vendredi 4 janvier 2013

Review : Superman VS Spider-Man XXX : A Porn Parody

 
Vous le nierez sans doute tous autant que vous êtes, mais l'épisode hors-série "Foune en Boule" vous a tous marqués. S'il y avait bien UNE chose à retenir de cet épisode pour le moins rigolard et décomplexé du slip c'est que le Sieur Axel Braun est un génie qui a su parfaitement allier esprit geek et entertainment pour adultes avec ses hommages aux super-héros.
 

 
Loué soit donc son nom car un nouvel opus vient tout juste de nous être livré à la rédaction : Superman VS Spider-Man XXX : A Porn Parody : un crossover bien pensé entre deux super-héros qu'il nous avait déjà présenté dans des films séparés et qui aujourd'hui s'associent pour lutter contre le Mal et batifoler gaiement avec une pléthore de nymphettes.
 


Qu'est ce qu'un bon comics des années 70 et un bon porno ont en commun ? Une histoire qui tient sur un mouchoir de poche bien sûr ! (et j'évite volontairement d'utiliser le terme kleenex dans cette review). Cet axiome est encore plus vrai quand on fait se rencontrer deux héros, car à ce moment là on suit la règle narrative dite de "Blanche-Neige et les 7 mercenaires" :

1) First, they meet : les équipes journalistiques se rencontrent après l'évasion en tandem de Lex Luthor et du Docteur Octopus.

Sam Raimi peut aller se rhabiller, on un vrai Doc Ock



2) Then, they meet and they fight : Luthor et Doc Ock kidnappent Lois Lane et demandent à Superman de leur apporter le corps de Spider-Man s'il tient à revoir la journaliste un peu souillée mais vivante.



3) And then, at the end, they fuck. It's unbelievable : alors bien sur ils ne couchent pas et ils n'attendent pas la fin pour le faire. Il faut dire que les deux compères ont été bien servis durant le film : La Chatte Noire, Lois Lane, Mary Jane et Liz Allen, Supergirl, la copine de Lex Luthor et Spider-Woman viennent tous osciller du boule devant la caméra de l'esthète Braun.


Photo prise au Comic'con ? Que nenni juste un jour lambda dans un film d'Axel Braun

 
 Pourquoi "esthète" ? Parce que ça a beau être du porno, ça reste quand même un hommage respectueux et sans doute plus respectueux qu'un Superman Returns ou un The Amazing Spider-Man. La trame scénaristique est la même dans ce film et dans le premier comics qui a mis face-à-face les personnages emblématiques de Marvel et DC en 1976 (du moins dans son point de départ, la bataille finale dans l'espace n'a pas pu être tournée visiblement). Les costumes (que tous les "supers" gardent pendant leurs ébats, parce Superman sans son costume c'est juste un hardeur comme un autre) sont gérés et fidèles à une esthétique vintage. Il y a de l'humour, même si le J. Jonah Jameson se prend un peu pour Groucho Marx et surtout on ne cherche pas relooker, revamper, intérioriser les personnages. Les méchants sont méchants parce que... et les gentils sont juste des mecs gentils.

En conclusion et comme ultime preuve de l'amour qu'Axel Braun porte à ces vieux comics, je vous laisse comparer l'affiche du film que vous avez un peu plus haut à la couverture du comics original que voilà.



Qui a dit que l'entertainment pour adultes ne pouvaient pas avoir d'âme ? 
 


mercredi 2 janvier 2013

Fun en Bulle sauve le monde en 2013

Chers Sidekicks,
 
L'équipe toute entière de Fun en Bulle s'associe à moi pour vous souhaiter une bonne année 2013 : chomage, maladie, célibat... enfin toutes les choses qui pourraient faire que vous aurez du temps pour bouquiner.


Et maintenant ? Qu'est ce qui vous attend sur Fun en Bulle en 2013 ? Pour toutes celles et ceux qui n'ont pas suivi les derniers rebondissements de 2012, je suis au regret de vous (re)annoncer que toutes les émissions qui avaient été enregistrées sur eLive et son successeur Showprime ont disparu. Je les ai encore au format MP3 et je vous assure que je cherche un moyen de vous les rendre à nouveau accessibles (c'est juste qu'une émission qui parle de BD sans qu'on ait les images, c'est pas super intéressant).
 
