samedi 6 octobre 2012

Review : Les comics Doctor Who (French Eyes)

Autant faire mon coming-out de suite : je suis un Whovian. Tout a commencé avec un flipper Doctor Who dans le bar restaurant d'un camping quand j'avais 12 ou 13 ans. Je me suis ensuite renseigné sur cette série britannique, mais trouver des épisodes à l'époque était du domaine de l'impossible. Depuis tout s'est arrangé : entre France 4 et Internet, j'ai réussi à compléter ma culture sur ce monument de la SF britannique. Alors, autant vous dire que l'annonce de la sortie des comics des aventures du Docteur a été acceuillie avec un immense sourire par toute l'équipe de Fun en Bulle.
 
Couverture de Ben Templesmith
 
 
J'en ai déjà parlé à plusieurs reprises, mais il est largement temps de faire une review complète et détaillée des trois premiers albums publiées en France. Je ne reviendrais pas sur les retards que l'éditeur French Eyes a tendance à accumuler parce que l'attente en vaut la peine à chaque fois.
 
Parlons tout d'abord des deux premiers albums (que c'est original). Agent Provocateur et Les Oubliés. Ces deux opus contiennent des mini séries complètes réalisées par IDW Publishing.
 
- Agent Provocateur relate la quête du dixième Docteur et de sa compagne Martha Jones lancés à la recherche du meilleur milk-shake de l'univers. Comme de bien entendu, rien ne se passera comme prévu et le duo devra faire face au Panthéon, une association de pseudo divinités qui cherche à - accrochez vous bien - dominer le monde. Autant dire que ce premier album ne reprend pas l'une des sagas les plus palpitantes de la série, mais elle a le mérite de réintroduire les personnages du Docteur (ainsi que ses origines) et de Martha (qui est bien plus mignonne en live que dans la BD).
 
 
 
- La deuxième mini-série Doctor Who :The Forgotten est déjà bien plus alléchante. Le Docteur et Martha découvre un musée abandonné dédié aux différentes incarnations du Docteur et à leur faits de gloire. C'est l'occasion de découvrir (ou re-découvrir) les différents looks du dernier Seigneur du Temps et ses compagnons les plus emblématiques à travers toute une série de flash-backs. Le dessin y est plaisant, l'intrigue centrale pas des plus génialissimes, mais on y trouve quelques excellentes idées de "mise en scène". Un exemple parmi d'autres : les souvenirs du Premier et du Deuxième Docteur sont en noir et blanc... comme la série à l'époque. Et puis tout bon Whovian qui se respecte se doit de baver devant certaines images telles que celle-ci.
 
Nouveau Look pour une Nouvelle Vie
 
 
Nous en arrivons déjà au 3ème album arrivé sur les étals de nos libraires il y a quelques jours : Doctor Who : A travers l'Espace et le Temps. Cet opus compile 6 épisodes "one-shot" au sein desquels le Docteur (toujours sous sa 10ème incarnation) se voit accompagné  de Martha, mais aussi de Donna Noble (que je n'ai jamais pu blairer). Il y croisera aussi HG Wells, l'Institut Torchwood et tout une floppée d'extra-terrestres belliqueux ou pas. Le style graphique peut changer d'une histoire à l'autre, mais l'ensemble reste d'excellente facture. Ben Templesmith qui a officié sur 30 Jours de Nuit ou encore Bienvenue à Hoxford dessine et colorise la très belle histoire La Galerie des Soupirs. Toutefois, Chambre avec Déjà Vu reste mon coup de coeur dans tout l'album. La rencontre du Docteur et d'une race qui vit à reculons dans le temps et qui est juste un chef d'oeuvre de narration (vous la relirez plusieurs fois pour être sur d'avoir tout saisi).
 
