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jeudi 1 mai 2014

Raging Bulles : The Amazing Spider-Man 2 - L'Intestin d'un Héros

Je spoile donc la review dans son titre : le nouvel opus du reboot de notre tisseur de toiles favori m'a tout simplement donné envie de gerber. Je sais que le débat entre les films de Marc Webb et la trilogie de Sam Raimi va encore faire rage, mais nul n'est besoin de faire des comparaisons : The Amazing Spider-Man 2 - Le Destin d'un Héros surfe sur la vague des mauvais films de super-héros qu'on nous sert comme une soupe réchauffée en sachant pertinemment qu'ils seront rentables. Pas besoin d'une histoire, d'acteurs convaincants ou d'effets spéciaux vraiment classes... Le seul nom de Spider-Man sur l'affiche assure déjà que le film sera bénéficiaire dans un mois et Sony doit sans doute éprouver un plaisir pervers à l'idée que même les vieux de la vieille qui se méfient du film iront le voir, quitte à cracher dessus sur leur blog dès qu'ils seront rentrés. Oui, bravo les gars, vous m'avez eu.
 
 
Toujours réalisé par Marc Webb, l'histoire de ce nouveau volet reprend quelques mois après la conclusion du premier opus. Peter Parker sillonne les cieux de New-York dans son costume rouge et bleu. Hanté par le fantôme de George Stacy, notre héros continue à renier la promesse faite à ce dernier en vivant une histoire d'amour compliquée avec Gwen. Tout va plutôt bien dans le meilleur des mondes, mais c'est sans compter sur Max Dillon - électricien schizophrène et obnubilé par l'homme-araignée - et Harry Osborn - ami d'enfance de Peter qui arrive ici grâce à un claquement de doigts des scénaristes et par le truchement de la mort de son père -.
 
Premier spoiler : Norman Osborn décède dans la première bobine du film.
Vous pouvez imprimer cette image et rayez les personnages qui meurt au fur et à mesure
 
L'histoire peur paraître cool dit comme ça, mais le mélange ne prend pas. Pourquoi ? La faute à trop d'intrigues. Je passe sur les amours de Peter, parce que deux heures de "Je t'aime, moi non plus" c'est trop et ça balance des incohérences avec la vraie vie. Peter la joue "stalker" après une énième rupture avec Gwen ? Pas de problème, elle trouve ça trop chou. La deuxième intrigue superflue est bien entendu la révélation qu'on attendait tous... enfin je crois qu'on l'attendait tous... sur les parents de Peter. Pourquoi l'ont ils abandonné ? Qui les poursuivait ? Sont-ils vraiment morts ?
 
Deuxième spoiler : oui, ils sont morts !
 
Du coup, trop d'intrigues tuant l'intrigue, les personnages principaux se passent assez grassement de tout développement logique et sont d'une incohérence folle. Harry Osborn (incarné par l'excellent Dany DeHaan, matez donc Chronicles) tombe vraiment comme un cheveu sur la soupe et sa transformation en Bouffon Vert... non, en Evil Harry Osborn (le personnage n'a pas le droit à son sobriquet) est amené en quelques minutes.
 
Amazing Harry Osborn - Le Destin d'un Emo
 
Cependant la palme de l'inconstance revient à Max "Jamie Foxx" Dillon. Après avoir acquis ses pouvoirs dans une scène digne d'une cartoon, celui qui jusque là était un pauvre type qui souffrait de son isolement, entame lui aussi une relation de "Je t'aime moi non plus" avec Tête de Toile. De plus, ce Docteur Manhattan du pauvre (si si) semble se prendre un don pour les punchlines en même temps que ses pouvoirs électriques. Du beau n'importe quoi... J'ai beau ne pas apprécier Mr. Foxx, je lui reconnais un grand talent d'acteur et je m'étonne qu'il n'ait pas usé de la moitié de son talent pour briser les chaines d'un scénario médiocre et nous livrer une performance à la mesure de son talent.
 
Un peu en mode "Electro Unchained"
 
Je passerais vite fait sur l'humour aux ras des pâquerettes (mon fou rire du film : Tante May qui gère tout un hôpital l'espace de quelques secondes) pour me concentrer sur la réalisation. J'ai eu l'impression de regarder un jeu vidéo et d'avoir joué à des jeux bien plus beaux. Le combat contre Electro ressemble à un boss-fight de Infamous et l'affrontement contre Evil Harry a lieu dans la tour de l'horloge de Castlevania. C'est tellement numérisé qu'on ne ressent aucune empathie pour les protagonistes. Ils se prennent un coup ? Oui bah, suffit de se planquer et leur santé va bien se régénérer toute seule Call of Duty style !
 
Attention Spidey : le Vautour est dans le coin !
 