Je cherche donc de nouvelles solutions pour continuer les émissions Fun en Bulle en plus des articles sur le blog. Synchtube me semble une solution intéressante et je vais faire un test dans les jours à venir et si c'est probant, vous aurez enfin votre émission sur l'Ere d'Apocalypse.
 
Une nouvelle émission filmée est également en préparation avec un invité mystère et un débat sur la Saga du Clone de Spider-Man. On vous tient au courant.
 
Tout ça pour dire, que - contrairement à Gwen Stacy - Fun en Bulle n'est pas mort...

Si tu passes sur ce blog et que tu n'aimes pas la page Facebook,
c'est comme si c'était toi qui avait tué la petite amie de Spidey


et que 2013 sera un tournant pour l'émission. Continuez à nous suivre et à nous dire ce que vous aimez ou pas sur les articles et les émissions. Je reste ouvert à la critique et aux conseils et à toute proposition décente ou pas.
 
Encore une fois, bonne année à vous et à ceux qui vous sont chers. On se retrouve sous peu pour de nouvelles aventures.

jeudi 20 décembre 2012

Versus Fighting de Noel

Un Versus Fighting pour Noel ? Je trouve que la saison s'y prête quand on y réfléchit bien. Vous n'êtes pas allé faire du shopping dernièrement ? J'ai vu une grande surface déstocker des tablettes tactiles à un prix défiant toute concurrence et croyez-moi, y'avait une odeur de castagne et de dents crachés sur le sol dans l'air. C'est tout le problème des offres limités.
 
Bref...
 
C'est à un Versus Fighting un peu particulier que je vais vous convier aujourd'hui, car celui-ci a vraiment eu lieu dans un comics. Je ne plierais pas les règles de l'espace, du temps et de la continuité pour opposer deux héros d'univers différents cette fois-ci. Bien au contraire, je vais vous causer de Lobo Paramilitary Christmas Special et de l'affrontement entre le Czarnien fou de l'univers DC et le Père Noel.


Réalisé par le trio Alan Grant (le mec des comics pas celui des dinos), Keith Giffen et Simon Bisley, le mercenaire déjanté et immortel est engagé par le Lapin de Paques qui en a marre d'être toujours derrière le vieux barbu en rouge pour faire une virée mortelle au Pôle Nord. S'en suit un massacre en règle de toute une troupe d'elfes qui savent se défendre à coup de bazookas et autres armes automatiques. Le one-shot se finira sur un duel violent mais étrangement émouvant entre l'alien et Santa Claus. Un pur moment de fun décomplexé.
 
Il faut savoir que ce one-shot a aussi fait parler de lui en 2002 lorsqu'un fanboy du nom de Scott Leberecht a décidé de réaliser un court-métrage  basé sur le comics. Réalisé pour 2 400$, fidèle à l'ambiance de l'oeuvre original, le film se paie le luxe d'avoir Andrew Bryniarski dans le rôle principal. Andrew qui ? Bryniarski bande de nazes. Si mes sidekicks ont les références que je crois, vous sourirez quand je vous dirais que c'était lui qui incarnait Zangief dans la version van dammesque de Street Fighter.


Et comme moi je me fiche que vous ayez été gentil ou sage cette année, voilà votre cadeau avec un peu d'avance : le film en lui-même. Pas de VOST par contre, mais vous êtes suffisamment malins pour apprécier. Enjoy !


Il faut aussi savoir que ce comics a refait parler de lui en 2004 avec la sortie de Lobo/The Authority : le Cahier Spécial Vacances. Assez inégale, la mini-série part d'une idée loufoque et  nous montre comment la petite Jenny Quantum découvre le comics où Lobo trucide le Père Noel et décide de briser la barrière des dimensions Wildstorm / DC pour réclamer vengeance. On passe assez vite sur les implications théologiques du volume (les personnages de comics sont-ils responsables de leurs actes ?.. vous avez 4 heures) pour partir dans de la violence non-stop, mais hélas pas forcement agréable graphiquement.


En conclusion, j'espère vous avoir fait découvrir quelque chose que vous ne connaissiez pas et que vous apprécierez. Si cet article a donné envie à certains sidekicks de lire du Lobo, je vous conseille les démentiels Lobo Vs The Mask et Lobocop : The Bastich of Law Enforcement. Sur ce, il ne reste plus qu'à vous donner rendez-vous après la fin du monde et de l'année pour de nouveaux articles et de nouvelles émissions.
 