Y-a-t-il un docteur dans la salle ?
Il est certain que French Eyes s'est attaqué à forte partie en lançant la publication de cette série. Le feuilleton a-t-il assez d'afficionados pour être viable chez nous ? Aurons nous un jour la chance de pouvoir nous procurer un jour autrement qu'en VO les Doctor Who Classics de Dave Gibbons ou d'Alan Moore ? Seul l'avenir ou un petit voyage dans le TARDIS nous le dira. En attendant, si vous appréciez les aventures spatio temporels du 'Last of the Time Lords", mes conseils de lecture iront vers Les Oubliés et A Travers l'Espace et le Temps, 2 albums qui sont "bigger on the inside".
 
On peut toujours rêver
 

mercredi 26 septembre 2012

Raging Bulles - L'ascension du Gouverneur

Qui dit "Nouvelle saison de Fun en Bulle" dit aussi "réorganisation du blog. A cette occasion la rubrique "Mes bonnes raisons" devient "Raging Bulles". Je vous rassure, ce nouveau label ne change en rien le principe de base : la review de quelque chose que je n'ai pas aimé. Ouvrons donc directement le bal avec le roman tiré de The Walking Dead. Autant vous prévenir, ça pue autant qu'un zombie qui n'aurait pas pris de douche depuis une paie.

Repérez tout de suite les auteurs je n'en reparlerais pas

The Walking Dead : Rise of the Governor nous raconte les premières semaines de la mystérieuse peste zombiesque qui s'étend sur le monde. On y découvre aussi les origines du personnage du Gouverneur, monstre tyrannique imbu de son propre pouvoir et de son charisme (oui, il est charismatique) que les lecteurs du comics connaissent depuis le tome 5 et que les amateurs de la série TV découvriront dans la saison 3. J'ai déjà fait part de mon amour du comics original. J'ai aussi maintes fois vanté les mérites de la série télé. Alors qu'est ce qui me dérange ici ?
 
Moustache guidon = Charisme
 
 
1) Ce que je préfère dans Walking Dead sur papier et sur écran, c'est le fait que les deux histoires sont différentes ! Du coup, on peut raconter deux histoires différentes. Ici... on est dans quelque chose qui reprend des éléments du comics et de la série, notamment au niveau de la méthode d'infection du virus zombie. Du coup, on est un peu dans un univers "batard" qui se réclame de ses deux influences sans jamais prendre clairement position.
 
2) Les erreurs de traduction. Le terme "zombies" n'est JAMAIS utilisé dans le comics et la série. On préférera les termes de Marcheurs. Pourtant, le traducteur (je ne mets pas les auteurs en cause, après tout c'est Robert Kirkman himself qui a co-écrit le roman) nous mets le mot "zombies" une page sur deux environ. Ca sera quoi la prochaine fois ? On appelera les créatures paillettées de Twilight des "vampires" ? On se marre.
 
Scintiller au soleil = Pas charisme
 
 
3) On a regardé les films de Romero et tous les films de zombies à peu près pas trop mal foutus. Alors pourrait-on arrêter de nous ressortir le speech "Le monde est envahi par des monstres, mais le véritable monstre c'est L'HOMME." Je comprends très bien le symbolisme du zombie et la logique du "il faut tuer ou être tué". Mais on pourrait pas varier le message pour une fois ? Un truc du genre "Les zombies ne sont pas des êtres humains comme les autres et c'est une bonne chose que de s'endurcir et les crever les uns après les autres à coup de pioches dans le front".
 
La nécrophlie = Charisme
 
 
4) Tout est si prévisible. Quand on regarde un film (et même quand on regarde la série The Walking Dead ) on sait qui sont les personnages "chair à zombies". Vous savez, ces persos qui ne font pas avancer l'intrigue, qui ne sont pas développés et qui servent juste à nous rappeler que les morts vivants peuvent manger des gens ? On les repère dès le premier chapitre ici.
 