Bien entendu, qui dit "comic book movie" dit "références clins d'oeil pour les afficionados". Là, on est servis : Felicia, les costumes d'Octopus et du Vautour, le Rhino (son apparition est anecdoctique mais pose les bases du spin-off Sinister Six), Mr. Fiers (j'ai des anecdoctes de malades sur qui est ce personnage et sur l'acteur qui l'incarne et je vous les donnerais si vous les réclamez mais c'est vraiment du lourd), ou encore l'apparition habituelle de Stan Lee. Les vrais de vrais comprennent tout ça et on s'amuse même à jouer avec leurs nerfs de manière plus que perverse notamment avec le combat final.
 
3ème spoiler : Gwen Stacy porte un manteau vert dans cette scène.
 
 
Allégeons quand même ce déferlement de méchancetés en rappelant brièvement que le long-métrage remplit quand même une mission : celle de divertir. On s'ennuie pas trop, mais c'est pas assez. L'excuse du "C'est pour les gosses" est un faux-fuyant auquel j'accorde de moins en moins le bénéfice du doute. Le fait de faire un film pour vendre des figurines, des T-Shirts, des bonbons ou que sais-je encore à des enfants est-il vraiment incompatible avec la possibilité de faire un film intelligent et bien tourné ?
 
Fuck l'intelligence ! Gimme your money !
 
Je sais pas... s'adresser à un public qui en est à l'âge de définir ses gouts devrait être comme une mission sacrée pour les réalisateurs, non ? On ne devrait pas convoyer un message ? Des valeurs ? Leur donner un film dont ils se souviendront et pas une bouillie numérique qui ne survivra pas à The Amazing Spider-Man 3 ? Parce que c'est à ça que servent les super-héros à la base ! Qu'est il arrivé à "Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités" ?
 
Oncle Ben "J'ai jamais dit ça moi, j'étais dans la cuisine avec la mère de Forrest Gump !
 
On se retrouve dans les salles obscures pour X-Men : Days of Future Past dans trois semaines les Sidekicks.

lundi 15 avril 2013

Raging Bulles : Les Profs

Sujet de philo du bac "Fun en Bulle": A-t-on vraiment besoin de voir un film pour savoir que c'est un navet ? Vous avez une bande annonce et quatre heures.

 
 

Quatre heures ? Il m'en faudra pas autant. A l'heure où les States adaptent The Avengers, Man of Steel ou Guardians of the Galaxy, la France - exception culturelle - contre-attaque avec du lourd... et même du très lourd... Les Profs ! Pour gagner du temps, je vais commencer ma dissertation sans faire de brouillon, ça rendra un bel hommage à la technique employée par les scénaristes du film.

Autre exemple de film écrit avec les pieds par un chien
 

Notre analyse se dévellopera en plusieurs temps. Nous essayerons d'abord de comprendre POURQUOI des gens ont fait ça avant de nous pencher sur POURQUOI il ne faut pas aller voir cet immonde boulet cinématographique.

Observation : quel acteur essaie déjà d'occuper plus de place que les autres sur l'affiche ?
Nous y reviendrons plus tard

Exercice 1 (épreuve de français) : Le matériau d'origine

Vous essayerez de répondre en vers pour un bonus de points.

 

France... terre de clichés

Tu t'acharnes sur les métiers

Pour en faire de la bande dessinée

Qui fait rire gras dans les foyers

Infirmières, profs, blondes

Tu n'épargnes personne en ce monde

Tes blagues faciles et éculées

Sont autant de raisons pour que tu ailles te faire....

 

La poésie c'est bien gentil, mais vous l'aurez compris, je ne suis pas un fanatique de toutes ces BD qui stigmatisent un corps de métier ou un groupe éthnique ou une couleur de cheveux (citons pêle mêle : Les Geeks, Les Blondes, Les Rugbymen... à quand Les auteurs de BD pourri ?). On a l'impression de lire du Laurent Gerra. Pour ne parler que de ce qui est des Profs, on a droit à tout l'éventail habituel de préjugés : ils sont fainéants, dépressifs, ils aiment pas les enfants, ils boivent du café et n'attendent que les prochaines vacances...

Je suis prof d'anglais. Vous trouvez que ça me ressemble ?

L'autre particularité de la BD les profs c'est qu'elle est l'exemple typique du "Une page, un gag". Comme beaucoup d'autres BD, il n'y a aucun développement du personnage car il revient toujours jouer la même chose : le cancre reste un cancre, la dépressive reste dépressive... Comment faire un film d'1h40 à partir de quelque chose qui se lit en 30 secondes ? On ne peut pas... c'est aussi simple que ça. Alors on va cantonner le film à une succession de blagues potaches inspirées de la BD avant de nous sortir une intrigue et une morale dans la dernière demie heure... De toutes façons, les gosses dans la cour de récré, ils parlent de quoi ?

- de l'épiphanie carrement messianique que le perso de Boulard a connu et qui lui a fait prendre conscience qu'avoir son bac, c'est ce qu'il y a de plus important dans la vie

- ou la prof d'anglais qui découpe une table à la tronçonneuse ?