Ciao les sidekicks !

dimanche 2 décembre 2012

Les grosses bulles de Noel - Partie 2 : Goodies

Cher Papa Noel,
 
 
Je trouve que je n'ai pas encore été assez exigeant dans ma première lettre. C'est tout moi ça, l'humilité incarnée. Du coup, en voici une seconde ! J'ai déjà fait le tour des livres que j'aimerais recevoir, passons cette fois-ci à quelques goodies qui seront du meilleur effet quand mes invités les découvriront lors de passionnantes soirées geeks.
 
 
 
 
 
Commençons par quelques coffrets DVD. Noel est toujours l'occasion de compléter mes différentes collections à peu de frais. Alors cette année, j'aimerais beaucoup que tu me dégottes les saisons de Doctor Who que je n'ai pas (c'est pas compliqué, je n'ai que la saison 3) et de Red Dwarf (là je n'ai que les saisons 1 et 3). Deux monuments de la SF télévisuelle britannique qu'il est toujours bon de (re)découvrir.
 
 
 
 
 
Tiens, tant que nous parlons de Doctor Who, il faut que je te dise : je veux un Tardis ! Il en existe des tas. Des télécommandes universelles - Tardis, des téléphones - Tardis, j'en passe et des meilleures. Mon choix se portera donc sur la boîte à biscuits - Tardis.
 
1) Parce que je n'ai pas de boîte à biscuits.
2) Parce que la lanterne s'allume et qu'il fait les mêmes bruits que dans la série quand on referme la boîte.
3) Parce que je suis un grand enfant.
 
30€ sur LaGeekerie.com
 
Restons encore un peu dans les étoiles. On m'a déjà vu affublé de nombreux t-shirts à l'effigie de différents super-héros dans les différentes émissions auxquelles j'ai pu participer sur le net. Il m'en manque cependant un qui serait pourtant le summum de la classe : un T-shirt Green Lantern ! Cela serait l'occasion de jouer les Sheldon Cooper de soirée et de pouvoir réciter le serment des Green Lantern à qui voudra l'entendre.
 
A partir de 20€ sur Amazon.fr mais je ne mets que du XXL
 
In brigthest day, in blackest night
No evil shall escape my sight
Let those who worship Evil's might
Beware my power, Green Lantern's light
 
 
Pour finir, j'aimerais rappeler à ta bienveillante omniscience que je suis toujours à la recherche, de bustes, statues, presse-papiers ou tirelires représentant les plus grands héros Marvel et DC. On en trouve à peu près partout sur le net, mais je te rappelle que la plupart des vrais fans de comics, n'aiment pas trop les bustes et les statues inspirés par les adaptations cinématographique, on est plus fans de produits vintages.
 
Par contre, évite de me faire des doublons avec que j'ai déjà
 
Voilà, cette fois-ci je pense qu'on a fait le tour. Comme pour les livres, tu peux toujours essayer de me surprendre. Je n'ai rien contre et t'as jamais trop chier dans la colle.
 
A l'année prochaine.




mercredi 28 novembre 2012

Les grosses bulles de Noel - partie 1 : books

Cher Papa Noel,
 
Je m'appelle Rémy de Fun en Bulle. J'ai été très sage cette année. En tous cas, la police n'a rien pu prouver alors je te mets au défi de faire mieux. J'ai donc préparé une liste de petits cadeaux que j'aimerais beaucoup trouver sous mon sapin lors des fêtes de fin d'année. Ma première lettre traitera des livres (j'en écrirais une deuxième sous peu avec les goodies). Certains sont récents, d'autres plus anciens. Je te les ai regroupés par éditeur histoire que tes elfes et toi ayez moins de souci pour les fabriquer.

Et ne me refais pas le coup de l'an dernier

- Chez Panini Comics :
 
Je ne les attendais plus ! Les rééditions des intégrales de Spider-Man depuis longtemps épuisées sont ressorties depuis quelques mois. Je possède déjà les années 63 64 65 66 67 68 77 et 81. Les nouvelles éditions spéciales 50ème anniversaire des années 69 et 70 sont déjà sur les étals depuis quelques semaines et on attend deux ressorties en Décembre. J'aimerais pas me faire avoir encore une fois et attendre une troisième réédition.