Je ne sais même plus comment s'appelle ce perso... mais je sais qu'il est dévoré dans le camping-car
 
 
Dans le même genre. Quand est-ce qu'un personnage dans une histoire de zombies carnivores va accepter de tuer quelqu'un de sa famille ? Sérieux, c'est toujours la même chose : ma femme, ma fille, mon frère ou mon cousin se transforme en zombie, je pleure, je pointe mon flingue dessus, je sanglote... et ni vu ni connu ON SE FAIT BOUFFER. 
La fameuse "untold story" des origines du Gouverneur est juste un énorme foutage de gueule. On te fait un vieux twist dans le dernier chapitre uniquement pour que tu puisses dire "Oh bah je m'y attendais pas...". Je ne m'étendrais pas plus que ça sur ce dernier point pour ne pas spoiler le fait que le Gouverneur n'est pas Philip Blake, mais en fait son frère qui lui vole son nom après l'avoir tué.
 
 
 
5) Le titre VO : Rise of the Governor. Je ne m'explique pas le kiff des américains pour ce mot "Rise". J'ai l'impression qu'il est de bon ton de l'utiliser dans les titres de tout et n'importe quoi ces dernières années. Ca va de Underworld 3 : Rise of the Lycans à la future préquelle de 300 qui devrait s'appeler Rise of an Empire en passant par Rise of the Planet of the Apes et bien sur The Dark Knight Rises.
 
Rise of the Krispies
 
 
N'allez vraiment pas croire que L'ascension du Gouverneur est un mauvais roman. Il est assez fidèle à l'ambiance de la série malgré ses quelques menus défauts. C'est juste que j'ai été déçu de ne pas avoir quelque chose de plus original à me mettre sous la dent. "La fidélité n'a pas que des avantages !" comme disait mon ex...
 
Un bandeau sur l'oeil = Charisme
 
 
A la prochaine les sidekicks.

lundi 10 septembre 2012

Review: Justice League - La Tour de Babel

Je le dit et je le répète: Urban Comics a tout compris ! Alors que d'autre éditeurs vous ressortent des épisodes mineurs sous un label "Les Incontournables" ou "Saga Complète", l'éditeur spécialisé DC continue à creuser l'écart (du moins dans mon estime) en nous ressortant des vraies sagas mythiques de sous sa cape. Et c'est donc avec honneur que je vais vous causer de Justice League - La Tour de Babel.

Une soirée GHB à la JLA
Publié en 2000 dans les épisodes 43 à 46 de Justice League of America, ce story-arc écrit par Mark Waid, révèle que le Dark Knight conserve bien au chaud dans son ordinateur les moyens de mettre hors d'état de nuire la plupart de ses coéquipiers. Et quelle meilleure occasion pour nous dévoiler ce détail que d'attendre qu'un super-vilain pirate le Bat-Computer et décide de tester les plans de Batman ? Ici, c'est Ras'Al Ghul qui s'y colle et met rapidement la Ligue hors jeu avant de mettre au point son véritable plan. Mais c'est sans compter sur Batman qui - s'il a eu su mettre ces stratégies mortelles au point - peut déjouer les plans du génie du Mal... Quoi ? Ras'Al Ghul a pensé à tout ? Le justicier de Gotham sera trop occupé pour sauver ses amis ? Ah bah dans ce cas...

"Si j'avais pu, Marion Cotillard serait aussi sur un de ces poteaux."
Qu'est ce qui fait l'attrait de cette saga me direz-vous ? Elle a fini d'instituer Batman dans le rôle du "mec sans pouvoir qui maîtrise tout le monde". Un rôle qui Big Brother qui lui collera ensuite à la peau, on réalisera par la suite que la chauve-souris a manipulé bon nombre de ses alliés et que la révélation de ses plans dans ce story-arc ne l'a pas empêché d'en faire d'autres. L'album proposé par
Urban contient également quelques pages de JLA Secret Files et nous montre ce que Batou avait en stock pour quelques autres de ses coéquipiers absents de l'histoire.
Il y a des absents, certes, mais le casting des présents est déjà plus que potable. En fait, c'est mon itération préférée de la Ligue: Batman, Superman, Flash, Wonder Woman, Martian Manhunter, Aquaman, Plastic Man et Green Lantern. Et quand je dis Flash, je ne parle pas Barry Allen. Le Bolide c'est Wally West a cette époque. De même pour Green Lantern. Hal Jordan ? En 2000 il n'était pas là et laissait la place à Kyle Rayner (mon Lantern préféré). Chacun vivra des moments difficiles et devra se rendre à l'évidence "C'est Batman qui nous a fait subir ça". Les super-héros parviendront ils à pardonner ?