Certains gags sont tellement peu recherchés qu'un strip suffit
 

En conclusion... on est d'accord.

Exercice 2 : Mathématiques

Expliquez mathématiquement pourquoi ce film est un navet en vous appuyant sur sa bande annonce

Sachant que, de par le théorème du 118 218, aucun ancien membre de la troupe des Robins des Bois ne peut rien faire de bien quand il n'est pas avec ses camarades, nous ne pouvons que souhaiter à PEF de s'écraser avec autant de classe que son personnage de Pouf le cascadeur.

C'est exactement ce que je voulais faire...

Problème :

Mettez dans une même scène l'un des acteurs les plus horripilants du cinéma français et celui qui est en passe de le remplacer. Lequel des deux essaiera le plus de tirer la couverture à lui lors de la promo ?

Soyons honnêtes : Christian Clavier est quand même un lourd hors compétition. Ce mec ne peut pas jouer dans un film sans penser qu'il en est la vedette, le réalisateur, le producteur et un ami personnel de Nicolas Sarkozy. Regardez bien la bande annonce et dites moi qu'une seule de ses interventions vous a fait sourire (faites très attention, il sort la même vanne dans deux de ses apparitions, mais ça compte pour deux interventions).

Si seulement ça pouvait être un cerceuil

D'un autre côté, s'il y a bien une chose qui m'a réjouit quand j'ai vu l'affiche du film à l'arrière d'un magazine gratuit qu'on trouve dans les fast-foods, c'est qu'il est l'occasion pour moi de vous dire à quel point j'ai Kev Adams en horreur. Cet humoriste "jeune et beau gosse" qui va essayer desespérement de tenir 10ans sur le même concept et sur les mêmes blagues. Ca fait déjà au moins 3ans qu'il a 18ans... Il n'a aucun talent d'acteur vu qu'il joue toujours le même personne et surtout, il fait croire que la médiocrité intellectuelle c'est cool... Merci monsieur Adams...

A ne jouer que les lycéens, il est pas près de tirer son coup à l'écran le petiot... Niak niak !
 

Je passe rapidement sur le reste du casting... Défilé de has-been télévisuels et d'acteurs au visage sympathique qui donne une caution du type "Nan, mais regardez c'est un vrai film, on a Isabelle Nanty qui joue dedans".

Exercice facultatif : Musique.

C'est moi ou y'avait une espèce de flash mob dans laquelle Kev chante du rap dans la bande annonce ? Ca vous donne vraiment envie ? C'est un coup à ce que si le film marche, il nous sorte un single, voir même un album... Vous imaginez ? La culture et l'intelligence n'ont peut être plus la côte, mais si vous voulez donner une bonne éducation aux générations futures, je pense que l'idée même d'un album de Kev Adams se rapproche de ce que les Mayas appellent la fin du monde.

Vous aurez été prévenus les Sidekicks.

Un bon film avec des profs dedans si jamais vous avez envie d'être moins con



mardi 20 novembre 2012

Raging Bulles : Asterix et Obelix au Service de Sa Majesté



Vous n'avez pas la moindre idée des sacrifices que je consens à faire pour vous, mes bien-aimés sidekicks. Déjà, je dois lire quantité de bd et me taper la blinde de films et séries adaptés des univers comics/manga/franco-belge. C'est souvent intéressant, parfois fascinant et une fois de temps en temps on tombe sur LE nanard, LA bouse cosmique qui vous fait regretter d'avoir un jour créé un blog et une émission à succès. C'est d'un de ses boulets dont je vais vous parler aujourd'hui. Ceci est mon témoignage aux générations futures, mon testament pour tous les fans de BD à venir : évitez à tout prix le dernier opus d'Astérix. Pourquoi ? Je vais vous le dire....

Et rien ne saura m'en empêcher



1) Il est bon de savoir ce qui motive les studios à faire un film : l'argent. Désolé de faire voler en éclats vos petites illusions, mais vous êtes grands maintenant et il ne sert plus à rien de vous bercer d'illusions (je vous parlerais du Père Noel et du Lapin de Pâques une prochaine fois). Du coup, on comprend aisément que les pontes du cinéma français n'ont pas du tout aimé Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre. L'humour trop estampillé "Canal" et "Les Nuls" du métrage d'Alain Chabat était beaucoup trop référencé pour plaire au public international. Quand on sait qu'un sou est un sou, un éxécutif de studio a très rapidement tendance à favoriser 3 millions d'entrée dans chaque pays plutôt que 20 millions dans un seul (faites le calcul). Du coup, exit l'humour référencé et place aux guests qui jouent comme des pieds et à l'humour mainstream.
 