Toujours chez Panini, L'Ere d'Apocalyspe tome 2 devrait sortir dès la semaine prochaine et mon tome 1 commence à se sentir bien seul. Les aventures des mutants de Marvel dans une réalité alternative où la  mort de Xavier a entraîné l'avénement du sinistre Apocalypse. Heureusement Magnéto a rassemblé une équipe de mutants décidés à anéantir le tyran : les X-Men.


- Chez Urban Comics
 
Comme je n'ai pas réussi à hypothéquer mon appart pour compléter ma collection de comics, il faudrait aussi que tu ailles me chercher quelques albums qui m'ont échappé jusqu'ici. A commencer par le Batman - Année Un de Frank Miller, je n'ai qu'une ancienne édition incomplète de ce chef d'oeuvre qui nous fait revivre en parrallèle les premières enquêtes de James Gordon et du Chevalier Noir dans un Gotham rongé par le crime et la corruption. En plus, y'a un DVD du film d'animation tiré de cette saga alors ça fait un peu double-cadeau.


Toujours dans l'univers Batmanien, il faudrait aussi me ramener Catwoman - La Règle du Jeu. La monte-en-l'air chérie du héros chauve-souris revient back dans les bacs et je crois que même toi, tu apprécieras de la voir en action.


- Chez French Eyes
 
La sortie récente du tome 4 des comics Doctor Who ne m'a pas empêché de déjà lorgner sur le tome 5. J'ai lu que Tesseract était déjà disponible sur le site des éditions French Eyes, si tu te dépêches, je pourrais l'avoir dans mes petits souliers (et sinon, rappelle à mes sidekicks que mon anniversaire est en Janvier).


- Chez Delcourt
 
Oldies but goodies, ça serait tip-top cool si tu pouvais me retrouver les tomes 1 et 2 d'Incognito d'Ed Brubaker (avec les dessins de Tony Moore connu pour son travail sur différentes séries Marvel Zombies). Tu connais pas ? Imagine un peu : un ancien super-vilain placé dans le programme de protection des témoins reprend du service du bon côté de la loi cette fois-ci. J'ai lu le premier tome par hasard dans ma médiathèque et depuis j'ai envie d'avoir les deux volumes dans ma bibliothèque.


Le sticker sur la couverture annonce un mix entre Docteur Strange et Docteur House et a priori, le pitch de Witch Doctor y ressemble : un médecin a recours à la magie pour soigner vampires, enfants possédés et démons en tous genres. L'univers inspiré par H.P Lovecraft et l'humour noir et trash de ce premier album collerait à merveille avec l'idée que je me fais des fêtes de fin d'année.

- Un peu de VO ça fait toujours plaisir
 
J'ai gardé le plus dur pour la fin. J'en ai déjà parlé dans une émission de mon podcast et je ne me suis toujours pas procuré le Bone - One Volume Edition ou comment récupérer en une fois les 11 volumes de la saga de fantasy de Jeff Smith. Si tu n'as pas l'intention de passer aux States ou au Royaume-Uni, sache qu'il est disponible sur Amazon pour une trentaine d'euros ce qui est un excellent rapport qualité/prix.


Voilà, c'est à peu près tout Papa Noel; tu peux toujours aussi essayer de me surprendre. Je t'envoie sous peu ma deuxième lettre dédiée aux goodies qui orneraient à merveille mon appartement. Rassure-toi, il restera toujours de la place pour que je mette quelques gateaux et un verre de lait sous le sapin (bon, je fais pas de sapin, mais le coeur y est).
 
A bientôt.

Remy qui t'aime très fort.

mardi 20 novembre 2012

Raging Bulles : Asterix et Obelix au Service de Sa Majesté



Vous n'avez pas la moindre idée des sacrifices que je consens à faire pour vous, mes bien-aimés sidekicks. Déjà, je dois lire quantité de bd et me taper la blinde de films et séries adaptés des univers comics/manga/franco-belge. C'est souvent intéressant, parfois fascinant et une fois de temps en temps on tombe sur LE nanard, LA bouse cosmique qui vous fait regretter d'avoir un jour créé un blog et une émission à succès. C'est d'un de ses boulets dont je vais vous parler aujourd'hui. Ceci est mon témoignage aux générations futures, mon testament pour tous les fans de BD à venir : évitez à tout prix le dernier opus d'Astérix. Pourquoi ? Je vais vous le dire....