L'album est déjà magnifique en lui-même (Urban ne s'est jamais foutu de nous sur la classitude de leurs albums et au moins la bibliothèque reste "raccord") et - pour ceux qui l'ignoreraient - vous trouverez en bonus le DVD du film d'animation Justice League - Doom qui reprend dans les grandes lignes l'intrigue de l'album. Pourquoi "dans les grandes lignes" ? Au contraire de Batman - Year One qui utilisait la BD comme sory board, Doom se permet quelques libertés vis à vis de l'oeuvre dont il s'inspire. Exit Ras'Al Ghul et place à Vandal Savage qui réunit une équipe de vilains (parmi lesquels Bane et Star Sapphire) pour une série d'affrontements cheatés. L'anime est de bonne facture (comme presque tous les films d'animation estampillés DC) et se pose vraiment comme une version alternative du comics. Cyborg - héros récemment promu dans la Justice League - vient même mettre son grain de sel dans l'histoire pour un feeling nettment plus 2012.

Je vous prend tous un par un

En conclusion, encore une excellente sortie chez Urban. Je n'ai pas hésité à remplacer mon vieil album publié par Semic par cette nouvelle version, plus classe, plus belle, plus fun. J'attend maintenant une sortie de "Death of Superman" avec un DVD en combo. Si quelqu'un de chez Urban me lit....
 
A bientôt mes fidèles sidekicks.

dimanche 2 septembre 2012

Versus Fighting 2

Je vous ai manqué ? Le temps de remiser mes tongs, ma glacière et mon paréo (c'est léger et ça met mes formes en valeurs)  au placard et nous voici repartis pour une nouvelle session de Fun en Bulle.
 
 En attendant de nouvelles émissions et surtout une nouvelle formule qui devrait vous ravir, reprenons en douceur avec un nouveau duel au sommet dans notre série des "versus fighting". Une fois n'est pas coutume, nous allons coller à l'actualité. La sortie du DVD et du Blue-Ray du gentiment badass The Avengers de Joss Whedon m'a fourni THE IDEA. Qui seront les adversaires de nos "Earth's Mightiest Heroes" ? Et bien, tant qu'à lancer les Avengers dans une lutte acharnée, autant qu'ils affrontent... The Avengers !





Et oui car - pour ceux qui l'ignorent - la sublimissimement ingénieuse et classieuse série que nous avons connu lors de notre jeunesse et/ou notre adolescence sous le titre Chapeaux Melons et Bottes de Cuir, avait pour nom The Avengers en version originale. Soyons clair dès le départ, je ne parlerais pas l'adaptation cnématographique car je n'ai toujours pas compris comment on peut trouver du charme à Uma Thurman et encore moins quand elle incarne Emma Peel, l'objet des fantasmes télévisuels de toute une génération dont le groupe breton Matmatah a fait partie au même titre que votre auguste serviteur.


Pour les incultes, la chanson "Emma" est un hommage à Emma Peel
Bref, vous n'êtes pas là pour lire les histoires de mes premiers émois adolescents (ou alors, peut-être une autre fois). C'EST L'HEURE DU DUEL !

On va avoir des problèmes de Copyright là non ?

Round 1: Puissance de feu
 
Iron Man a une armure, Thor un marteau magique, Cap joue du bouclier comme un champion de Freezbees (putain... quelqu'un sait comment ça s'écrit ?), Oeil de Faucon a un arc et des flèches, Hulk a ... un vache d'élastique à son pantalon et la Veuve Noire peut terrasser un trio de mafieux russes avec une chaise.
De l'autre côté, John Steed a... un parapluie... et Emma Peel a une combi moulante (si si, c'est une arme).

Qu'est ce que tu n'as pas compris dans "dieu de la foudre" crétin ?

Un point pour la team Stark.
 
