mercredi 16 avril 2014

Top 5 : Les adaptations de comics oubliées !

Une chose est sûre, l'actualité cinématographique est chargée pour les Sidekicks en cette période. Captain America balance encore son bouclier dans nos salles qu'on voit déjà poindre les toiles de The Amazing Spider-Man 2 quelques semaines à peine avant la sortie de X-Men : Days of Future Past... et n'oublions pas la sortie de Guardians of the Galaxy au mois d'août. Impossible de nier que la mode est au film de super-héros et plus d'un studio essaie de choper ça et là une licence qui n'a pas encore été exploitée.
 
Cette image n'a rien à voir avec le thème de l'article ? Oui, je sais...
 
Pourtant, cette engouement n'est pas si récent que ça. Bien sur il a pris une ampleur démesurée depuis quelques années, mais si on regarde bien en arrière, on s'aperçoit qu'il y a eu bien plus d'adaptions de comics au cinéma qu'on ne veut bien le croire. Passons en revue quelques films oubliés et d'autres dont vous ignoriez tout simplement qu'ils étaient des adaptations.
 
 
#5 - Tank Girl :
C'est un canon ? C'est un boulet ? Non ! C'est Tank Girl
 
Je commence doucement... Tous ceux qui se souviennent de Tank Girl arriverons très certainement à vous dire que c'était tiré d'un comics et... c'est tout... C'est pourtant bien dommage car cette création des britanniques Jamie Hewlett (co-créateur de Gorillaz) et Alan Martin reste quand même une petite perle d'ambiance punk post-apocalyptique. Les féministes avaient d'ailleurs récupéré l'image de la charmante TG et on la vit notamment sur des pancartes lors de manifestations Anti-Thatcher dans les années 90. No Future Sister !
 
 
 
#4 - Le Gardien du Manuscrit Sacré
 
 
Aussi appelé Bulletproof Monk dans sa version originale, le film de 2003 qui nous narrait les aventures de Chow-Yun Fat dans sa quête d'apprendre le karaté à Stiffler d'American Pie est en fait l'adaption d'un comics dessiné par Michael Avon Oeming (l'artiste derrière Powers) et publié chez Image. Bien entendu, le long-métrage a voulu proposer quelque chose de "djeunz" et branché, mais pour ce que j'en ai vu, le comics a l'air plutôt sympa.
 
Genre "sympa" mais pas PG-13
 
 
#3 - Howard the Duck
Qui était le premier ? L'œuf ou la poule ?
Ce qui est sûre c'est que le navet n'était pas loin derrière
 
Vous vous souvenez comment vous étiez peu regardant quand vous étiez enfant vis à vis de la qualité des films que vous regardiez ? Moi, je m'en suis souvenu en revoyant Howard the Duck. Je pense que ma réaction à l'époque fut de me dire "Oh un canard qui parle ! Comment je suis trop en train de regarder le meilleur film du monde !". Ne vous y leurrez pas. Cette adaptation de l'un des personnages les plus obscurs de chez Marvel (qui fait quand même un petit come-back ces dernières années) a beau avoir bénéficié d'un chapeautage en règle de la part de George Lucas, cela ne l'empêche de figurer régulièrement dans les listes des pires films jamais tournés.
 
Et pourtant, rien qu'avec l'histoire de la vache vampire, on pouvait faire un blockbuster
 
#2 - Barb Wire
 
Je sens que ça va être très distingué...
 
Aaaaah, la bonne époque d'Alerte à Malibu... Pamela Anderson se devait de percer au cinéma. Laissant bien vite tomber les films "indépendants" de son vidéaste de mari, la voici engoncée dans une combinaison de cuir pour jouer dans un remake de Casablanca... Oui, oui... Barb Wire est un remake de Casablanca ET l'adaptation d'un comics très typé 90's publié chez Dark Horse...
 
 
#1 - The Mask / Men in Black
 
Effectivement, nous avons un ex-aequo à la première place de ce Top 5, mais je n'avais aucune idée de comment départager nos concurrents... Un Top 6 était envisageable, mais cette rubrique s'appelle "Top 5" et il y a des règles à respecter... On est pas au Viêt-Nam ici après tout...
 