Et rien ne saura m'en empêcher



1) Il est bon de savoir ce qui motive les studios à faire un film : l'argent. Désolé de faire voler en éclats vos petites illusions, mais vous êtes grands maintenant et il ne sert plus à rien de vous bercer d'illusions (je vous parlerais du Père Noel et du Lapin de Pâques une prochaine fois). Du coup, on comprend aisément que les pontes du cinéma français n'ont pas du tout aimé Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre. L'humour trop estampillé "Canal" et "Les Nuls" du métrage d'Alain Chabat était beaucoup trop référencé pour plaire au public international. Quand on sait qu'un sou est un sou, un éxécutif de studio a très rapidement tendance à favoriser 3 millions d'entrée dans chaque pays plutôt que 20 millions dans un seul (faites le calcul). Du coup, exit l'humour référencé et place aux guests qui jouent comme des pieds et à l'humour mainstream.
 


Avec un peu de chance, ils vont croire

que c'est le nouveau James Bond


2) Je vous ai déjà parlé de mon dégout pour les films qui jouent la carte de la promo à outrance (cf. le Raging Bulles Sur la Piste du Marsupilami ). Et bien là, c'est le florilège ! On a l'impression que le directeur de casting avait pour seule ambition de remplir le plateau des Enfants de la Télé ou du Grand Journal. Pour vous éviter des heures de mattage intempestifs des émissions les plus stupides de la télé, laissez-moi vous faire un résumé :
 
- Fabrice Luchini (César) va balancer des phrases de trois kilomètres (ça arrive quand on croit dur comme fer qu'on est une sommité intellectuel), chanter des vieux tubes ringards, couper la parole à tout le monde.
- Valérie Lemercier (Miss Mac Ons'enfoutdetoutesfaçons) va encore passer pour une barge en disant n'importe quoi sans oublier de caser un mot à caractère sexuel de temps en temps.
- Edouard Baer (Otis... ah bah non, Astérix) va la jouer "Je suis trop un bobo qui a l'air d'en avoir rien à péter".
- Gerard Depardieu (Obélix) va raconter qu'il a voulu pisser dans un avion.
- Catherine Deneuve va être promue "la touche de classe et de sophistication" du casting et être la garante du bon goût et de la culture française (chose que la dame n'est plus depuis quelques années déjà, mais visiblement personne n'a pensé à lui dire).
 
On a déjà vu ces mêmes gens faire les mêmes choses sur les plateaux télé depuis des années. Pour votre santé, épargnez-vous ça.
 

Fabrice Luchini dans une salle de ciné parisienne le jour de la sortie d'Astérix

 
3) Enfin ! J'ai enfin l'occasion d'exprimer mon dégoût pour la hype qui existent depuis des années sur les Miss Météo de Canal +. Je n'ai plus aucun souvenir de qui a lancé cette mode, mais on dirait qu'il suffit de faire des sketchs bidons sans queue ni tête pour devenir une grande actrice. Il a suffi à Charlotte Le Bon de battre des cils en essayant de pécho Ali Badou pendant un an pour avoir droit à son rôle dans cette superproduction. M'est avis qu'elle a plutôt abusé de la "potion magique" des dirigeants de Canal et d'un ou deux patrons de studios (vous voyez, avec mes allusions sexuelles pourries, je pourrais être Miss Météo).

Elle a même du tomber dans la marmitte


4) Je ne rentrerais pas dans les détails, mais en plus il se trouve que Astérix chez les Bretons est mon album préféré des aventures de l'invincible gaulois. Il y avait aussi l'adaptation en dessin animé qui était aussi d'excellente facture. Ici, en plus du saccage apporté à l'oeuvre originale, on vous la mixe avec Astérix et les Normands de la façon la plus débile possible. Il n'y a aucun lien logique entre les deux histoires, mais tant pis. Pourquoi se contenter de foirer une seule histoire qui tient de bout en bout quand on peut se permettre d'en pourrir deux d'un coup ? 
 