Round 2: Sex Appeal
 
Pas grand chose à dire ici. Je pense que mes propres préférences ne sont un secret pour personne depuis le début de cet article. Il faut bien avouer que Black Widow est sexy en diable et l'aurait aisément emporter sur Cathy Gale, Tara King ou encore Purdey, mais Emma Peel reste la number one pour moi. Alors, juste pour le plaisir des yeux...




Un point pour la team Steed






Final Round: Charisme
 
Alors peut-être que Tony Stark a la grande classe dans The Avengers, mais il l'a nettement moins dans Iron Man 2. Captain America est raide comme un piquet. Bruce Banner ressemble à un comptable sous stéroïdes, Black Widow est rousse... John Steed et Emma Peel incarne toute la classe et la sophistication britannique. Un mélange de phlegme "so british" associé à une atmosphère emplie de classe. Comparons tout simplement le cri de guerre des deux équipes.
 
- Avengers Assemble ! (d'ordinaire suivi d'une série d'explosions et de démolitions d'immeubles)
 
- Mrs. Peel, we're needed. (d'ordinaire suivi d'une tasse de thé et de quelques scones).
 
C'est ici que les passions vont se déchainer, mais j'accorde mon point charisme à la team Steed.

Savourons une victoire bien méritée


C'est ainsi que j'ai l'extrême honneur de nommer vainqueurs de ce duel la série Chapeau Melon et Bottes de Cuir. Vous êtes bien entendu invités à réagir ici ou sur les réseaux sociaux si vous n'êtes pas d'accord avec l'arbitrage. La prochaine fois, on fera La Ligue des Gentleman Extraordinaires contre Amicalement Vôtre si vous êtes sages.

 

vendredi 13 juillet 2012

Lectures de vacances - 2ème partie : BD et Mangas

Plus que quelques heures avant les festivités du 14 juillet: les feux d'artifices, les chanteurs ringards qui cachetonnent, les pompiers qui nous volent nos femmes parce qu'ils sont pompiers et les bagarres d'ivrognes sur les bals populaires... Que de joie et de liesse, mais soyons francs, ce bonheur ne saurait durer et il va bien falloir trouver à nouveau de quoi s'occuper d'ici quelques jours. Si vous avez eu votre dose de comics la dernière fois ou si les comics ne sont pas votre cam, voilà une petite sélection de choses bien sympathiques à lire en attendant le 15 août.


- Chez Soleil

Parce qu'il nous en faut quand même un peu dans le coeur à défaut d'en avoir dans le ciel.

Le 10ème tome du Collège Invisible est sorti. Pour ceux qui ne connaissent pas ce petit bijou plein de magie, d'humour et de personnages attachants, sachez que ça se moque gentiment d'Harry Potter et des codes de la fantasy. Après quelques albums sans véritables liens scénaristiques les uns avec les autres, les auteurs nous balancent dans une saga assez impressionante et bourrée d'actions.


J'avais parlé de la collection 1800 lors de l'épisode pilote de Fun en Bulle. Des histoires toujours constituées de deux volumes qui revisitent les héros de la littérature du début du 19ème siècle. La collection se porte toujours aussi bien avec la sortie des premiers numéros de Scotland Yard et Van Helsing contre Jack l'Eventreur. Amis de crossovers de haute volée, ces séries sont faites pour vous.


- Chez Casterman

Le premier opus de Rocher Rouge d'Eric Borg avait fait coulé beaucoup d'encre sur les blogs spécialisés et de sang dans ses pages. Habile conversion d'un genre cinématographique vu et revu (le slasher movie) par le prisme de la BD, Borg récidive 3 ans plus tard avec une suite sobrement intitulée Rocher Rouge - Kwangala Connection. Toujours aussi gore et inspiré, un album qui fera plaisir aux fans d'Anaconda, Congo et Vendredi 13...


- Chez Kana

Que sa Volonté soit Faite continue son petit bonhomme avec un tome 7 sorti courant juin et un tome 8 prévu fin août. Pour ceux qui ne connaitraient pas encore les aventures de Keima, dieu de la drague sur les jeux vidéos, il est encore temps de refaire votre retard. D'autant plus que le volume 7 est l'occasion de voir apparaitre de nouveaux personnages qui vont avoir leur rôle à jouer dans la mission de récupération d'âmes dont Keima et Elsy (sa démone familière) sont investis.