 
En plus d'être le film qui aura offert au monde Jim Carrey et Cameron Diaz, The Mask est - pour ceux qui l'ignoreraient encore - l'adaptation d'un comics hyper-violent mais très drôle publié en plusieurs mini-séries par Dark Horse. Bien entendu, la version que vous avez pu en voir sur grand écran a gardé l'humour, remanié les personnages (Stanley Ipkiss n'est plus un névrosé à tendance psychotique dans le film...) et évacué toute trace de tripes ou de sang.
Mais ils ont compensé en nous mettant Sancho le Cubain
 
Fait moins connu, le film qui a permis de botter le cul de toutes une tripotée d'aliens (non... je ne parle pas d'Independance Day, mais croyez-moi quand je vous dis que j'aimerais le faire) est lui aussi adapté d'une obscure série de comics publié chez Aircel Comics. Pour la petite histoire, sachez que Aircel Comics fut rachetée par Malibu Comics qui fut elle-même dévorée par Marvel Comics. D'un ton beaucoup plus adulte que les films du Prince de Bel-Air, The Men in Black nous narre les aventures des agents Jay, Kay, Zed et Ecks qui lutte tous les jours pour sauvegarder la race humaine des aliens, démons, mutants et autres créatures légendaires qui la menace. Faisant écho de nombreuses théories du complot, la série est quand même à l'origine des "flashouilleurs" effaceurs de mémoire qu'on peut voir dans le film.
 
Y'a un espèce de charme rétro dans les couvertures que je songe à essayer d'en trouver...
 
Voilà, ma liste les Sidekicks, si vous connaissez d'autres films qui ont leur place ici, n'hésitez pas à m'en faire part dans les commentaires.
 


mardi 8 avril 2014

Review : The Goon - Complaintes et Lamentations

Mesdames et Messieurs les Sidekicks, votre attention s'il vous plait. Cela fait maintenant près de trois ans que j'écris sur ce blog et je réalise qu'hormis quelques mentions éparses, je ne vous ai jamais vraiment parlé de The Goon du génial Eric Powell. Qu'à cela ne tienne, profitons de la sortie du onzième tome chez Delcourt pour revenir sur ce que je n'hésite pas à appeler "le sale gosse des comics".
 
 
Résumer l'histoire de The Goon à l'orée de ce nouvel opus est des plus simples. Le personnage et son univers ont en effet assez peu évolué. Attendez... Ce n'est en rien une critique ! Pourquoi faire évoluer un concept qui permettait dès son origine une foule d'histoires différentes ? Le Goon est un malfrat au grand cœur qui règne sur différents trafics du côté de Lonely Street avec son fidèle Frankie, un obsédé sexuel un peu psychopathe sur les bords. La vie pourrait être tranquille si les deux compagnons ne vivaient pas dans une ville peuplée de sorciers, zombies, harpies, clodos cannibales et autres monstres en tous genres.
 
Un peu comme dans Simon et Marshall (vous vous souvenez de cette série ?)
 
Ce nouveau tome nous propose d'ailleurs sa dose de créatures tordues et fantaisistes sur lesquelles H.P Lovecraft n'aurait pas craché, mais parlons d'abord de l'histoire... ou plutôt DES histoires. L'un des autres avantages de The Goon, c'est que la plupart du temps, il suffit de connaître l'intrigue générale de la série pour comprendre un épisode. En effet, on trouve beaucoup de "stand alone" dans ce volume. L'inconvénient (si cela peut vraiment en être un) c'est que quand un épisode situé au milieu du TPB se termine sur un cliffhanger, on est pas vraiment certain d'avoir la suite à la page suivante... ni même dans le reste du tome...
 
Tiens bon... Jusqu'au tome suivant...
 
Par contre, les stand alone se valent tous dans la qualité. L'un d'entre eux nous narre la triste vie de Kizzie, la tante du Goon qui l'a élevé tout en étant la Madame Muscle d'un cirque itinérant (les cirques et les foires aux monstres semblent être un univers particulièrement cher à Eric Powell). Une histoire émouvante et mélancolique sur une femme qui n'a jamais voulu qu'être aimée.
 