Avec un peu de chance, ils vont croire

que c'est le nouveau James Bond


2) Je vous ai déjà parlé de mon dégout pour les films qui jouent la carte de la promo à outrance (cf. le Raging Bulles Sur la Piste du Marsupilami ). Et bien là, c'est le florilège ! On a l'impression que le directeur de casting avait pour seule ambition de remplir le plateau des Enfants de la Télé ou du Grand Journal. Pour vous éviter des heures de mattage intempestifs des émissions les plus stupides de la télé, laissez-moi vous faire un résumé :
 
- Fabrice Luchini (César) va balancer des phrases de trois kilomètres (ça arrive quand on croit dur comme fer qu'on est une sommité intellectuel), chanter des vieux tubes ringards, couper la parole à tout le monde.
- Valérie Lemercier (Miss Mac Ons'enfoutdetoutesfaçons) va encore passer pour une barge en disant n'importe quoi sans oublier de caser un mot à caractère sexuel de temps en temps.
- Edouard Baer (Otis... ah bah non, Astérix) va la jouer "Je suis trop un bobo qui a l'air d'en avoir rien à péter".
- Gerard Depardieu (Obélix) va raconter qu'il a voulu pisser dans un avion.
- Catherine Deneuve va être promue "la touche de classe et de sophistication" du casting et être la garante du bon goût et de la culture française (chose que la dame n'est plus depuis quelques années déjà, mais visiblement personne n'a pensé à lui dire).
 
On a déjà vu ces mêmes gens faire les mêmes choses sur les plateaux télé depuis des années. Pour votre santé, épargnez-vous ça.
 

Fabrice Luchini dans une salle de ciné parisienne le jour de la sortie d'Astérix

 
3) Enfin ! J'ai enfin l'occasion d'exprimer mon dégoût pour la hype qui existent depuis des années sur les Miss Météo de Canal +. Je n'ai plus aucun souvenir de qui a lancé cette mode, mais on dirait qu'il suffit de faire des sketchs bidons sans queue ni tête pour devenir une grande actrice. Il a suffi à Charlotte Le Bon de battre des cils en essayant de pécho Ali Badou pendant un an pour avoir droit à son rôle dans cette superproduction. M'est avis qu'elle a plutôt abusé de la "potion magique" des dirigeants de Canal et d'un ou deux patrons de studios (vous voyez, avec mes allusions sexuelles pourries, je pourrais être Miss Météo).

Elle a même du tomber dans la marmitte


4) Je ne rentrerais pas dans les détails, mais en plus il se trouve que Astérix chez les Bretons est mon album préféré des aventures de l'invincible gaulois. Il y avait aussi l'adaptation en dessin animé qui était aussi d'excellente facture. Ici, en plus du saccage apporté à l'oeuvre originale, on vous la mixe avec Astérix et les Normands de la façon la plus débile possible. Il n'y a aucun lien logique entre les deux histoires, mais tant pis. Pourquoi se contenter de foirer une seule histoire qui tient de bout en bout quand on peut se permettre d'en pourrir deux d'un coup ? 
 

Méfiez vous des contrefaçons :

Ceci est le seul produit original

 
Bref, tout ça pour quoi ? Vous dire que cette année, comme le beaujolais, la potion magique a un goût de merde...

mercredi 26 septembre 2012

Raging Bulles - L'ascension du Gouverneur

Qui dit "Nouvelle saison de Fun en Bulle" dit aussi "réorganisation du blog. A cette occasion la rubrique "Mes bonnes raisons" devient "Raging Bulles". Je vous rassure, ce nouveau label ne change en rien le principe de base : la review de quelque chose que je n'ai pas aimé. Ouvrons donc directement le bal avec le roman tiré de The Walking Dead. Autant vous prévenir, ça pue autant qu'un zombie qui n'aurait pas pris de douche depuis une paie.

Repérez tout de suite les auteurs je n'en reparlerais pas

The Walking Dead : Rise of the Governor nous raconte les premières semaines de la mystérieuse peste zombiesque qui s'étend sur le monde. On y découvre aussi les origines du personnage du Gouverneur, monstre tyrannique imbu de son propre pouvoir et de son charisme (oui, il est charismatique) que les lecteurs du comics connaissent depuis le tome 5 et que les amateurs de la série TV découvriront dans la saison 3. J'ai déjà fait part de mon amour du comics original. J'ai aussi maintes fois vanté les mérites de la série télé. Alors qu'est ce qui me dérange ici ?
 
Moustache guidon = Charisme
 
 
1) Ce que je préfère dans Walking Dead sur papier et sur écran, c'est le fait que les deux histoires sont différentes ! Du coup, on peut raconter deux histoires différentes. Ici... on est dans quelque chose qui reprend des éléments du comics et de la série, notamment au niveau de la méthode d'infection du virus zombie. Du coup, on est un peu dans un univers "batard" qui se réclame de ses deux influences sans jamais prendre clairement position.
 
2) Les erreurs de traduction. Le terme "zombies" n'est JAMAIS utilisé dans le comics et la série. On préférera les termes de Marcheurs. Pourtant, le traducteur (je ne mets pas les auteurs en cause, après tout c'est Robert Kirkman himself qui a co-écrit le roman) nous mets le mot "zombies" une page sur deux environ. Ca sera quoi la prochaine fois ? On appelera les créatures paillettées de Twilight des "vampires" ? On se marre.
 