- Chez Kaze

Vous ne lisez pas encore Beelzebub ? Ca vous arrive de suivre mes conseils ? Le 8ème numéro de ce Shonen absolument dingo est sorti et vous ne l'avez pas encore lu ?! Sérieusement, je ne peux plus rien pour vous si vous n'y mettez pas de la bonne volonté...

Je ne sais pas si Kaze sort souvent des albums de BD traditionnels, mais publier la BD inspirée de la série amateur Flander's Company fut sincèrement une bonne idée. Je ne m'étendrais pas dessus outre mesure car une review en bonne et due forme devrait arriver dans les prochains jours.


- Chez Glenat:

Mouais... y'a un nouveau tome de D.Gray Man qui est sorti... C'est pas souvent alors on est complètement paumé quand on reprend la lecture. Y'a trop de personnages pour se souvenir de qui est qui (en plus ils se transforment et ils ont des noms à coucher dehors), les combats sont ... comment dire ? illisibles... Pourquoi j'en parle alors? Vous avez raison, je vais arrêter là.


- Chez Delcourt:

Attention petit bijou. Mignon, drôle, qui laisse à réfléchir... Krrpk doit Mourir est aussi atypique dans son dessin qu'original dans le développement de son pitch de base. Avec un style visuel qui ne demande qu'à finir en série animée, suivez les aventures de Krrpk, alien naïf et un peu idiot, qui atterit sur la planète des Grookos, les êtres les plus désagréables, racistes et méchants de l'univers...


- Chez Ki-Oon:

Je me suis gardé mon éditeur de mangas préféré pour la fin. Deux sorties importantes (pour moi) en août chez Ki-Oon. Le tome 4 de The Arms Peddler qui mettra le jeune Sona et la sublimissime Garami aux prises avec des vampires qui ont besoin des marchandises de nos deux héros... ou de leur sang, on ne sait pas encore. A noter aussi l'arrivée du 16ème opus de Jusqu'à ce que la Mort nous Sépare. Je n'ai encore jamais parlé de cette série dans un podcast mais les pérégrinations de Mamoru le sabreur aveugle et de la petite Haruka, adolescente avec un don de prescience très convoité sont un mix parfait entre gunfights, combats au sabre, tendresse, et affrontements high tech.

Vous n'avez maintenant plus aucune excuse pour ne pas vous abreuver de bulles cet été. Je sais que mes sélection sont loin d'être exhaustives, mais je vous fais confiance pour commenter et parler de vos propres lectures. See you on the bitch fanboys !

mardi 10 juillet 2012

Lecture de vacances - 1ere partie : les Comics

Aaaah l'été... La plage, le soleil, la biafine et les grasses mats qui s'achèvent à l'heure de l'apéro... Mais que faire entre deux apéros-barbecue ? Nos éditeurs préférés ne nous laissent pas en reste et voici une sélection de BD à lire tranquillement allongé dans un hamac, sur une serviette de plage ou dans votre canapé sous un bon vieux plaid polaire (bah oui, je veux pas faire mon vieux con, mais avouez que la météo est quand même bien pourrie).

- Chez Urban Comics:

Voilà des gens qui ont tout compris! Reprendre le catalogue DC équivaut quand même à reprendre les titres estampillés Batman. La sortie de The Dark Knight Rises de Christopher Nolan nous permet néanmoins de profiter de la réédition de la saga "Knightfall" au cours de laquelle le chevalier noir de Gotham se retrouve pour la première fois confronté à sa future némésis cinématographique, j'ai nommé Bane. Deux albums sortis en juillet permettent de nous préparer à cet affrontement: La Revanche de Bane qui nous plonge dans les origines du vilain cagoulé et Knightfall - Tome 1.