 
 
Un autre épisode part délibérément en cacahouètes et balance nos deux héros dans des collants de super-héros aux origines interchangeables. Un SCUD lancé par l'auteur aux comics de super-héros traditionnels qui rebootent, relaunchent et changent les costumes de leurs personnages tous les trois numéros pour assurer les ventes. Un bras d'honneur aux lois du merchandising !
 
 
 
Passons sur la parodie satanique de Sheriff Fais Moi Peur et sur le grand retour du Prêtre Zombie (l'ennemi juré du Goon) pour nous attarder sur le dernier épisode. Intitulé Satan's Sodomy Baby, il est en fait le numéro 18 de la série (alors que le reste de l'album propose les numéros 38 à 41) et ne nous était pas encore parvenu. Comme l'indique son titre, on nous y raconte la naissance de l'Antéchrist, jailli des fesses d'un péquenaud qui dorlotait une chèvre. 22 pages de blasphème, de pénis, d'humour scato et de coups de pieds dans les burnes des cathos bien pensants qui avaient retardé la sortie de l'épisode aux Etats-Unis.
 
Et pourtant, il est si mignon
 
Les habitués de la série ou du travail d'Eric Powell seront tous d'accord avec moi : les dessins ont vraiment un style particulier. Il est d'ailleurs agréable d'avoir ici un ancien épisode qui permet de se rendre véritablement compte de l'évolution de l'art de l'auteur. Il n'est pas rare de passer plusieurs minutes à contempler certaines cases tant elles auraient leur place dans une galerie d'art.
La case en haut à droite putain...
 
J'aurais aimé vous dire beaucoup d'autres choses sur The Goon, les références et les clins d'œil qu'on trouve à chaque page, mais je pense que le meilleur moyen de vous vendre la série c'est de vous dire de l'acheter. Bonne lecture les Sidekicks, The Goon c'est que de l'amour.
 
Et des vulves de vieille dame aussi


mercredi 2 avril 2014

The Walking Vide : Retour sur la saison 4 de The Walking Dead

Cette review est garantie sans le moindre spoiler de ce qui se passe dans The Walking Dead.
 
 
Previously on AMC's The Walking Dead ! Voilà une phrase qui aura rythmé pas mal de semaines ces derniers temps... et ce fut bien la seule chose qui a bénéficié d'un tant soit peu de rythme dans cette histoire. Les pérégrinations de Rick et sa famille d'adoption dysfonctionnelle auront été d'une platitude cette année au point que je me suis sérieusement posé la question de savoir si j'allais continuer comme ça.
 
A la fin de Lost, Jack meurt et tout le monde se retrouve au purgatoire
 
L'intrigue (et encore) de cette saison se développe en deux parties : "Dans la prison" et "Hors de la prison". Malheureusement, ni l'une ni l'autre de ces parties n'a de véritable enjeu. La survie coûte que coûte, le besoin de faire d'un groupe qu'on soit d'accord avec ce qui s'y passe ou pas, la faim (tiens nouveau thème qui est abordé avec la grâce d'une Valérie Damidot qui maroufle... on se demande bien pourquoi...) et j'en passe.
 
A quand le thème du "et si on se baladait seins nus ?"
 
Les seuls enjeux de la partie "Dans la prison" sont "Tonton, pourquoi tu tousses ?" et une partie de Cluedo genre "Qui c'est qu'a mis du feu à des gens ?". Dès qu'on se retrouve "Hors de la prison", le seul enjeu c'est "Allons du point A au point B".
 
A la fin de Six Feet Under, on les voit tous mourir
 
Cependant l'intrigue aurait pu être un souci mineur si l'évolution des personnages avait été intéressante. Vous voulez savoir comment les scénaristes font évoluer les personnages ? Vraiment ? Et bien, ils découpent des photos des personnages, les jette en l'air et il récupère la dernière à toucher le sol. Après, il pioche un petit bout de papier dans un grand chapeau plein de bouts de papier sur lesquels sont inscrits divers états d'esprit. Je suis sur qu'ils procèdent comme ça. C'est pas possible autrement. Aucun personnage n'est constant. Rick perd et retrouve ses couilles plus vite que des transexuels brésiliens et il n'est qu'un exemple parmi tant d'autres.
Et voici un exemple parmi tant d'autres de transexuel brésilien
 
Et du coup, ce que je m'apprête à vous dire m'ennuie. Je vais continuer à regarder The Walking Dead en saison 5. Il y a un diagramme qui circulait sur le net qui montrait le déroulé d'un épisode basique de The Walking Dead et beaucoup de gens l'ont vu mais je vais me permettre de le relayer.
 