Scintiller au soleil = Pas charisme
 
 
3) On a regardé les films de Romero et tous les films de zombies à peu près pas trop mal foutus. Alors pourrait-on arrêter de nous ressortir le speech "Le monde est envahi par des monstres, mais le véritable monstre c'est L'HOMME." Je comprends très bien le symbolisme du zombie et la logique du "il faut tuer ou être tué". Mais on pourrait pas varier le message pour une fois ? Un truc du genre "Les zombies ne sont pas des êtres humains comme les autres et c'est une bonne chose que de s'endurcir et les crever les uns après les autres à coup de pioches dans le front".
 
La nécrophlie = Charisme
 
 
4) Tout est si prévisible. Quand on regarde un film (et même quand on regarde la série The Walking Dead ) on sait qui sont les personnages "chair à zombies". Vous savez, ces persos qui ne font pas avancer l'intrigue, qui ne sont pas développés et qui servent juste à nous rappeler que les morts vivants peuvent manger des gens ? On les repère dès le premier chapitre ici.
 
Je ne sais même plus comment s'appelle ce perso... mais je sais qu'il est dévoré dans le camping-car
 
 
Dans le même genre. Quand est-ce qu'un personnage dans une histoire de zombies carnivores va accepter de tuer quelqu'un de sa famille ? Sérieux, c'est toujours la même chose : ma femme, ma fille, mon frère ou mon cousin se transforme en zombie, je pleure, je pointe mon flingue dessus, je sanglote... et ni vu ni connu ON SE FAIT BOUFFER. 
La fameuse "untold story" des origines du Gouverneur est juste un énorme foutage de gueule. On te fait un vieux twist dans le dernier chapitre uniquement pour que tu puisses dire "Oh bah je m'y attendais pas...". Je ne m'étendrais pas plus que ça sur ce dernier point pour ne pas spoiler le fait que le Gouverneur n'est pas Philip Blake, mais en fait son frère qui lui vole son nom après l'avoir tué.
 
 
 
5) Le titre VO : Rise of the Governor. Je ne m'explique pas le kiff des américains pour ce mot "Rise". J'ai l'impression qu'il est de bon ton de l'utiliser dans les titres de tout et n'importe quoi ces dernières années. Ca va de Underworld 3 : Rise of the Lycans à la future préquelle de 300 qui devrait s'appeler Rise of an Empire en passant par Rise of the Planet of the Apes et bien sur The Dark Knight Rises.
 
Rise of the Krispies
 
 
N'allez vraiment pas croire que L'ascension du Gouverneur est un mauvais roman. Il est assez fidèle à l'ambiance de la série malgré ses quelques menus défauts. C'est juste que j'ai été déçu de ne pas avoir quelque chose de plus original à me mettre sous la dent. "La fidélité n'a pas que des avantages !" comme disait mon ex...
 
Un bandeau sur l'oeil = Charisme
 
 
A la prochaine les sidekicks.

lundi 2 juillet 2012

Mes Bonnes Raisons n°3

Attention: cet article contient des spoilers de Before Watchmen

Je ne dis jamais du mal sans fournir une argumentation architecturée, construite et bâtie sur des fondations solides. Donc, je n'allais pas vous parler de Before Watchmen avant d'avoir pu m'en faire une idée. J'ai donc lu Nite Owl, The Comedian et Silk Spectre. Peut être suis-je parti avec des à prioris sur cette série de préquelles (comme beaucoup de fans de comics d'ailleurs) et je pense que le meilleur moyen de repartir sur des bases saines et d'exprimer mes griefs.

Réunion pour préparer Before Watchmen chez DC:
Tout le monde portait ce genre de cagoule...


Raison n°1: Alan Moore n'a jamais voulu de séquelles et/ou de préquelles à son chef d'oeuvre. Pour dire vrai, Alan Moore n'a jamais voulu que quelqu'un d'autre qu'Alan Moore touche aux oeuvres d'Alan Moore. Le côté irrascible du scénariste britannique était bien connu, et ça ne voulait pas forcement dire que "Before Watchmen" allait être une purge sans nom.Hélas, il y a des signes qui ne trompent pas. Exemple: Chris Roberson (scénariste de iZombies pour  DC) a eu le malheur de tweeter à propos du manque de respect accordé à l'oeuvre de Moore et s'est vu gentiment demander de prendre la porte par les pontes de l'éditeur. DC watches his writers, but who watches DC ?