Toujours dans l'univers du héros chauve souris, Urban sort un deuxième tome de "Grant Morrison présente Batman" qui retrace les dernières aventures du héros avant sa "mort" lors de Final Crisis et son retour avant le reboot de ces derniers mois. De même, notons la sortie d'une nouvelle édition de Year One qui se voit doté d'un supplément de taille : le DVD (ou le Blu-Ray) du film d'animation qui reprend ce story arc magnifiquement scénarisé par Frank Miller au cours duquel nous revivons les arrivées conjointes de Batman et du Commissaire Gordon dans la ville de Gotham City, rongée par la crime et la corruption policière. Un album somptueux et un film tout aussi intéressant, bien qu'un peu redondant tant il est fidèle au matériau d'origine.

Et comme la petite amie amie de Batman sera aussi de la fête dans The Dark Knight Rises, je ne résiste pas à l'envie de vous conseiller Ed Brubaker présente Catwoman - Tome 1: D'entre les Ombres. Plongée folle et hystérique dans la vie de Sélina Kyle.


- Chez French Eyes:

Une seule sortie notable chez French Eyes, la version française du comics Doctor Who. Le premier tome "Agent Provocateur" devrait être dispo au moment où vous lirez ces lignes (je l'ai eu en exclu à Comic Con) et deux autres volumes " Les Oubliés " et "A travers l'Espace et le Temps " devraient sortir courant juillet et aout. Toutefois, French Eyes n'étant pas la maison d'éditions la plus ponctuelle en termes de sorties, on ne peut dire que "wait and see" pour l'instant.

- Chez Delcourt:

Sortie du tome 9 de The Goon. Cet opus "Calamité de Conscience" plonge la brute au grand coeur dans une guerre des gangs où son passé revient le hanter. Toujours aussi stylé et délicieusement rétro, la série d'Eric Powell devrait continuer à vous enchanter (si vous avez suivi mes conseils et vous êtes procurés les numéros 1 à 8).


- Chez Glénat :

Wolf-Man s'achève sur un quatrième tome en demi-teinte. La série très prometteuse de Robert Kirkman s'est essouflé au cours des différents volumes, mais reste quand même sympathique et mérite d'être lu.

- Chez Panini Comics :

Beaucoup de sorties aussi chez l'éditeur spécialisé Marvel. Tout d'abord, l'intégrale Spider-Man 1981. Si comme moi, vous vous galérez à vous procurer les anciennes intégrales parce qu'au moment de leur sortie vous étiez sans le sou, n'attendez pas que les libraires soient à court pour vous procurer ce volume-ci.


Pour tous les fans de Deadpool, l'éditeur sort aussi ce mois-ci Deadpool Team-up n°1 qui permet de retrouver le mutant mercenaire un peu taré aux côtés d'autres héros de l'univers Marvel. Plus anecdotique, l'album Avengers 1959 où on découvre une équipe de Vengeurs oubliée et pour cause, elle comptait ni plus ni moins que Dents de Sabre et Kraven le Chasseur dans ses rangs. Et pour conclure, vous ne pouvez pas passer à côté de la re-sortie de "Secret War" (à ne pas confondre avec Secret Wars). Nick Fury rassemble un groupe de super-héros pour une mission si secrète qu'on se demande si elle est légale. Certains éléments de cette saga sont à mettre en relation avec le monument Civil War.


C'est tout pour le moment gentils sidekicks. Un deuxième article sur les lectures de vacances centré sur les mangas et la BD franco-belge arrivera sous peu.


lundi 2 juillet 2012

Mes Bonnes Raisons n°3

Attention: cet article contient des spoilers de Before Watchmen

Je ne dis jamais du mal sans fournir une argumentation architecturée, construite et bâtie sur des fondations solides. Donc, je n'allais pas vous parler de Before Watchmen avant d'avoir pu m'en faire une idée. J'ai donc lu Nite Owl, The Comedian et Silk Spectre. Peut être suis-je parti avec des à prioris sur cette série de préquelles (comme beaucoup de fans de comics d'ailleurs) et je pense que le meilleur moyen de repartir sur des bases saines et d'exprimer mes griefs.

Réunion pour préparer Before Watchmen chez DC:
Tout le monde portait ce genre de cagoule...