 
Donc voilà... Une bonne intro, un grand vide, un peu d'action au milieu et plus rien avant une fin de type cliffhanger qui vous donne envie de regarder l'épisode suivant. Des tas de gens sont d'accord avec ce schéma... essayez maintenant de l'adapter à l'entièreté de la saison 4...
 
A la fin, Lisa se marie avec David
 
 Car s'il est bien une chose qu'on ne peut pas reprocher aux gens derrière le programme, c'est de ne pas écouter les fans. Je me souviens que l'an dernier à la même époque, on - et moi le premier -  s'était beaucoup plaint d'un final un peu mou du genou pour la saison 3. Tir rectifié cette année avec un bon twist dans ce qu'on pensait être un nouveau cliché qui allait revenir allonger la liste des clichés dans laquelle la série se complait machinalement. Alors... oui, je sais déjà que je vais me plaindre de la saison 5. Oui, je sais que je vais jurer qu'on ne m'y reprendra plus... Mais il y a des fois où être con comme un zombie ça a du bon...
 
Par contre, n'avoir aucun charisme ça n'a rien de bon Tyreese
 
Un autre point positif avec The Walking Dead... Quand c'est fini, ça veut que Game of Thrones reprend.
 
A la fin d'How I met your Mother, on apprend que Ted racontait son histoire à ses enfants 6 ans après la mort de celle-ci.
Puis il décide d'aller déclarer sa flamme une fois de plus à Robin qui a divorcé de Barney entre temps. Le même Barney
qui a eu un enfant avec une fille en réalisant un "mois parfait".


samedi 29 mars 2014

Review : Captain America - Le Soldat de l'Hiver

La Phase 2 de l'univers cinématographique Marvel revient en force ce mois-ci dans les salles obscures avec Captain America - Le Soldat de l'Hiver, deuxième aventure solo du vengeur à la bannière étoilée. Après un Iron Man 3 que j'avais trouvé bien décevant (mais je sais que le sujet est toujours sujet à polémique) et un Thor - The Dark World plutôt fun et décomplexé, que pouvions nous attendre de ce nouveau métrage ?
 
 
 
Remettons les choses en contexte, le premier Captain America m'avait beaucoup plu de par son côté "old school" puisqu'il était entièrement dédié à la vie de Steve Rogers à l'époque de la seconde guerre mondiale. Du coup, j'avais été un peu déçu par le fait que le personnage soit si fade dans Avengers. On a quand même affaire à un type qui s'était endormi en 1945 pour se réveiller en 2012... un petit choc des cultures aurait été de mise et je ne l'ai malheureusement pas ressenti. Accordons à Joss Whedon et aux scénaristes le bénéfice du doute en se disant que - dans une œuvre aussi dense en terme de personnages - il n'avait pas eu le temps de développer cet aspect de la Sentinelle de l'Amérique. Anthony et Joe Russo auront-ils eu l'idée de nous proposer un Cap en décalage avec le monde qui l'entoure ?
 
- Dis moi Black Widoq C'est qui le mec là dessous ?
- Le dernier qui a eu une bonne idée pour un film Marvel
 
Et bien pas du tout ! Cap a rejoint le S.H.I.E.L.D depuis quelques mois maintenant et semble s'être très bien acclimaté à la vie au 21ème siècle, à l'Internet, à Louis de Funès et à Marvin Gaye (et c'est même pas une blague... c'est d'ailleurs le seul moment drôle du film). Il est plutôt beau gosse, super athlétique mais il aimerait bien que son patron lui fasse un peu moins de cachotteries... parce que c'est pas sympa et pas très patriotique. Manque de pot, c'est à ce moment là que des vilains pas beaux décident de faire la peau au patron qui n'a qu'un œil en ayant recours au terrible tout autant que mystérieux Soldat de l'Hiver. Cap, épaulé de Black Widow,  va devoir remuer tout un fatras de mensonges et de double-jeu afin de sauver les Etats-Unis, la tarte aux pommes et le capitalisme sauvage.
 