Alan Moore ou l'art de commencer toutes ses phrases par
"Bande de petis cons, je vais vous expliquer la vie moi"
Raison n°2: Le négationisme. Alors qu'on aurait pu se contenter de dire "On va vous raconter des histoires qui se passent dans l'univers de Watchmen, on essaie de donner dans le sensationel. Les personnages et leurs rapports étaient suffisament bien écrits, et même merveilleusement bien écrits - dans l'oeuvre originale. Pourquoi vouloir faire des révélations? Pourquoi renier certains aspects fondamentaux des héros?
Le Comedien meilleur copain de JFK? On parle bien du mec qui assassine pour le compte de Nixon? Y'avait pas une scène dans le film qui laissait entendre que c'est lui qui a abbatu Kennedy? Et ce n'est que la première incohérence que je décèle pour l'instant.
Nite Owl a du charisme? On parle du type bedonnant, impuissant, avec des lunettes piquées à Yves Mourousi?
Rorschach est social? Please...

Quand je vous disais qu'il avait du charisme...


Raison n°3: Le faux hommage respectueux. Ajouter une histoire de pirates intitulée "Curse of the Crimson Corsair" a surtout pour but de faire vendre plus de magazines. Pourquoi? Parce qu'à contrario du "Tales of the Black Freighter" qui s'immiscait dans l'histoire principale, ce "bonus" ci est disponible par lots de 4 pages à la fin de chaque numéro. Donc si vous voulez savoir tout ce qui arrive à ce corsaire, il faut acheter Minutement 1, puis Silk Spectre 1, puis Comedian 1 etc etc etc...

Les pirates sont-ils encore à la mode?


Raison n°4: Le faux hommage respectueux bis. Watchmen avait son lot de situations malsaines. La vie de Rorschach est une suite d'événements glauques, le Comédien viole et tue à tout de bras, le Docteur Manhattan a un gros zizi tout bleu. Que faire quand on veut vendre du papier ... honorer le travail d'un scénariste d'exception? Et bien on fait la même chose en moins bien. Nite Owl avait l'air équilibré? Rajoutons lui une enfance difficile. Le Comédien a tué des Viet Namiennes? Faisons lui tuer quelqu'un d'important... Bref, c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleurs soupes, mais là j'ai l'impression qu'on a voulu encore une fois faire dans la révélation sensationnelle.



Raison n°5: J'adore la famille Kubert. Ce sont vraiment des dessinateurs de talent à mes yeux. Et voir Andy Kubert travaillait sur ce projet avec d'autres grands noms du dessin ou du scénario me fout un peu la gerbe. Pourquoi être allé se fourvoyer sur une série dont aucun fan ne voulait? Pourquoi essayer de réécrire l'un des textes fondateurs du comics moderne? Messieurs Kubert, Azzarello, Wein, Lee, Straczynski et tous les autres... Le jour de la libération viendra et souvenez-vous ce qu'Alan Moore a fait à Natalie Portman pour son interprétation d'Evey dans "V pour Vendetta".

En même temps, tu l'as cherché...
Alors je vais être hypocrite au possible, parce que je vais continuer à lire les séries "Before Watchmen". Pourquoi? Juste pour le plaisir d'en dire du mal, mais ça... vous vous en doutiez.

vendredi 11 mai 2012

Mes bonnes raisons pour... numéro 2

Vous trouvez pas qu'il a l'air triste? Je vais vous dire pourquoi...


Houba Houba... ou pas.


Je ne suis pas un grand spécialiste de Franquin, je vous avouerais que j'ai lu les albums du Marsupilami au compte-goutte. Alors quand j'ai vu pour la première fois la bande-annonce de "Sur la Piste du Marsupilami", je me suis dit "Pourquoi pas?". La bande-annonce était à peine terminée que je savais pourquoi mon émission ne ferait jamais honneur à ce joyeux navet. Let me explain.


1- J'avais énormement de respect pour Alain Chabat à l'époque des Nuls. La Cité de la Peur reste un monument de l'humour. Didier ne me laisse pas indifférent. On voyait les seins de Victoria Abril dans Gazon Maudit (seul intérêt du film à mon avis). Le Cousin est un bon petit polar à la française. Il galochait Monica Belluci dans Astérix et Obélix : Mission Cléopatre (respect). Et là, c'est le drame: RRRrrrr! Prête-moi ta Main, Papa... Je continue ou vous en avez assez?

Souvenez-vous de lui ainsi
2- On commence à se connaître, non? Pensez-vous vraiment que j'aurais réussi à chroniquer ce film sans faire la moindre blague salace sur la longueur de la queue de l'animal-titre. Florilège des bons mots auxquels vous avez échappé:


- On m'a demandé de sortir de la salle parce que je foutais un complexe d'infériorité à la vedette.
- Je ne vous parlerais pas de la dernière salle de ciné où j'ai vu autant de queue à l'écran.
- Le premier porno en 3D, vous aurez une queue sous le nez pendant deux heures.