Raison n°1: Alan Moore n'a jamais voulu de séquelles et/ou de préquelles à son chef d'oeuvre. Pour dire vrai, Alan Moore n'a jamais voulu que quelqu'un d'autre qu'Alan Moore touche aux oeuvres d'Alan Moore. Le côté irrascible du scénariste britannique était bien connu, et ça ne voulait pas forcement dire que "Before Watchmen" allait être une purge sans nom.Hélas, il y a des signes qui ne trompent pas. Exemple: Chris Roberson (scénariste de iZombies pour  DC) a eu le malheur de tweeter à propos du manque de respect accordé à l'oeuvre de Moore et s'est vu gentiment demander de prendre la porte par les pontes de l'éditeur. DC watches his writers, but who watches DC ?

Alan Moore ou l'art de commencer toutes ses phrases par
"Bande de petis cons, je vais vous expliquer la vie moi"
Raison n°2: Le négationisme. Alors qu'on aurait pu se contenter de dire "On va vous raconter des histoires qui se passent dans l'univers de Watchmen, on essaie de donner dans le sensationel. Les personnages et leurs rapports étaient suffisament bien écrits, et même merveilleusement bien écrits - dans l'oeuvre originale. Pourquoi vouloir faire des révélations? Pourquoi renier certains aspects fondamentaux des héros?
Le Comedien meilleur copain de JFK? On parle bien du mec qui assassine pour le compte de Nixon? Y'avait pas une scène dans le film qui laissait entendre que c'est lui qui a abbatu Kennedy? Et ce n'est que la première incohérence que je décèle pour l'instant.
Nite Owl a du charisme? On parle du type bedonnant, impuissant, avec des lunettes piquées à Yves Mourousi?
Rorschach est social? Please...

Quand je vous disais qu'il avait du charisme...


Raison n°3: Le faux hommage respectueux. Ajouter une histoire de pirates intitulée "Curse of the Crimson Corsair" a surtout pour but de faire vendre plus de magazines. Pourquoi? Parce qu'à contrario du "Tales of the Black Freighter" qui s'immiscait dans l'histoire principale, ce "bonus" ci est disponible par lots de 4 pages à la fin de chaque numéro. Donc si vous voulez savoir tout ce qui arrive à ce corsaire, il faut acheter Minutement 1, puis Silk Spectre 1, puis Comedian 1 etc etc etc...

Les pirates sont-ils encore à la mode?


Raison n°4: Le faux hommage respectueux bis. Watchmen avait son lot de situations malsaines. La vie de Rorschach est une suite d'événements glauques, le Comédien viole et tue à tout de bras, le Docteur Manhattan a un gros zizi tout bleu. Que faire quand on veut vendre du papier ... honorer le travail d'un scénariste d'exception? Et bien on fait la même chose en moins bien. Nite Owl avait l'air équilibré? Rajoutons lui une enfance difficile. Le Comédien a tué des Viet Namiennes? Faisons lui tuer quelqu'un d'important... Bref, c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleurs soupes, mais là j'ai l'impression qu'on a voulu encore une fois faire dans la révélation sensationnelle.



Raison n°5: J'adore la famille Kubert. Ce sont vraiment des dessinateurs de talent à mes yeux. Et voir Andy Kubert travaillait sur ce projet avec d'autres grands noms du dessin ou du scénario me fout un peu la gerbe. Pourquoi être allé se fourvoyer sur une série dont aucun fan ne voulait? Pourquoi essayer de réécrire l'un des textes fondateurs du comics moderne? Messieurs Kubert, Azzarello, Wein, Lee, Straczynski et tous les autres... Le jour de la libération viendra et souvenez-vous ce qu'Alan Moore a fait à Natalie Portman pour son interprétation d'Evey dans "V pour Vendetta".

En même temps, tu l'as cherché...
Alors je vais être hypocrite au possible, parce que je vais continuer à lire les séries "Before Watchmen". Pourquoi? Juste pour le plaisir d'en dire du mal, mais ça... vous vous en doutiez.