- Je pense que Cap ne va pas bien, mais alors pas bien du tout Directeur Pierce
- Expliquez-vous Nick.. Vous m'inquiétez là
- Et bien, il n'arrête pas de répéter "mes chaussures, mon vélo" en imitant Bourvil
 
 
L'histoire n'a pas besoin d'être plus détaillée en fait. Elle est en effet complexe mais le genre de complexité dont on se fout un peu... comme pour la trilogie Jason Bourne à vrai dire. J'ai eu l'impression de regarder l'adaptation d'un roman de Robert Ludlum en fait... On comprend pas toujours qui est un traitre, qui a menti et pourquoi, mais qu'importe ? Il y a de l'action et je ne doute pas que les vrais fans de Captain America ne mettront pas plus de 2 minutes à repérer le premier traitre.
 
Un indice chez vous
 
Je parlais d'action. On en a plus qu'il n'en faut dans Le Soldat de l'Hiver... vraiment plus qu'il n'en faut. Désolé s'il y a ici des gens qui aiment ça, mais c'est trop... trop long surtout. De plus, aucune de ces scènes ne peut véritablement se targuer d'être originale ou innovante. On a droit à Cap, Black Widow ou le Faucon qui cogne sur des mecs, qui courent, qui sautent ou qui font exploser des trucs. La seule scène qui ne m'a pas rebuté n'est autre que celle qui ouvre le film quand Cap libère des otages sur un cargo... sans doute parce que c'était la plus courte et la plus "réaliste".
 
et aussi parce que j'adore Piège en Haute Mer
 
Par contre, le film regorge de ces moments "faisons un clin d'œil aux geeks, ils adorent ça" et j'avoue qu'encore une fois, c'était trop. On donne des petits rôles à des acteurs de séries connues (Abed de Community, Charles Westmoreland de Lost, Drazic d'Hartley Cœurs à Vif), les auteurs viennent faire des caméos (Stan Lee bien évidemment, mais aussi Ed Brubaker) et on glisse dans les dialogues des références aux autres films du studio... même ceux qui ne sont encore qu'en projet. Je sais que les exécutifs doivent être persuadés qu'on mouille nos culottes à chaque référence qu'on sera les seuls à comprendre dans la salle mais je suis sur que je ne suis pas le seul à en avoir marre de guetter chaque ligne de dialogue en me disant "Si je comprends pas la prochaine référence ça veut dire que je ne m'y connais pas"....
 
D'ailleurs il s'appelle Steven ou Stephen ? Je sais plus à force...
 
Finissons avec le casting ! On retrouve pas mal d'acteurs du premier volet et des autres films de l'univers Marvel et tous sont à peu près au même niveau de prestation que dans les autres films... d'ailleurs j'aimerais savoir s'il existe un vêtement qui ne rende pas Scarlett Johanson sexy comme l'enfer ? ... Attardons nous donc sur le petit nouveau : Anthony Mackie alias Sam Wilson alias Le Faucon (je ne compte pas Robert Redford... il est venu faire du Robert Redford et c'est à peu près tout). L'acolyte ailé de Steve Rogers s'en sort plutôt pas mal en fait. Bien entendu son temps de présence à l'écran n'est pas des plus faramineux mais il arrive à être plus intéressant que ce fameux Soldat de l'Hiver qui donne son nom au film (ça vient peut  être du fait que Le Faucon a plus de trois lignes de dialogue) et beaucoup plus intéressant que sa version dessinée qui - et je n'ai plus honte de l'avouer maintenant - est à mon sens l'un des personnages les moins intéressants de l'univers Marvel, juste un faire valoir... un sidekick...
 