Tout parait toujours plus gros à l'écran
3- Acharnons-nous sur le casting (1ère partie):


Vous trouvez que Jamel est drôle? Moi pas. Je sais pas pourquoi... Peut-être parce qu'il fait la même chose depuis l'époque ou je le voyais sur Canal +. En tous cas, si vous kiffez le personnage de loser qui s'y croit qu'il joue et rejoue depuis plus de dix ans, vous allez adorer. Si vous vous roulez par terre quand il baragouine des mots qui n'ont que vaguement du sens (exemple type " Hey Asterisme. Il est où le moignon?", assurez vous que les allées du cinéma soient propres, ça serait dommage de se retrouver avec un vieux chewing-gum collé aux fesses.

Petit jeu:
Parmi ces deux comédiens, saurez-vous retrouver celui qui a su faire évoluer son jeu d'acteur?
Toujours au niveau du casting, laissez-moi vous poser une petite question. Vous êtes déjà allés voir un film avec Fred Testot ou Géraldine Nakache? Non? Pour vous comme pour moi, Mademoiselle Nakache reste la Duchesse d'Aquitaine dans Kaamelott et  le sieur Testot continue d'être associé à son comparse récemment césarisé dans des sketchs à base de téléphone... Alors pourquoi fait-on tout un foin sur le fait qu'ils sont tous deux à l'affiche de cette vaste pantalonnade?

Petit jeu numéro 2:
Lequel de ces deux acteurs fera le plus de films avant de réaliser
qu'il ou elle ne sera jamais "bankable"?
4- Ce qui me dérange le plus dans les films français qui regroupent un casting d'acteurs jaillis d'une quelconque émission de télé, c'est la promo à outrance. La semaine de la sortie du film, on les voit et les revoit sur nos petits écrans, parfois plusieurs fois dans la même journée. Ca serait pas encore trop problématique s'ils n'en profitaient pas pour ressortir les mêmes vannes peu importe le plateau. La palme de "la vanne qu'on a le plus bouffé pendant la promo de Sur la Piste du Marsupilami" revient à M. Chabat et sa petite histoire "Le Marsupilami existe vraiment, je l'ai rencontré, je lui ai montré le script et... (oui, à ce moment là je zappe toujours, je suis prévisible aussi).

Sérieux les mecs, vous auriez pas pu mettre Franck Dubosc dans
votre film? Je fais comment moi? Et tout de suite, une vidéo inédite
De Jamel Debouzze quand il avait 16ans et une moustache...
5- Acharnons-nous sur le casting (deuxième partie):


J'ai gardé le pire pour la fin. Il y a une injustice flagrante. Quand j'ai vu ça, j'ai eu envie de déchirer ma place en scandant "Remboursez nos invitations". Je voulais pleurer, hurler, me rouler par terre, porter plainte contre le cinéma français pour "foutage de gueule péremptoire" (je n'ai aucune idée de ce que péremptoire veut dire).
Les individus responsables de ce film ont casté Dalip Singh Rana alias The Great Khali, alias le Playboy du Punjab dans le rôle d'un colosse Inca, Colombien, Mexicain ou je ne sais pas quoi. Sacrilège! Qu'est ce que ça veut dire? Qu'on peut confondre un sud américain et un indien? Je ne veux pas m'attirer la haine des vaches sacrées moi. Même Ghandi aurait vu rouge. Je te ferais bien un Punjabi Plunge à tous ces producteurs moi...

Insultez le en espagnol, il ne comprendra rien ce "Hijo de Nalgas de llama"
En conclusion, j'espère vous avoir donné envie de ne pas aller voir La Piste du Marsupilami. J'espère aussi que vous n'irez pas voir l'adaptation ciné de Spirou qu'ils finiront par nous pondre un jour avec Jean Rochefort dans le rôle du Comte de Champignac (même si, dit comme ça, ça serait vachement stylé). Et pour tout ceux qui ont déjà vu le film et osent appeler ça "un grand film d'aventures familial" je n'ai qu'une chose à vous dire...

Marsupilami, les aventuriers de la tribu Fun en Bulle ont
décidé de vous éliminer et leur sentence est irrévocable

mardi 27 mars 2012

Mes bonnes raisons pour... numéro 1

Déjà plus d'un mois d'existence pour le blog et j'avais envie de fêter ça. Comment? Une soirée pute et coke? Encore? Un défilé dans les rues de mon patelin où tous les cosplayeurs du Pas-de-Calais auraient pu enfiler leurs collants en lycra? Très peu pour moi...

J'ai donc écouté tes désirs fidèle lecteur... sort of. Je m'explique.

Tu n'es pas sans ignorer que je reçois quantité de mails. Des demandes en mariage, des félicitations, des faire parts divers, des mails de harcèlement d'un certain Hadopi. Et parmi tout ça, des requêtes de chroniques. Je cite.