Méfiez vous des contrefaçons :

Ceci est le seul produit original

 
Bref, tout ça pour quoi ? Vous dire que cette année, comme le beaujolais, la potion magique a un goût de merde...

mardi 13 novembre 2012

Superman - Génèse : Man of Style

Mieux vaut tard que jamais. Malgré le fait qu'il soit sortie depuis fin septembre, je ne me suis procuré ce premier volume de la série New 52 Action Comics que très dernièrement. Pour les gens qui ne le sauraient pas encore, l'univers des supers héros DC a été rebooté l'année dernière afin de s'affranchir de plusieurs années de continuité. Superman a été l'un des héros dont l'univers aura été le plus chamboulé par cette remise à zéro. En effet, ciao le mariage avec Lois Lane (et ce, sans divorce et sans la moindre pension alimentaire) et bonjour à une relation sex-friendly avec Wonder Woman. Il revenait à quelqu'un de nous re-re-re-raconter les jeunes années du héros.
 
 
 
C'est l'excellent Grant Morrison (dont je ne ferais pas la bio ici, vous n'avez qu'à lire le blog pour savoir tout le bien que je pense du sieur) qui se voit confié cette tâche avec la série Action Comics. Nous avons le droit à un relooking du héros qui opte pour une tenue plus streetwear à base de jeans et de t-shirts, mais c'est là le moindre des changements par rapport à ce qu'on a pu connaître - ou du moins ce qu'on croit connaître - du Dernier Fils de Krypton. On retrouve aussi les personnages les plus emblématiques de cet univers : Lex Luthor, Lois Lane et Jimmy Olsen. Chacun retrouve sa place dans les origines du super-héros (ou peu s'en faut) et Morrison se paie aussi le luxe d'y greffer d'autres personnages secondaires. C'est ainsi qu'on acceuille John Henry Irons dans le story arc. Pour ceux qui l'ignoreraient, Irons est aussi le super-héros Steel qui avait fait sa première apparition pré-reboot dans la légendaire saga "Death of Superman". Un personnage pour lequel j'ai toujours eu un péché mignon aussi sincère qu'inexplicable...
 

... sauf quand Shaquille O'Neal a joué Steel au cinéma

Mais le véritable relooking vient du ton de la série. Superman/Clark Kent n'est plus aussi lisse et bonne poire qu'il a pu l'être pendant des années. Il use de son statut de journaliste pour dénoncer la corruption des puissants et de ses pouvoirs pour défoncer les puissants en question se donnant le droit de rendre la justice lui-même. La police et l'armée sont à ses trousses. Il refuse d'entendre parler de Lois Lane ou du Daily Planet.
 

Saurez-vous trouver la référence à Smallville cachée dans cette page ?

 
 
C'est effectivement là-dessus que tous les esthètes du comics se sont dernièrement tripotés la nouille ces derniers temps. Toutefois, il est intéressant de savoir que Grant Morrison n'est pas le premier à nous proposer ce genre d'histoire et que le britannique a toujours pris un malin plaisir à nous ressortir de vieilles histoires et de vieux concepts de son chapeau. Un Superman avec une conscience sociale qui agit selon ce qui lui semble juste à lui et rien qu'à lui ? C'est la définition exacte des histoires tirées d'Action Comics datant d'avant la deuxième guerre mondiale. Avant d'être appelé sous les drapeaux et sur les affiches invitant les gens à acheter des bons de guerre, le Man of Steel était une espèce de super-syndicaliste. Oui, un super José Bové qui démolissait des usines automobiles en réponse aux nombres croissants d'accidents de la route. Dans Action Comics 32, il décidait même que le jeu était une addiction malsaine et forçait les patrons de tripots de Metropolis à fuir la ville tant qu'ils pouvaient le faire en un seul morceau.
 
 
 
 A l'époque, les politiques étaient des êtres corrompus, la police faisait rien qu'à l'empêcher de faire son travail et Lois restait une ravissante sotte embourgeoisée dont la bêtise faisait bien rire Clark Kent.
 

Ce n'est rien Lois, nous avons été sottes toutes les deux.

 
Oui, je sais, c'est une review un peu bizarre. Je n'ai même pas pris le temps de vous parler du dessin plus que sympathique de Morales; ni des épisodes interludes que je suis pas sur que j'ai tout compris mais qui sont quand même vachement jolies et prenant à lire. Il ne me reste que peu de place pour vous dire que cet album publié chez Urban Comics constitue un excellent point de départ pour ceux qui aimeraient se mettre à Superman en prévision de la sortie du Man of Steel de Snyder au cinéma l'an prochain et un excellent investissement pour ceux qui lisent le mensuel DC Saga où l'on trouve la série Superman de George Perez, mais je viens de le faire en à peine 4 lignes donc...
 
A très bientôt mes sidekicks.