Mais au moins Cap a un sidekick qui a de la classe
 
C'est donc une nouvelle déception sur grand écran pour ma part. Je venais voir un film de super-héros et j'ai vu un film de super-espion high tech qui ne remplit que trop brièvement les promesses qu'il avait pu faire. Rendez-vous cet été pour Guardians of the Galaxy et croisons les doigts pour que les studios nous fassent un bon film une fois sur deux.
 
Le paragraphe qui suit ne sera PAS consacré à la scène post-générique mais à celle qui apparait au milieu du générique parce que visiblement les studios Marvel ont du se dire qu'on en avait marre d'attendre... De toutes façons, je spoile...
 
Je n'ai même pas envie d'en parler... Vous avez pas l'impression que depuis quelques films, ce sont les scènes post-génériques qui nous en donnent le plus pour notre argent. C'est comme si on allait voir un film décevant juste pour avoir un aperçu du prochain film qui sera tout aussi décevant mais devant lequel on restera en attendant l'aperçu du prochain film...
 
Je sais que c'est dangereux, mais moi je veux faire des bébés à la Sorcière Rouge
 


mercredi 26 mars 2014

V.O-Day : Daredevil vol.4 #1 (Marvel Comics)

Relancé à l'occasion de All-New Marvel Now (le relaunch du relaunch de Marvel), Matt Murdock alias Daredevil revient dans son propre titre après une interruption de très courte durée. Souvent oublié mais jamais vraiment détruit, l'Homme Sans Peur a toujours été un personnage important de l'écurie Marvel. Il est passé par bien des phases au cours de sa carrière et même si certaines ont été particulièrement médiocre, d'autres ont tout bonnement confiné au génie (les runs de Frank Miller et Brian Michael Bendis notamment). L'annonce de l'arrivée de DD dans l'univers cinématographique Marvel à l'occasion d'une série sur Netflix a-t-elle inspiré la Maison des Idées pour nous fournir une nouvelle série de qualité ?
 
Vous trouvez ça beau ? Attendez de voir la suite !
 
Démarrant pour la quatrième fois au numéro 1, cette nouvelle série vient marquer le cinquantième anniversaire de la naissance de l'avocat aveugle. Un événement auquel j'ai décidé d'apporter ma contribution. En hommage au personnage, cet article vous sera entièrement présenté en "Andréa-Bocceli-Vision" pour une plus grande immersion dans l'univers de notre héros.
 
Quant te partiro :)
 
La première constatation positive à la lecture de ce "first issue", c'est que le relaunch ne s'est pas accompagné d'un reboot. Nous retrouvons donc Matt là où nous l'avions laissé dans Daredevil vol.3 #36. Viré du barreau de New-York à la suite de la révélation de son identité secrète, notre héros se voit contraint de retourner à San Francisco, une autre ville où il a travaillé auparavant (pour les puristes, c'était à la toute fin des années 70 dans les épisodes 81 à 124 de sa première série).
 
Be sure to wear some flowers in your hair !
 
Reconnu publiquement comme justicier masqué, c'est sous son identité civile que Tête à Cornes aide la police dans la recherche d'une petite fille kidnappée, avant d'enfiler son costume pour aller la tirer des griffes des malfrats bien trop high-techs pour être honnêtes. Bien entendu, rien ne se passera aussi bien que prévu et on sent déjà poindre la tête d'une conspiration que l'Homme Sans Peur va devoir demêler.
 
Et la déméler à grand coup de tatanes de préférence !
 
Ajoutez à cela l'absence troublante de Foggy Nelson (l'associé et meilleur ami de Matt) et vous aurez un premier numéro qui tient ses promesses. On voit que l'auteur - Monsieur Mark Waid, excusez du peu - sait où il veut aller et il nous le montre d'emblée sans pour autant négliger les incontournables du genre :
- présenter le personnage
- revenir sur les origines de ce personnage
- fixer le supporting cast (les personnages secondaires...)
- donner un ton à la série
 
Ci-dessus : l'exemple parfait d'une série qui n'a jamais trouvé de ton
 
Et le ton est plutôt bien donné ! Les dessins de Chris Samnee ont vraiment du style. Je parle assez peu souvent des encreurs dans mes reviews, mais ici, je pense que le boulot de Javier Rodriguez est excellent et réhausse si tant est que cela était possible le trait de Samnee. On est assez proche du travail d'un Francavilla (revoir la review de Black Beetle pour en savoir plus) avec des planches surdécoupées, des visages aussi anguleux que charismatiques et des couleurs criardes dans un genre "pop-art-hypnotique" très 70's à mon sens.
 
