du crâne qui se déclenchaient si on essayait de se faire la belle. On dira ce qu’on voudra, mais y’a des gens qui savent se faire obéir !

               Les semaines passaient, je me suis mis à aimer cette vie. Qu’aurais-je pu faire d’autre ? Certains de mes camarades se rebellèrent et devinrent nos cibles dans les exercices de combats à balles réelles. « Non, non, Sept, ne tire pas pitié ! » BOUM… C’est pas parce qu’on a grandi ensemble que j’ai pas envie de voir la couleur de tes tripes. J’étais l’un des meilleurs, j’excellais. D’ailleurs je me prêtais volontiers aux diverses expériences qu’on voulait me faire subir. Je savourais des drogues énergisantes qu’on me faisait tester. Je passais des heures dans des simulateurs de combats ou sur des tables d’opérations dans le cadre d’expériences sur la régénération des tissus. Pour ne rien vous cacher, quand j’étais seul, j’allais même jusqu’à m’auto-torturer. Je voulais savoir comment infliger un maximum de souffrances, pour être prêt quand on me confierait ma première mission.

 

               Et cela arriva : ma première mission ! C’est à ce moment que l’histoire devient flippante au point d’avoir des échantillons de sel dans le calcif. A cette époque, je me prenais pour Don Johnson de Deux Flics à Miami. Le D.E.A.D nous envoyait, moi et Roberts et Earnest, deux autres agents, dans un hôtel de San Diego pour récupérer un scientifique en cavale. Il faut avouer que Killdare aimait pas trop les démissions et qu’on quittait le D.E.A.D dans une caisse en bois ou un sac plastique.
 
               Pour ma part, j’étais blasé. Je m’attendais à autre chose pour mon baptême du feu. J’avais l’impression d’être un chien à qui on avait dit « Rapporte ! » et je devais le faire sans me poser de questions. J’étais si déçu que je laissais le sale boulot à Roberts et Earnest pendant que je me bronzais dans la bagnole. Tout devait se passer comme une fleur. C’était l’affaire de dix minutes maximum.

               Au bout de quinze minutes, j’ai balisé. Les gars auraient du être revenus avec le savant. C’est à ce moment là que j’ai vu un truc tomber du dix-septième étage. Ce truc, c’était l’agent Roberts. J’étais HEU-REUX. J’ai mis un caniche dans un micro-ondes une fois, pour voir. La tête de Roberts a fait le même bruit en rencontrant le bitume.

               J’ai alors compris qu’il allait falloir régler le problème tout seul. Je suis entré dans le hall de l’hôtel. Un petit groom boutonneux s’approcha de moi :

- Des bagages monsieur ?

Sur le coup, j’ai cru qu’il disait « Tueur à gages ». J’ai pas cherché à comprendre. J’ai sorti mon flingue et j’ai redécoré le hall avec ses tripes.
 
               En arrivant devant l’ascenseur, j’ai croisé une nana habillée en noir de la tête au pied. Super bandante la gonzesse ! C’est là que j’ai pigé. J’aurais pas dû faire confiance à Roberts et Earnest. C’étaient déjà pas le genre de mecs qui avaient beaucoup de cervelle, mais là c’était vraiment le cas d’Earnest. Quelqu’un lui avait logé une balle en pleine tête. Le petit génie idem : je l’ai retrouvé dans sa suite, le cervelet étalé sur la moquette.

               C’était un coup monté ! Quelqu’un nous avait devancé et il voulait qu’on sache qu’il nous avait doublé. Le seul indice que j’avais, c’était cette fille en noir que j’avais vu sortir de l’ascenseur où j’avais trouvé Earnest. J’aurais tout fait pour en savoir plus. De retour à la Fosse, j’ai torturé quelques agents de notre équipe de renseignements. Ils ont beaucoup crié, mais ils ne savaient rien. J’étais vraiment fier d’eux et j’insistai pour les enterrer moi-même. Je repris tant bien que mal mes activités jusqu’à ce qu’on me file une nouvelle mission. Cela arriva deux mois plus tard. C’est là que l’histoire se corse.
 
               Cette fois-ci, je bossais en solo. Killdare m’avait filé l’adresse en Louisiane d’un laboratoire qui fabriquait une nouvelle drogue. Je devais récupérer la formule et éliminer les témoins. En arrivant sur place, j’ai été assez surpris de trouver une église. Mais bon, on est jamais à l’abri des surprises dans ce boulot.

               J’ai fait une entrée à la Rambo (à l’époque, c’était la mode). Après l’histoire de San Diego, j’aurais pas fait confiance à ma propre mère… même si je l’ai jamais connue. J’étais venu pour me défouler, m’éclater… et quelques crânes par le même occasion. Craven avait omis de me dire que les bonnes sœurs et les petits pères étaient tous des tueurs. J’étais à peine rentré qu’ils se sont mis à me tirer dessus.
 