"Très cher Rémy, je bois tes paroles comme le plus délicieux des nectars. Ton opinion fait force de loi pour moi et pour tous mes amis, ce qui fait enrager notre vendeur de bandes dessinées locales qui n'arrive plus à nous refourguer ses albums du Scrameutstache, ses exemplaires de Dofus et les quelques Iron Fist qui trainaient sous son comptoir.
"Tu l'auras compris, tu es totalement notre maître à penser et nous aimerions avoir ton avis sur Ghost Rider: l'Esprit de la Vengeance"


Et moi, je dis NON. Non, je ne veux pas de ce statut de messie bédéphilique. Si j'ai prêché quelque chose dans mes émissions, c'est avant tout la libre opinion. Je ne suis qu'un guide qui vous montre le chemin, mais libre à vous de faire les arrêts qu'il vous sied sur cette route. Néanmoins, je ne pouvais rester de marbre à vos prières. Il est vrai que mes occupations ne me laissent pas le temps de chroniquer tout ce que je voudrais, j'essaie de coller à une certaine actualité, de faire un vrai travail de journaliste.

Mais parler de Ghost Rider 2, je m'y refuse et je vais vous dire pourquoi







Ghost Rider: L'Esprit de la Vengeance est donc un film sorti dans nos contrées en 2012. Je ne donnerais pas de plus amples informations sur le film vu que tout y est sujet à vous donner une irrépréssible envie de trouver l'équipe du film (y compris le pauvre éclairagiste stagiaire qui n'avait pas la moindre idée de ce qu'il faisait là)pour les poursuivre à moto et leur incendier le crâne. Hommage au personnage qu'ils ont pris un malin plaisir à avilir une seconde fois. Vous êtes encore là? Rentrons dans le lard... euh ... rentrons dans le détail.










1- Le casting:
Quel est le dernier film que vous ayez vu qui ait Christophe Lambert à l'affiche? Cherchez-bien... Oui, ça me le fait aussi (et le premier qui dit Mortal Kombat" peut quitter ce blog et le monde des gens de bon goût). Et bien, grande nouvelle: Cri-Cri is back en moine mystérieux qui essaie de ... roulement de tambour ... décapiter quelqu'un! Il doit y avoir une liste chez les agents de stars à Hollywood (notez que j'ai dit star) intitulée "Acteurs qui décapitent des gens". Bref, le retour au plus haut niveau du box-office du plus américain de nos frenchies binoclards n'est pas pour aujourd'hui.
Toujours au niveau du casting, je demande maintenant à notre correspondant-agent de stars hollywoodiennes de nous sortir un acteur de sa liste "Perso black qu'a la classe". Qu'obtenons-nous? Idris Elba. Djimon Hounsou est en congé ces dernières années?


2- l'Atout Charme du film:
On se souvient du premier "Ghost Rider" (il m'arrive encore d'en rêver la nuit et de mouiller mon lit) et d'Eva Mendes. Comme une image parle mieux de 1000 mots, je vous en mets deux pour le même prix.













On continue?






3- Ghost Rider qui pisse des flammes? Non mais sérieusement...







4- Le choix du vilain:

Comparons BlackOut dans le comics et son alter-ego cinématographique:



Bonjour, je suis un mutant un peu tordu qui absorbe la lumière et qui se prend pour un vampire au point de se faire greffer des canines. Je suis un dangereux psychopathe et l'homme de main attitré de grands pontes du crimes.





Bonjour, je suis le méchant vampire du premier Twilight, sauf que maintenant je suis albinos. Pour la petite histoire, je suis un trafiquant d'armes que le diable a transformé en démon qui fait moisir tout ce qu'il touche.




Pour rappel, le vilain du premier opus était Blackheart









5- A ce niveau-là, c'est plus une erreur de casting, c'est de la gourmandise:

Extrait d'une conversation entre un réalisateur et un acteur que nous ne nommerons pas
Nicolas Cage : Hey! Machin! J'ai eu une idée pour mon perso.
Le réal (enthousiaste): Dis m'en plus my boy Nicky.
Nicolas Cage: Tu te souviens que dans le premier film, j'avais humanisé le perso en lui donnant une passion pour les bonbons, les docus animaliers et en montrant qu'il pouvait rire comme un beubeu devant un dessin animé tout pourri.
Le réal (dubitatif): Euh, ouais...
Nicolas Cage: Ouais bah on oublie tout ça, j'ai eu une idée de nouveaux pouvoirs.
Le réal (qui comme tous les mecs qui adaptent un comics se targue d'être le fan numéro Uno de l'oeuvre qu'il massacre): Un nouveau pouvoir?
Nicolas Cage: Ouais, trop la classe. Je peux "rideriser" n'importe quelle machine?
Le réal (à ce moment-là, je lui en veux même plus): Rideriser?
Nicolas Cage: Ouais, je vais transformer une pelleteuse en engin de l'enfer rien qu'en la touchant.
Le réal (est-ce un emploi fictif?): T'as vu ça dans la bédé quelque part?
Nicolas Cage: ... Ecoute, c'est soit ça, soit Tonton te fait une proposition que tu peux pas refuser.










En conclusion, non, non et non, je ne chroniquerai jamais Ghost Rider: L'Esprit de la Vengeance.