Cette planche par exemple... Si vous la fixez bien longtemps, je suis sur que vous allez avoir la tête qui tourne
 
Comme tout relaunch qui se respecte, Daredevil #1 tient toutes ses promesses. Le souci... c'est que cet état de grâce tient souvent aux auteurs à l'origine de ce même relaunch qui s'en vont souvent après quelques numéros seulement. Toutefois, espérons que cela n'arrivera pas ici et souhaitons encore 50 années de prospérité au Diable de Hell's Kitchen... du Chinatown de San Francisco.


jeudi 20 mars 2014

En mode Super-Castor : Lex Luthor : un président normal... et chauve !

Amis fans de scandales politico-sexuels, afficionados des affaires douteuses dans les hautes sphères du pouvoir, cet article est fait pour vous ! En cette période d'échéance électorale et à la veille de la sortie de Batman - Cataclysme chez Urban Comics, revenons sur l'une des pages les plus inattendues de la vie de l'univers DC : l'élection de Lex Luthor à la présidence des Etats-Unis.
 
 
 
Répondons tout d'abord à la première question que tout sidekick normalement constitué doit être en train de se poser : comment un super-vilain connu et reconnaissable a-t-il pu accéder au rang d'homme le plus puissant du monde libre ? A-t-il truqué les urnes ? A-t-il fait voter les morts ? Les bulletins de vote n'ont ils pas été compris par les habitants de Floride ? Rien de tout cela... Il a gagné à la loyale et le plus légalement du monde.
 
 
 
Cette élection surprise a principalement reposé sur deux facteurs :
- L'incapacité du précédent gouvernement à gérer la "crise de Gotham" (événements narrés justement dans Cataclysme). C'est assez ironique quand on saura plus tard que c'est Luthor qui est à l'origine de cette crise.
 
 
 
- La totale amnistie dont il a bénéficié pour ses crimes passés. Il lui a en fait suffi d'expliquer au monde qu'il avait été remplacé par un clone maléfique créé par le Projet Cadmus (pour plus d'informations sur Cadmus, vous pouvez relire La Mort de Superman).
 
On appelle cette technique le "Wasn't Me"
 
L'un dans l'autre, le mandat de Luthor ne s'est pas si mal passé. Il a aidé à la reconstruction de Gotham, coordonné les efforts des super-héros et des forces armées au cours de l'event Our Worlds at War (une invasion extra-terrestre dont il avait la connaissance avant même qu'elle n'arrive), négocié des deals secrets avec Darkseid pour obtenir de la technologie d'Apokolips... Tout ça en trois ans.
 
Quand d'autres sont incapables de passer leur permis moto
 
C'est malheureusement à partir de là que les choses se gâtent. Luthor accuse Superman - qui avait pourtant interdit à ses copains de la Justice League de tenter quoi que ce soit contre le président - d'être responsable de l'approche d'un astéroïde de kryptonite. Il place alors une récompense d'un milliard de dollars sur la tête de l'homme d'acier.
 
"Trop bon, trop con" comme on dit
 
Une armée de super-vilains et de héros acquis à la cause de Luthor pourchassent donc le héros, accompagné de Batman pour l'occasion. Les deux compères parviendront néanmoins à infiltrer la Maison Blanche, affronteront un Luthor dopé au Venin (le sérum qui donne sa force à Bane) et vêtu d'une armure de combat venant tout droit des armureries de Darkseid.
 
 
 
Pris par son combat, le vilain tombera alors dans le cliché classique du "je vous révèle mes plans pendant que vous cherchez un moyen de me vaincre". Cette confession sera intégralement filmée par Batman qui la diffusera dans le monde entier, mettant ainsi fin à la carrière politique de Lex. Vous parlez d'une façon idiote de perdre son job...
 