               Je m’en fichais d’ailleurs. J’avais une drôle d’impression dans la tête. Un souvenir !!! Il était assez flou, mais je comprenais que j’avais dû avoir des embrouilles avec ces grenouilles de bénitiers. Alors, j’ai pas cherché à comprendre. Je me suis vengé. Genre : Qu’est ce qui est noir et blanc et qui se trémousse ? Réponse : Une bonne sœur qu’on canarde. Après tout, j’étais en mission, mais rien m’empêchait de joindre l’utile à l’agréable. Quand le nuage de poussière s’est enfin dissipé, tout le monde avait rejoint le Bon Dieu. On dira ce qu’on voudra, mais les films de Stallone sont une sacrée formation pour ce qui est de flinguer à tout va. La voie était libre à présent, je me suis mis à chercher ce pour quoi j’étais venu.

               Il y avait un cadavre calciné près d’une porte secrète cachée derrière le confessionnal. C’était un évêque. Il avait plus de tête, mais le rosaire était un indice évident. J’ai pigé qu’on m’avait doublé… encore. Le passage secret menait à un labo bourré de macchabées. Plus de drogue. Plus de formule.

               C’est à ce moment là que j’ai entendu un hélico. Je me suis rué dehors pour le voir décoller. La fille en noir ! Elle était aux commandes. J’ai vidé mon chargeur sur l’appareil, mais elle s’est tirée quand même. Craven allait me castrer avec une pince et des tenailles pour avoir perdu les champignons psychotropes cultivés dans le labo. La moindre des choses, c’était d’effacer mes traces. J’ai balancé des grenades à fragmentation dans la sacristie, la nef et dans la plupart des recoins. Le prêtre grillé a un parfum d’ozone et de spaghettis brûlés. Un échec reste un échec, mais au moins je me suis vraiment éclaté.

               Killdare était pas très content de mes résultats. Il faut dire qu’il aime pas ne pas obtenir ce qu’il veut. Lorsqu’il m’a convoqué dans son bureau, je tremblais dans mes loques à l’idée de ce qu’il pourrait me faire.

- Ton taux de réussite est inacceptable, Sept, a-t-il dit. Deux échecs coup sur coup… Pourquoi ?

- La fille… la fille en noir…

J’étais incapable de dire ou penser autre chose.

- La fille en noir… J’en ai marre de cette nana. Sept, tu vas la trouver et la tuer.

 

               J’étais aussi heureux que le jour où on m’avait permis de  garder mon couteau quand je quittai la Fosse. J’allais trouver la fille en noir. Je voulais lui trancher l’aorte, l’accrocher à une esse de boucher, la saigner et l’achever en lui énucléant les yeux au couteau à beurre. J’avais déjà une idée.

               Pendant trois jours, j’ai mis au point mon plan. J’allais me la faire et elle comprendrait que qui s’y frotte s’y pique. Il ne me manquait que le fromage adéquat pour attirer cette souris.

               Aux débuts du D.E.A.D, il y avait un type – Baxter Fly – qui avait disparu des années plus tôt avec quelques secrets et que tout le monde croyait mort. Cependant, tout le monde se battait pour trouver la preuve de cette mort. J’ai fait courir le bruit que je savais où était le corps. Il y aurait une fuite et la miss en noir se radinerait « par l’odeur du fromage alléchée ». Bien sûr, c’était pas le squelette du vrai Baxter que j’avais. C’était celui d’un nain qui travaillait dans un cirque que j’avais aspergé de peinture phosphorescente. Elle n’y verrait que du feu… Enfin, peut être pas, mais ça ferait illusion le temps que je la chope. Je me planquai avec le squelette dans une cabane au fond des bois. Le piège était tendu. Il suffisait d’attendre et attendre encore.
 
 
               Elle m’a fait poireauter trois jours avant de débarquer comme une fleur. On aurait dit la fille de Mata Hari et de James Bond. Elle a à peine eu le temps de réaliser que c’était un faux que je l’avais déjà en joue. Elle s’est tournée vers moi en levant les mains. Je croyais que je pouvais pas la louper quand une sorte d’éclair traversa la pièce en venant vers moi. Cette chienne avait un laser planqué dans sa bague. Ras le bol de ces gadgets d’espions à la con ! Mon œil a explosé dans son orbite. Je dois vous dire que depuis le D.E.A.D l’a remplacé, même si j’ai pas osé demandé d’où venait cet œil. Il paraît que mon cerveau aurait aussi été atteint. Personnellement, j’ai rien remarqué.

               Enfin bref, avec l’œil qui fumait et le cerveau qui bouillait, j’ai oublié mon plan et j’ai tiré, tiré… Des éclairs dansaient devant mon œil valide et je ne savais plus où elle se trouvait. Quand j’ai été à court de munitions, elle a saisi le fémur du nain, m’a sauté dessus et a arraché ce qui restait de mon œil dans son orbite calcinée. Jamais quelqu’un d’autre que moi ne m’avait fait aussi mal. La plupart des petites vieilles que j’avais agressées auraient été vertes de jalousie.