Ca vaut mieux que de perdre toute crédibilité
 
 
Bizarrement, cette période de l'histoire des Etats-Unis restera sans véritable conséquence durable dans l'univers DC. Il n'est cependant pas idiot de penser que ce story-arc en aura inspiré d'autre : l'arrivée de Norman Osborn à la tête de la Sécurité Nationale lors du Dark Reign de Marvel par exemple.
 
P.S : Pour celles et ceux qui aimeraient en savoir plus sans prendre la peine de lire une bonne cinquantaine de comics, je ne peux que vous conseiller de regarder Superman-Batman : Public Enemies, film d'animation DC (donc de bonne qualité) qui s'inspire de ces événements.
 


mercredi 12 mars 2014

Review : Happy (Delcourt)

Ce qui est tip top dans le fait d'être un blogueur indépendant, c'est que je n'ai pas à obéir à un quelconque calendrier. C'est pour cette raison que je vous parlerais aujourd'hui d'un album sorti en Septembre dernier et qui se paie le luxe de se doubler d'un conte de Noel urbain, noir, glauque, qui sent la pisse, le vomi et le sang... Les Sidekicks... je vous offre... Happy !
 
Enfin... vous offrir... je vais vous le montrer au moins
 
 
L'histoire ressemble à celle de n'importe quel buddy-movie. Deux personnages que tout oppose s'allient pour faire triompher le bien et la justice. Sauf que nos deux héros sont Nick Sax, ex-flic ripou devenu tueur à gages et Happy, une licorne volante et bleue, ami imaginaire d'une petite fille, que seul Nick peut voir et entendre. Et ici "faire triompher le bien et la justice" consistera à sauver Hailey - la petite fille qui a imaginé Happy - des griffes d'un tueur d'enfants déguisé en Père Noel.
 
 
Ajoutez à ce pitch improbable un mafieux à la recherche d'un mot de passe que Nick détient, une équipe de tortionnaires, des flics pas très nets, des toxicos, des serials killers sérieusement fêlés de la cafetière et une angélique prostituée... et vous aurez une petite idée de l'univers dans lequel Grant Morrison va vous entraîner et vous entrainer jusqu'au fond !
 
Fêlé de la cafetière qu'on vous disait... troué même !
 
Il n'y a pas ou peu de rédemption possible dans l'univers de Happy ! L'innocence est une espèce encore plus en voie d'extinction que les licornes bleues et personne n'a l'air d'avoir envie de la sauver. La descente aux enfers de Nick, son passage d'homme respectable à pourriture de compétition en ait la preuve ultime. Pas de chocs traumatiques, pas de pertes douloureuses... juste la déliquescence d'un homme fatigué d'en voir trop. La violence est omniprésente sous les crayons de Darrick Robertson (qui a déjà The Boys et Transmetropolitan à son actif niveau représentation de situations glauques) et le personnage d'Happy, cartoony à souhait, tranche littéralement sur les eczémas purulents, les cervelles arrachés et les tâches de secrétions corporelles. Ou quand Qui veut la peau de Roger Rabbit ? rencontre The Bunny Game ...
 
Qu'est ce que "The Buny Game" ? Un film que je ne peux que vous déconseiller...

N'allez cependant pas croire que ce comics est vulgaire et trash pour le plaisir d'être vulgaire et trash. Je n'irais pas jusqu'à dire que chaque "putain" ou "merde" est justifié, mais les grossièretés sont un moyen d'expulser la tension. C'est une putain de vie de merde ? Oui ? Alors autant le dire !
 
Et en plus, le Père Noel est un connard !
 
Malgré une fin attendue et convenue (une seule véritable surprise dans le dernier chapitre), Happy ! reste une bonne surprise. Une surprise pleine de tripes certes (je commence d'ailleurs sérieusement à me poser des questions sur l'obsession des auteurs britanniques pour l'hyper-violence et les situations malsaines) mais un cadeau de Noel tient autant à son emballage qu'à ce qu'on y trouve, non ?
 
 
Désolé, mais j'ai comme qui dirait une folle envie d'innocence et je m'en vais retrouver MON ami imaginaire... qui s'appelle Happy aussi par le plus grand des hasards. A la prochaine les Sidekicks !
 
Et oui... j'étais obligé de la faire celle là