               Je m’amusais bien, mais il était temps d’en finir. Elle essayait de m’étrangler. J’ai mis un coup de dents dans son bras. Puis un coup de tête dans le nez. Et un second, pour le fun. Trois coups. Elle s’effondrait à mes pieds. Tout bien pesé, elle était pas si coriace que ça la nana. J’étais sur le point de la tuer quand j’ai réalisé qu’il faudrait p’tet savoir pour qui elle bossait.

               Comme  elle voulait rien dire, on est allé voir quelqu’un qui aurait fait déclamer un mort. Je la traînais par les cheveux jusqu’au bureau de Craven. C’est à ce moment là que j’ai plus rien compris. Je jetais la fille en noir aux pieds du bureau de Craven. Elle se releva péniblement et se mit au garde à vous. Et là, pour la première fois de ma vie, j’ai entendu Killdare rire.

- Repos Colonel Bridge, a-t-il dit. Sept, je te présente ton nouvel officier supérieur : Ivana Bridge. Considère que tu viens de paser une sorte de test qui avait pour but de voir si tu étais à la hauteur pour entrer dans son unité.

               Ce que je déteste le plus dans le fait de bosser au D.E.A.D, c’est cette impression persistante et malsaine de n’être qu’un pantin…


mercredi 16 janvier 2013

VO-Day : Thunderbolts 1-3 (Marvel Now)

Salut les sidekicks !
Comme c'est toujours la galère de trouver un nouveau moyen de faire les émissions, on a décidé de rendre le blog plus actif avec de nouvelles rubriques. VO-Day sera l'occasion de spoiler un peu les comics de Marvel et DC avec quelques mois d'avance. On va profiter du fait que je sois bilingue pour faire une petite review d'un ou plusieurs numéros d'une série chopés en import. J'en vois déjà qui se plaignent, mais je vous promets d'essayer dans la limite du raisonnable et d'éviter les spoils du genre "Mais qui est le nouveau Spidey ?".

Spoiler : Tobey Maguire n'est pas le nouveau Spider-Man !

On démarre donc avec les trois premiers numéros de Thunderbolts, série relancée dans le cadre de la révolution Marvel Now !
- L'Histoire :

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, le concept original des Thunderbolts était "des super-vilains se font passer pour des super-héros mais se rendent compte que c'est cool d'être des gentils". L'équipe a été souvent remaniée afin d’accueillir des vilains allant du loser congénital (Boomerang ou Blizzard) au cador de la méchanceté (Venom et Juggernaut).

Ici, on reprend tout à la base. On échange les vilains contre une équipe d'anti-héros : j'ai nommé Deadpool, Elektra, Venom (Flash Thompson) et le Punisher. L'équipe est chapeauté par Rulk alias le Général Ross. En quelques sortes, la boucle est bouclée car il faut savoir que depuis les années 60, le surnom du bon vieux général était "Thunderbolt"... Comme quoi, on a de la suite dans les idées chez Marvel.

Les changements ne s'arrêtent pas là ! Alors que les équipes précédentes de Thunderbolts étaient plus ou moins en quête de rédemption ou d'amnistie pour leurs crimes, cette joyeuse bande de tueurs préfèrent s'occuper des problèmes internationaux, telle une ONG armée jusqu'aux dents. On retrouve donc nos héros en Asie pour soutenir un mouvement révolutionnaire et renverser un vilain dictateur qui a un super-vilain pour garde du corps.

Steve Dillon dessine Elektra avec la poitrine de ma grand-mère


- Qu'est ce qu'on en pense ?

Je ne suis pas particulièrement fan des dessins de Steve Dillon, mais un nouveau dessinateur devrait arriver sous peu. Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'artiste a déjà officier sur des épisodes du Punisher et qu'il sait vous offrir une cervelle répandue sur le sol comme personne.

Au niveau du scénario, je trouve qu'on va un peu vite. Dans une équipe composée de tueurs à gages, de mercenaires et d'assassins surentraînés  il était évident que le problème du "Puis-je leur faire confiance ?" allait forcement faire surface. Le problème c'est qu'il arrive dès l'épisode 2 avec Rulk qui ne donne pas toutes les informations sur son plan, Venom qui réclame ces mêmes infos et le Punisher qui n'aime pas son nouveau costume. Je ne me prétend pas scénariste, mais j'aurais bien voulu les voir agir en équipe un petit peu avant de les voir à couteaux tirés les uns avec les autres. L'ensemble colle cependant à la psychologie des personnages tels qu'ils sont dans leurs séries persos, alors pourquoi pas après tout ?

Première dispute chez les T-Bolts :
Qui a utilisé tout le mercurochrome ?

Qu'est ce qui fait qu'on achète tous les numéros d'un comics après tout ? L'envie de savoir ce qui va se passer. A ce niveau-là Thunderbolts remplit sa mission et Elektra n'aura pas besoin de me menacer d'un de ses saïs pour que j'achète le prochain numéro.

La suite au prochain épisode...